Comment aider les animaux sauvages à affronter le froid ?

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Lorsque les températures sont négatives, que le gel et les chutes de neige occasionnelles sont de la partie, bien au chaud au coin du feu, il nous arrive trop souvent d’oublier que dehors, certains animaux se battent pour survivre au froid. Oiseaux, hérissons, insectes, ce sont la plupart du temps les animaux de nos jardins qui en souffrent le plus. Et si vous décidiez de faire profiter tout le monde de l’esprit de Noël ? Pour savoir comment venir en aide aux hôtes de nos jardins, c’est par ici !

Le mauvais temps touche plus spécifiquement nos amis à plumes qui sont les plus sensibles aux conditions hivernales. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce n’est pas la température qui leur porte le plus préjudice en ces temps de gel, mais plutôt la difficulté à trouver de quoi se nourrir dans les sols gelés. C’est pourtant à cette période de l’année qu’ils en ont le plus besoin ! En effet, pour faire face aux conditions climatiques hivernales rudes ainsi que pour maintenir leur température corporelle, ils brûlent un grand nombre de calories. Pendant l’hiver, saviez-vous qu’un oiseau peut perdre jusqu’à 10 % de son poids au cours d’une seule nuit ? Il est du coup facile de comprendre qu’un trop faible apport en glucides et en matières grasses les exposerait à un grand danger. Mais restons positifs car il existe des solutions toutes simples à appliquer.

En effet, un petit coup de pouce nutritif de notre part sera le bienvenu dans l’attente de températures plus clémentes. Évidemment, chaque oiseau a ses habitudes et ses petites préférences en matière de lieu et de type de nourriture. Ainsi, pour faire un maximum d’heureux, essayez de varier les plaisirs et les goûts. Disposez par exemple de la nourriture sur des mangeoires en hauteur, éloignés les uns des autres pour éviter tous les conflits éventuels. Préférez également les endroits dégagés, loin des vitres, des murs, des buissons, des branchages et par conséquent des potentiels prédateurs, sans oublier le petit abri qui permettra de protéger les graines de l'humidité et de la pluie. Mais il y a aussi ceux qui préfèrent se nourrir au sol, optez alors pour un support sous les buissons, dans un endroit plutôt discret. En ce qui concerne le choix de la nourriture, les oiseaux ne sont pas difficiles même s’ils ont chacun leur préférence. Il est recommandé de choisir des aliments riches en hydrates de carbone et en graisse. Il peut s’agir de mélanges de graines de tournesol et de pavot, de grains de maïs concassés et de cacahuètes, de petits morceaux d’amandes et de noisettes décortiquées ou encore de fruits, histoire de plaire à tout le monde ! Évitez si possible les boules de graisse en filet plastique et préférez un mélange fait maison…

Par contre, si vous pensez que vos restes de repas feront le bonheur de nos amis à plumes, détrompez-vous ! Trop salés ou trop sucrés, ils ne correspondent pas à leur régime alimentaire. Essayez également de rester réguliers dans votre action, à partir du moment où vous commencez (préférablement aux premières gelées) jusqu’au retour de températures plus clémentes, dans le courant du mois de mars. Ayant pris l’habitude de venir se nourrir chez vous, une interruption soudaine dans votre apport aurait comme conséquence de les déstabiliser et de leur causer plus de tort que de bien. Deux rations, une le matin et une le soir, devraient suffire aux besoins des oiseaux en cette période.

Attention, un élément crucial est trop souvent oublié : l’eau. Elle leur permet d’abord de boire mais également de se baigner. N’hésitez donc pas à placer de l’eau pure dans une petite coupelle peu profonde et changez-la tous les matins, cela leur permettra de suivre un horaire fixe pour profiter d’une eau que le gel n’aura pas encore cristallisée. Autre point important, un nettoyage régulier des mangeoires et des abreuvoirs permettra d’éviter toute transmission de maladies.

