Les sangliers, ces ‘’nuisibles’’ qui ne cessent de proliférer…

Publié le par Jean-Louis Schmitt

La presse régionale ne cesse de nous le rabâcher, certains médias nationaux emboîtent le pas de ceux qui dénoncent sans complaisance aucune les nombreux méfaits de ces ‘’bêtes noires’’ : les sangliers sont, à croire tous ses détracteurs, de véritables fléaux qu’il convient naturellement d’éradiquer jusqu’au dernier…

Le sanglier, le plus abondant de nos ‘’grands gibiers’’… Photo : Loan Schwab (Cliquez pour agrandir)

Le sanglier, le plus abondant de nos ‘’grands gibiers’’… Photo : Loan Schwab (Cliquez pour agrandir)

Tel est, en tous cas, le discours ‘’officiel’’, celui qui arrange un tas de gens, chasseurs et agriculteurs en tête ! Notre ami Gérard Charollois a un avis bien plus nuancé sur la question et pour cause : Il s’en explique dans un communiqué qu’il nous adresse à travers son association ‘’Convention, Vie & Nature’’…

Ignorance, cupidité, cruauté : tel est le bilan de l’élevage concentrationnaire

La région de La Double (Dordogne), encore riche de forêts et de zones humides menacées par l’enrésinement, abrite de bien sinistres activités. En ce mois de janvier, on apprend qu’existe un élevage de sangliers destinés, dit-on, à alimenter ‘’en chair fraîche’’ les chasses privées. Oui, vous avez bien lu !

Le sanglier prolifère et les ‘’valeureux guerriers du dimanche’’ se sacrifient six mois par an pour contenir l’invasion du redoutable animal qui, pour ceux qui le connaissent, possède la faculté de tisser avec nous un lien d’affection, capable de témoigner autant d’intelligence que nos chiens. Or, un cas de tuberculose se serait manifesté dans cet élevage et les coups de fusils retentissent à Saint-Aulaye car 180 sangliers doivent préventivement être tués (ils disent ‘’abattus’’).

La chasse en enclos n’est jamais qu’un acte de cruauté sur un animal captif.

Quant aux élevages de masse, ils posent un immense problème sanitaire pour tout animal : sanglier, anatidés, poules ou humains. Réunir, sur un espace clos ou limité, un très grand nombre d’individus d’une espèce végétale ou animale offre une prodigieuse occasion d’apparition et de propagation massive d’agents pathogènes : bactéries, virus, champignons. L’exploitation honteuse et criminelle de la faune et des êtres vivants se retourne contre l’homo-economicus.

La covid est la vengeance de la chauve-souris vendue sur le marché chinois.

La grippe aviaire apparaît dans les élevages asiatiques de centaines de milliers d’anatidés. Alors, tuer des troupeaux de « vaches folles », des milliers de canards sous prétexte d’un cas de grippe, tirer deux cents malheureux sangliers pour échapper au bacille de la tuberculose ne relèvent pas du principe de précaution. Le principe de précaution tient au respect de la nature et de tous les êtres vivants sans lequel il n’y a pas de respect de la dignité humaine.

Ce qui est vrai pour l’élevage l’est tout autant pour la gestion forestière.

Planter des champs de pins homogènes prépare les catastrophes écologiques, car c’est offrir aux parasites une alimentation tonique. Combien faudra-t-il de pandémies et d’échecs agronomiques pour que l’ignorance se dissipe ? Combien de temps faudra-t-il pour que s’éveillent les consciences et que les ‘’beaufreries’’ des ennemis de la terre cèdent le pas au respect de tout être sensible ? Parfois, nous éprouvons de la honte pour ceux qui exploitent, tuent, font de l’argent avec de la souffrance…

Gérard Charollois/CVN

 

 

 

 

 

 

Si vous avez apprécié cette publication,

partagez-là avec vos amis et connaissances !

Si vous souhaitez être informé dès la parution d’un nouvel article,

Abonnez-vous !

C’est simple et, naturellement, gratuit !

 

 

 

 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
Z
Agrainer pour avoir le plaisir de Zigouiller ! A vomir!
Répondre
H
grande concentration d'humain . pas bon!!
Répondre
M
Il y a fort longtemps un certain Bossuet avait dit : "Dieu se rit des hommes qui se plaignent des effets dont ils chérissent les causes " c'est plus que jamais d'actualité ...<br /> Il faut croire que l' humain est incorrigible et qu'il n'apprend rien de ses erreurs ...
Répondre
D
C’est ça Françoise, on tente de soigner les conséquences sans s’attaquer aux causes . Toujours heureuse de lire Gérard Charollois qui dit ce que je pense mais ne saurais exposer aussi bien que lui . Je retiens ceci: «  le principe de précaution tient au respect de la Nature… » une évidence oubliée face â la tolérance voire l’encouragement des comportements individualistes « je fais ce qui me plaît ! » En fait la sauvegarde serait de revenir au bon sens !
Répondre
F
Je crois qu'on se passerait très bien de ces éleveurs de masse. D'ailleurs la plupart savent parfaitement ce qu'ils font en élevant des animaux dits sauvages, mais ils s'inventent de "bonnes raisons" pour de mauvaises actions afin de faire tourner le monde à leur façon. L'élevage intensif est criminel et on ne le dira jamais assez. Mais on peut être pessimistes quand on voit comment ce problème essentiel et vital est pris en compte... En fait il est occulté par les dirigeants de tous pays et les pandémies débouchent sur des décisions qui ne peuvent pas régler le problème de fond.
Répondre