Ce qu’il faut savoir (et ne jamais oublier) sur… l’astrakan !

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Lors d’une conversation avec une amie sur la fourrure en général et l’astrakan en particulier, celle-ci est littéralement tombée des nues lorsque je lui ai décrit de quelle manière cette peau était obtenue ! La preuve que, nombreux sont encore ceux qui ignorent tout ou presque de l’horreur qui se cache derrière cette industrie… Il y a l’astrakan et il y a toutes les autres fourrures -toutes naturellement obtenues de manière cruelle et brutale- qui, ces dernières années, font un considérable retour en force ! Aurions-nous failli dans notre devoir d’information ?

Ce qu’il faut savoir (et ne jamais oublier) sur… l’astrakan !

L’astrakan, connu sous d’autres appellations telles que broadtail ou breitschwanz, et qui envahit les podiums de mode à Paris et Milan, n’est autre que de la fourrure de nouveau-nés et même de fœtus d’agneaux karakul.

 

Le massacre dans toute son horreur

 

Les moutons karakul sont élevés par milliers en Asie centrale pour alimenter l’industrie de la fourrure.

L’association HSUS a pu mener une enquête dans une ferme en Ouzbékistan, région productrice de fourrure d’agneaux karakul. Les conclusions de cette enquête sont édifiantes.

Parmi les secrets monstrueux de l’industrie de la fourrure, les pratiques utilisées pour produire de la fourrure d’astrakan comptent parmi les plus noires et les plus cruelles.

 

Pour fournir ces fourrures fœtales, les brebis gestantes sont massacrées dans les 15 derniers jours avant la mise bas, par des techniques totalement inhumaines. Alors que la brebis est attachée au plancher de l’abattoir, les employés lui tranchent la gorge et lui tordent la tête jusqu’à la détacher du reste du corps, tout ceci sans étourdissement préalable. Ils laissent ensuite le petit s’asphyxier dans l’utérus, puis ils éventrent la mère pour retirer le fœtus à la fourrure tant convoitée.

 

Les agneaux qui ont le temps de venir au monde sont présentés comme des « échantillons » de couleur de fourrure avant d’être envoyés à la mort. Après le retrait de leur fourrure, les petites carcasses sont jetées aux ordures. De toutes les manières, une brebis gestante est massacrée une fois qu’elle a produit entre trois et cinq agneaux. Au total, 4 à 5 millions d’agneaux sont ainsi massacrés chaque année pour l’industrie de la fourrure, sans compter les brebis gestantes sacrifiées.

 

Source : Fourrure Torture

 

Lire aussi : La Vie est Verte

Ce qu’il faut savoir (et ne jamais oublier) sur… l’astrakan !

L'astrakan ou breitschwanz (ou breitschwantz) est une fourrure bouclée de jeune agneau karakul tué entre 2 et 3 jours (ce qui lui confère son bouclage particulier) qui transitait à l'origine par la ville d'Astrakhan (Russie, avec h), capitale d'un khanat mongol aux xve et xvie siècles.

Cette fourrure est très prisée par l'industrie du luxe pour confectionner des toques, des manteaux, etc. La production d'astrakan pose pour certains un problème éthique à cause d'une pratique contestée par certaines organisations de défense des animaux : l'exploitation de fœtus viables de brebis. En effet, l'astrakan provient officiellement d'agneaux tués dans le ventre de leur mère juste avant la naissance, au stade de fœtus pleinement développés, et ils sont ensuite accouchés mort-nés.

Mais des enquêtes ont montré que, pour une partie, c'étaient des agneaux accouchés vivants qui étaient utilisés. Pour d'autres il n'y a pas de différence éthique majeure entre tuer un fœtus et un agneau de 2 ou 3 jours, les deux étant viables et ne présentant aucune différence si ce n'est la manière de s’oxygéner.

Source : Wikipédia

Publié dans Animaux

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Denis S. 30/01/2017 11:37

Comme c'est dit dans les manuels scolaires au chapitre préhistoire : "les hommes étaient vêtus de peaux de bêtes".
En lisant Paul Émile Victor et Jean Malaurie j'ai appris que les "Eskimos" ou Inuits faisaient de même.
Cela se pratiquait en d'autres temps et en d’autres lieux.
Aujourd’hui, avec les synthétiques hyper performants dont la science nous a dotés, tuer et dépecer pour se vêtir relève de la bêtise, du snobisme, de l'inconscience, de la cruauté et/ou de la connerie.
A tous ceux qui ne peuvent s'en passer je rappelle que la laine peut aussi se tricoter : inutile de tuer la "bête".
Pourquoi ne pas abattre une vache pour en tirer le lait, couper un cerisier pour confectionner un clafoutis, ou jeter sa voiture une fois le réservoir vidé ?

Claude 30/01/2017 08:38

Merci pour ce rappel ! C’est important : à partager sans modération !

Dorothée H. 30/01/2017 08:36

C’est vrai : il n’y a pas que les vielles rombières prétentieuses à s’afficher couvertes de peaux de bêtes…

Jean-Louis 30/01/2017 07:58

Ne pas oublier parait effectivement essentiel ! Informer toujours et encore s'avère tout aussi indispensable : la fourrure marque une nette tendance vers un retour de plus en plus "démocratisé" ! Ainsi, voit-on de plus en plus de cols en fourrure (parfois synthétique certes mais l'intention est bel et bien là...) qui plus est, souvent portés par des jeunes !
Faut-il en déduire que ces consommateurs se fichent des conditions dans lesquelles les fourrures sont produites ? Pour partie sans doute... Pour les autres c'est tout simplement de la méconnaissance : à nous d'y pallier et de rappeler comment la peau des bêtes leur est arrachée et tous les affres qu’elles doivent subir auparavant…