Ouverture de la chasse : laissons un répit à la faune sauvage

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Alors que l’ouverture de la chasse va avoir lieu et que les animaux sauvages ont été durement affectés par la sécheresse cet été, France Nature Environnement appelle les pouvoirs publics à prendre des mesures d’urgence pour préserver les espèces chassables et permettre aux populations de se reconstituer.

Jeunes Chamois. Photos : Jean-Louis Schmitt (Cliquez pour agrandir)

Jeunes Chamois. Photos : Jean-Louis Schmitt (Cliquez pour agrandir)

Les conséquences dramatiques de la sécheresse sur la faune sauvage

La France subit cette année un épisode de sécheresse et de canicule exceptionnel par sa durée et son intensité. L’assèchement des rivières et des points d’eau, les températures particulièrement élevées et la disparition précoce des ressources alimentaires végétales ont des conséquences sur la faune sauvage, notamment sur leur taux de mortalité surtout chez les jeunes individus.

Même si aujourd’hui nous manquons de recul pour établir un bilan définitif des dommages subis, toutes les populations animales sauvages sont affectées et certaines verront une baisse significative de leurs effectifs à court et à moyen terme. La répétition de ces épisodes de sécheresse aura, à terme, des effets cumulés aux conséquences graves sur le maintien et le développement des espèces sauvages.

L’ouverture de la chasse ne doit pas aggraver la situation de la faune sauvage

L’ouverture générale de la chasse va avoir lieu de manière échelonnée en France dans les prochaines semaines. Pour France Nature Environnement, il est urgent d’envisager des mesures de préservation des espèces chassables, proportionnées à la situation et adaptées aux contextes locaux. Ces mesures devraient reposer sur un état des lieux préalable, établi par les services départementaux de l’OFB et de l’ONF, avec l’appui des associations de protection de la nature locales et des fédérations départementales des chasseurs.

Elles doivent viser à adapter les prélèvements au cours de la saison 2022-23 pour tenir compte des conditions climatiques et de leur impact sur les espèces chassables, en faisant appel aux outils réglementaires dont disposent les préfets : révision des minima et maxima des plans de chasse, adaptation des dates d’ouverture et de fermeture, mise en place de PMA (prélèvement maximum autorisé), etc.

France Nature Environnement appelle le Ministère de la transition écologique et les préfets à mobiliser leurs agents afin d’établir un bilan de la situation et de déterminer les mesures à prendre en matière de chasse pour ne pas aggraver encore plus la situation de la faune sauvage.

France Nature Environnement (12.09.2022)

 

 

 

 

 

 

Si vous avez apprécié cette publication,

partagez-là avec vos amis et connaissances !

Si vous souhaitez être informé dès la parution d’un nouvel article,

Abonnez-vous !

C’est simple et, naturellement, gratuit !

 

 

 

 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
Z
Les animaux n'auront pas droit à une trêve : partout autorisation de tuer! C'est à pleurer!
Répondre
M
FNE Allier a également demandé un moratoire mais rien à faire! Le besoin de tuer est plus fort! Les forces du chaos ont besoin de s'exprimer.
Répondre
M
C'est ce qu'il faudrait faire mais cela risque de rester un vœux pieux , a voir la difficulté à obtenir un moratoire pour protéger des espèces en voie d'extinction on se rend compte que les chasseurs ne se sont jamais soucié de l'état des populations gibiers pour continuer à les massacrer pardon pour les réguler ...<br /> La lâcheté électoraliste du gouvernant fera le reste !
Répondre