L'homme cet animal raté

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Si l’homme n’était pas le sommet de l’évolution, contrairement à ce qu’il se raconte depuis 2 000 ans ? Il n’a pas su prévoir que l’accroissement de la population se ferait plus vite que celui des ressources alimentaires et n’a pas compris qu’il ne pouvait y avoir un développement infini dans un monde fini. Et si ce dont il est si fier et qui fait, paraît-il, sa supériorité sur l’animal – la raison, la culture, le langage et la morale – n’était pas une supériorité, mais une entrave… Si tous ces dons avaient été mal maîtrisés, détournés ?

Photo : JLS (Cliquez pour agrandir)

Photo : JLS (Cliquez pour agrandir)

Pourquoi, avec son intelligence, n’a-t-il pas su éviter la surpopulation et l’épuisement des ressources naturelles alors que les animaux se régulent depuis toujours ? Pourquoi, malgré sa technologie et son industrie, se trouve-t-il de plus en plus cerné par les pollutions ? Son orgueil lui a-t-il fait ignorer que les lois de la nature s’appliquent aussi à l’espèce humaine ?

 

Pourquoi Homo sapiens, autrement dit celui qui sait, celui qui a découvert l’agriculture, l’élevage et la civilisation, s’est-il fait piéger par le changement climatique et les conflits politico-religieux qui aboutissent aujourd’hui à des guerres et aux déplacements des populations ? Cette enquête sur notre espèce n’est pas idéologique, mais naturaliste.

 

Elle s’appuie sur les découvertes récentes de la science, particulièrement en écologie, éthologie, évolution génétique et préhistoire. L’homme est-il devenu un inadapté de la nature, un animal raté ?

 

L'homme cet animal raté

L'auteur : 

 

Pierre Jouventin a été pendant quarante ans directeur de recherche en éthologie des oiseaux et mammifères au CNRS et, pendant treize ans, directeur d’un laboratoire CNRS de terrain en écologie des animaux sauvages. Avec ses collaborateurs, il a décrit cinq nouvelles espèces d’oiseaux, réalisé le premier suivi au monde d’un oiseau par satellite et obtenu la création de la plus grande réserve naturelle de notre pays. Il a effectué de multiples missions de longue durée, aussi bien en Antarctique qu’en forêt équatoriale. Il est l’auteur de deux cent trente communications scientifiques, de cinq films et de quatre essais : Kamala, une louve dans ma famille, Flammarion ; Les Confessions d’un primate et Trois Prédateurs dans un salon, Belin ; La Face cachée de Darwin, Libre & Solidaire.

 

 


Si vous avez apprécié cette publication,

partagez-là avec vos amis et connaissances !

Si vous souhaitez être informé dès la parution d’un nouvel article,

Abonnez-vous !

C’est simple et, naturellement, gratuit !

 