Gardons quand même à l’esprit que les animaux préféreront toujours se débrouiller par eux-mêmes. Dans cette optique, il vous est malgré tout possible de leur donner un petit coup de pouce. En effet, plus vous laisserez une place importante à la nature dans votre jardin, plus les oiseaux trouveront de quoi s’y ravitailler et s’y protéger. Cela ne concerne donc pas que la nourriture mais également les haies épaisses ou les murs recouverts de lierre qui leur fourniront un abri confortable. En ville, sur un balcon, vous pouvez installer un nichoir qui pourra leur servir d’abri.

Des hérissons abandonnés

Il n’y a pas que les oiseaux qui souffrent des conditions hivernales. En effet, d’autres animaux comme les hérissons peuvent également être touchés. Étonnant me direz-vous lorsqu’on sait qu’un hérisson passe normalement son hiver bien au chaud grâce à l’énergie fournie par ses réserves. Et bien toute règle a ses exceptions et il arrive que certains de ces petits animaux à picots errent dans notre jardin, sans abri et mourant de froid. C’est le cas de ceux que l’on nomme les « orphelins d’automne » car ils sont abandonnés par leurs parents entrés en hibernation. Ainsi, lorsque vous croisez un hérisson éveillé dans votre jardin, offrez-lui de quoi se nourrir (insectes, vers, nourriture pour chien ou chat, arachides concassées et non salées) afin qu’il prenne des forces. Aménagez-lui une maisonnette dans une caisse de foin ou dans une boîte que vous aurez fabriquée et placez-la dans votre jardin, votre garage ou votre grange à l’abri des regards indiscrets. Vérifiez bien que votre petit ami puisse, une fois rétabli, entrer et sortir du jardin à sa guise, quitte à créer quelques petits passages dans votre clôture…

Des insectes à la recherche d’un toit

Aux premières manifestations de l’hiver, nos amis les insectes semblent se volatiliser. En effet, ces petits animaux volants cessent toute activité et tout développement pour hiberner, hiverner ou encore migrer jusqu’au printemps, puisqu’ils ne sont pas faits pour résister aux températures froides. Si vous souhaitez leur donner un petit coup de pouce, il suffit d’installer un hôtel à insectes dans votre jardin. Grâce à ses différentes cases composées de matériaux variés, il attire autant les coccinelles que les tiges à moelle…

Certains spécialistes voient cependant dans les hôtels à insectes un lieu de contamination et préfèrent venir en aide aux insectes en leur laissant quelques espaces sauvages dans le jardin tels que des tas de pierres, des tas de bois, des herbes non coupées ou des petits branchages sous les haies. Mais l’hiver sera bien vite derrière nous et les premiers rayons de soleil printaniers amèneront un joli spectacle, celui de tout ce petit monde sauvage qui n’a pas fini de nous émerveiller.

La nature nous offre tellement de belles choses tout au long de l’année… Ne serait-ce pas là une belle occasion de lui rendre la pareille ?

Source : Notre Nature.be

 

 

 

 

 

 

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F
Très bel article qui m'a permis de vérifier que nous sommes à peu près dans les clous avec nos hôtes de jardin et que l'on peut malgré tout améliorer l'ordinaire.
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C
Je n'ai pas de jardin, mais c'est bien pour les personnes qui en ont! :)
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Z
Je fais ma part de petit colibri: 2 mangeoires pour graines de tournesol et 2 suspensions à boules de graisse ( sans filet) sont suspendues et quotidiennement approvisionnées et 2 abris éventuels pour hérissons en détresse sont installés . Quant aux insectes , ils ont de quoi faire dans certains coins du jardin "sauvages"
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B
Un très bel article magnifiquement illustré.<br /> Je partage !
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J
Il y a de quoi faire si l'on souhaite se rendre utile : la publication à venir vous montrera que les kilos de graines diverses et de tournesol font bien des heureux !<br /> Bravo à Jacky pour ce recyclage des anciens fouets de cuisine...
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J
Les conseils sont avisés. Le plus grand succès du jardin est les boules de graisse du commerce avec et sans filet plastique. Nous avons récupéré de vieux fouet de cuisine et y logeons les boules.
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