L'accord inattendu des parlementaires en matière de protection animale

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Le texte, qui veut notamment interdire les animaux sauvages dans les cirques et lutter contre les abandons, a été salué par les associations.

Les animaux sauvages, comme ici lors d'une représentation en Russie, seront peut-être bientôt interdits dans les cirques d'ici sept ans en France. Photo : Alexander Demanchuk (Getty Images)

Interdiction progressive des animaux sauvages dans cirques et delphinariums, vente de chiots et chatons en animalerie prohibée... Députés et sénateurs sont parvenus ce jeudi 21 octobre à un accord sur le texte contre la maltraitance animale, ouvrant la voie à son adoption rapide.

“Nous venons de trouver un accord inespéré sur un texte historique en faveur de la condition animale en France”, s’est félicité sur Twitter le député LREM Loïc Dombreval, co-auteur de cette proposition de loi.

Le Premier ministre Jean Castex a dit sur ce réseau social partager “la fierté de tous les parlementaires qui ont rendu ce texte possible”, soulignant que “le bien-être animal est une préoccupation centrale pour nos concitoyens”.

“C’est une victoire pour la cause animale”, a salué dans un communiqué le patron des députés LREM Christophe Castaner. L’Assemblée avait voté en janvier dernier ce texte étendard de la majorité à la quasi-unanimité, avec le soutien du gouvernement.

La rapporteur pour le Sénat Anne Chain‑Larché (LR) a salué un texte “véritablement équilibré” qui “crée de nouveaux outils de lutte contre la maltraitance et remet à niveau la législation, sans éloigner l’homme de l’animal, ni cumuler les interdictions stériles”.

Un texte aussi acclamé par les défenseurs de l’environnement et des animaux. “Quand c’est bien, il faut le dire. Bravo Barbara Pompili”, a félicité le journaliste activiste Hugo Clément. “Aujourd’hui c’est une grande avancée pour la cause animale!”, a aussi tweeté la Ligue des animaux. “Journée historique”, a ajouté la Fondation Brigitte Bardot.

Cet accord en commission mixte paritaire (sept députés-sept sénateurs) n’était pas acquis, alors que le Sénat dominé par la droite avait largement édulcoré le texte fin septembre, en souhaitant maintenir notamment les animaux sauvages dans les cirques itinérants et delphinariums.

Lutter contre les abandons d’animaux

Concrètement, selon l’accord trouvé, il sera mis fin à l’exploitation commerciale d’espèces sauvages, en interdisant leur acquisition et reproduction dans un délai de deux ans et leur présence dans les cirques itinérants d’ici sept ans. La détention de cétacés dans les delphinariums sera prohibée dans un délai de cinq ans.

Les élevages de visons d’Amérique et d’animaux d’autres espèces exclusivement élevés pour la production de fourrure seront également interdits.

La proposition de loi doit aussi contribuer à éviter les achats impulsifs d’animaux de compagnie, qui conduisent à trop d’abandons, et entend aussi durcir les sanctions en cas de maltraitance. Ainsi un certificat de connaissance, avant l’acquisition d’un animal de compagnie, sera délivré.

La vente de chiots et chatons en animalerie sera interdite à compter du 1er janvier 2024. La présentation des animaux dans les vitrines ne sera plus permise. La vente d’animaux en ligne sera mieux encadrée…

Le HuffPost avec AFP (21.10.2021)

 

 

 

 

 

 

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Publié dans Animaux

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Z
J'ai entendu des dates effectives trés lointaines , si bien que moi aussi , je doute ... et voit bien l'effet d'annonce pour couper l'herbe sous les pieds du parti animaliste pour la campagne électorale!
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B
On avance un peu...
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J
Super !
Espérons que cette ''décision'' ne cache pas autre chose car, curieusement, je n'ai qu'une confiance très limitée en la parole de certains édiles... On se demande bien pourquoi !
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