Publié dans Lire, Point de vue

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
K
Merci pour la présentation de ce livre...
Répondre
S
A propos de ce livre, je pense que Pierre a voulu dire que l’homme, qui a été doté de tant de capacités, les utilise bien mal.
Einstein disait aussi ‘’ le monde est dangereux à vivre, non pas tant à cause de ceux qui font le mal mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire ‘’.
Faire le mal ou regarder et laisser faire est tout aussi négatif. Ce n’est donc pas pour culpabiliser les gens, mais bien pour relater des faits et pour nous amener à réfléchir et à évoluer.
Bien amicalement,
Sylvia
Répondre
J
Le débat est intéressant. Je n'ai pas d'avis précis sur le sujet , mais je trouve dans vos commentaires beaucoup de bons arguments. Merci.
Répondre
J
Pendant mes années ‘’ROC’’ (Rassemblement des Opposants à la Chasse) j’ai eu la chance de côtoyer Théodore Monod qui en était alors le Président ! Son charisme et sa profonde humanité m’ont durablement marqué : la preuve, plus de 30 ans après, le souvenir de ces rencontres avec le sage me font toujours le même effet ! Concernant l’Homme, il disait : ‘’ Je fais partie de la race humaine et pourtant je dis : qu'importe si l'homme disparaît du globe. Il l'aura bien mérité ! Sa folie actuelle est telle, tant de stupidités et d'imprudence ! Il existera toujours des relais dans la nature. Dans l'évolution biologique, si une branche disparaît, elle est relayée par une autre. La nature et les animaux existaient avant nous sans avoir à supporter notre rapacité. Et l'évolution peut dessiner un cercle, lequel se refermera sur les origines neuves, c'est à dire préhistoriques’’… Pierre Jouventin ne dit pas autre chose et, en ce qui me concerne, je les rejoins tous les deux dans leurs pensées très critiques vis-à-vis de ‘’l’animal humain’’ ! Je suis surpris par certains commentaires qui, certes expriment des avis très personnels mais, surtout semblent vouloir dédouaner nos contemporains d’une part de leurs (trop nombreuses) responsabilités dans ce que nous vivons actuellement ! En effet, nous sommes les témoins impuissants de la 6ème extinction massive des espèces et, contrairement aux précédentes, celle-ci est bien le fait du genre humain : c’est notoire et, pourtant, rien (ou si peu) ne se passe ! L’animal humain a donc beau être d’une rare intelligence, il est paradoxalement aussi un très grand criminel… Autre remarque : personne, je pense, n’a encore lu le livre de Pierre et pourtant, on se permet de le juger… sans même en connaître le contenu ! Voilà qui, personnellement, me dérange quelque peu !
Répondre
J
Tu as raison Jean-Louis, en ce qui me concerne, je n’ai pas lu ce livre et l’avis porte sur le titre, qui est une incitation majeure ou non à lire l’ouvrage. Il y a bien écrit le mot « raté », provocation de l’auteur ou réalité du contenu je ne sais pas mais ce simple mot ne me donne pas trop envie de le lire.…je me trompe peut être mais il faut bien faire un choix avec les éléments dont on dispose.
Par ailleurs, dire que l’homme a besoin d’une thérapie ne le dédouane en rien de ses responsabilités et c’est peut être même une piste pour sauver ce qui est rattrapable et n’est pas plus laisser faire en regardant. Les hommes les plus dangereux sont ceux qui agissent à haut niveau donc à l’échelle de la planète du fait de leurs pouvoirs et leur besoin irrépressible d’amasser. Alors pourquoi font-ils cela alors qu’ils ont eux même une descendance qu’ils mettent en péril, si ce n’est par « folie »…et tous ces « fous » c’est finalement nous qui les mettons au pouvoir…et là on peut dire que nous les laissons faire mais ils sont très forts et bien en place. Les hommes érigent en chefs ceux qui parlent haut et fort car ils s’imaginent pouvoir être défendus, c’est une illusion à laquelle nous nous prétons car cela nous rassure. Les religions nous promettent l’éternité et ont des adeptes car cela les rassurent. Les chasseurs tuent car cela leur donne un pouvoir , idiot, sur l’animal et cela les rassure…l’homme a peur et cela biaise le comportement que son intelligence devrait mettre en avant!
M
Tout est dit !
Répondre
J
Je partage l’avis de Domi : l’homme raté par qui ?
En passant au fil des millénaires du statut d’animal à celui d’aujourd’hui, l’homme a démontré ses capacités de création, ce qui n’en fait pas pour autant un être parfait. En effet, notre fonctionnement de pensé est perturbé par une affection qui est l’anxiété. Peur de manquer avec pour corollaire le besoin d’amasser et de ce fait hiérarchisation des sociétés et toutes ses dérives, angoisse d’avoir faim, angoisse du lendemain, de la mort.
Il faudrait pour l’humanité une thérapie et non pas une culpabilisation qui de plus est ici mercantile.
Répondre
J
Salut JPL, Concernant un éventuel "mercantilisme" de la part de l'auteur, je n'y crois pas une seconde : les ventes de ce genre de livre restent (hélas) très marginales... Pas de quoi s'enrichir donc d'une quelconque manière...
D
Merci Jpl de ton avis fort sensé ! L'homme a en main les moyens intellectuels et matériels d'améliorer la planète et de sauver sa biodiversité tout en l'exploitant intelligemment. Il en a les moyens physiques mais le problème est psychologique finalement, voire psychiatrique car l'homme se conduit comme un malade, comme un fou, comme un apprenti sorcier, ce qui ne veut pas dire pour autant que son espèce est ratée. Donc il faudrait en effet une thérapie à laquelle participe la prise de conscience à laquelle ceux qui s'expriment, dont ce blog, contribuent !!!
C
L'homme.. La seule espèce capable de détruire sa maison, de souiller tout ce qui lui permet de vivre.. Capable encore,, de détruire une planète entière et bien d'autres encore, si on le laissait faire. Tant de désolation, alors qu'il a eu cette si grande chance d'hériter d'un paradis, qu'il transforme en enfer...
Répondre
J
En plus de mon commentaire personnel (ci-dessus) je partage complètement votre point de vue Christine ! Merci de l'avoir exprimé...
M
Merci Christine, l'utopie des autres commentaires me navre...
D
L'homme a certainement multiplié les erreurs et les fautes au fil de son histoire mais ça n'en fait pas un animal, et d'ailleurs, raté par Qui ? Je suis méfiant face à ces théories quasi sectaires à une époque où l'antispécisme gagne du terrain au point de devenir activiste. Et puis, au lieu d'écrire l'homme en général, il vaut mieux considérer que l'espèce humaine est constituée d'individus très différents à ne pas tous mettre dans le même sac.
L'auteur dont la carrière de naturaliste est résumée ici serait-il un animal raté ? J'en doute...
Je préfère considérer l'homme dans la totalité de son génie ce qui n'exclut pas toutes ses condamnables facettes.
Répondre
C
Merci à vous Mireille pour cette pensée commune. Nous devons bien admettre qu'aussi longtemps que nous serons dans cette notion de domination du monde Vivant, nous ne cesserons de le maltraiter et de le détruire. Oeuvrer avec Lui, nous permettra pourtant de restaurer les écosystèmes tout en acquérant une maturité écologique et la conscience environnementale nécessaires à un avenir commun durable. L'écophilosophie (ou écopsychologie) qui a trait à cette reliance à la Vie que beaucoup d'entre nous ont perdu, est porteuse d'une fantastique connotation de renouveau, d'éveil et de conscience. Je n'oublierais pas non plus, la si élèmentaire solidarité Interespèces, socle d'un autre "à-venir' et d'un droit à Tous, à Être et vivre dignement... Mais nombreux désormais sont ceux "qui ont mal à leur Terre" et qui se mobilisent . Alors, Haut les Coeurs, des Coquelicots et autres marches écocitoyennes du monde, pour Elle :))