La France veut interdire le broyage et le gazage des poussins mâles en 2022

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Actuellement, 50 millions de poussins mâles sont broyés ou gazés chaque année en France dans les élevages de poules pondeuses car il n’est pas rentable de les nourrir.

Le ministre de l’agriculture, Julien Denormandie, le 5 mai 2020 à l’Assemblée nationale. Photo : Romain Gaillard/AFP

« 2022 sera l’année de la fin du broyage et du gazage des poussins mâles en France. » Dans une interview au Parisien, le ministre de l’agriculture, Julien Denormandie, a annoncé l’interdiction prochaine de ces pratiques décriées dans l’élevage. En janvier 2020, son prédécesseur au ministère, Didier Guillaume, s’était déjà engagé à interdire d’ici à la fin de 2021 ces massacres animaux.

Actuellement, 50 millions de poussins mâles sont broyés ou gazés chaque année en France dans les élevages de poules pondeuses car il n’est pas rentable de les nourrir. Contrairement aux femelles, les mâles ne peuvent pas pondre d’œufs et leur croissance est trop lente pour la viande ; ils sont tués systématiquement.

Le broyage des poussins mâles après leur éclosion est déjà interdit depuis le 1er janvier 2020 en Suisse, un pays qui autorise néanmoins l’élimination des poussins avec du gaz CO2. De son côté, l’Allemagne a voté en mai une loi interdisant le broyage des poussins mâles à partir du 1er janvier 2022.

« Le Conseil d’Etat sera saisi à la fin de l’été d’un projet de décret, qui imposera qu’au 1er janvier 2022 tous les couvoirs de poules devront avoir installé ou avoir commandé des machines permettant de détecter le sexe des poussins en incubation dans l’œuf, avant éclosion, assure au Parisien le ministre. Le texte précisera également que ces appareils devront obligatoirement être installés et mis en service dans le courant de l’année. »

Grâce à cette technique du sexage dans l’œuf –la spectrophotométrie– les professionnels pourront distinguer à travers la coquille la couleur des premières plumes des embryons mâles, différente de celle des embryons femelles, et détruire les œufs mâles avant leur éclosion.

Pour accompagner les professionnels dans un investissement de « plusieurs millions d’euros », « l’Etat accordera 10 millions d’euros sous forme de subventions, dans la limite de 40 % du montant de chaque investissement », dans le cadre du plan France Relance. Pour le consommateur, « le surcoût » est « estimé à 1 centime d’euro » sur le prix d’une boîte de six œufs, dit le ministre, qui entend promouvoir la fin du broyage des poussins mâles lundi lors d’un conseil des ministres de l’agriculture européens.

Dès le 1er janvier 2022, la castration à vif des porcelets sera également interdite, a-t-il par ailleurs confirmé :

« A partir de cette date, une majorité d’éleveurs feront le choix de ne plus castrer leurs bêtes, d’autres opteront pour une castration sans douleur après une anesthésie locale, cette opération restant nécessaire pour certains débouchés, en charcuterie par exemple. »

Pratique choquante, la castration des porcelets permet d’obtenir des porcs plus gras, tout en évitant l’odeur nauséabonde de verrat que peut dégager à la cuisson le gras de certains mâles « entiers ».

Le Monde (18 juillet 2021)

 

 

 

 

 

 

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Commenter cet article

Béa kimcat 01/08/2021 11:05

Ce n'est pas trop tôt !!!!!!!

Dominique 31/07/2021 21:49

Ce ministre semble , si ce n’est grand ami des animaux, plus ouvert à leur cause que le précédent grand amateur revendiqué de corrida et autres prises de position honteuses . Mais lui donnera-t-on les moyens avec un président totalement fermé à cette cause et grand ami, redevable, des chasseurs . Et puis les lobbies … !!! Mais prenons comme un espoir ces petites avancées…

Zoé 31/07/2021 12:00

C'est sans doute une avancée mais sera-t-elle vraiment mise en oeuvre ou est-ce encore un promesse , élections obligeant. Quant aux pauvres poulettes, elles, elles continueront à vivre leur martyr de poules pondeuses dans ces élevages de la honte!

danièle 31/07/2021 08:40

Ceci ne concerne que les poussins de poules pondeuses, et les autres ? canard, dindes, oies, pintades le problème est toujours d'actualité.

Jean-Louis 31/07/2021 07:20

Il serait grand temps que ces horreurs cessent enfin !

schneider jo 31/07/2021 12:27

et oui respecter la vie de tout être vivant est un beau objectif
en ce moment il est bon de se préoccuper de sa santé
j'envoie mon dossier qui fait des heureux sur " Rester en bonne Santé "
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jo un retraité heureux 76 ans Alsace