Pourquoi les hérissons meurent-ils par dizaines ? Une association normande participe à une étude

Publié le par Jean-Louis Schmitt

En Seine-Maritime, l'association CHENE à Allouville-Bellefosse, participe à une étude nationale pour tenter de comprendre les raisons de la surmortalité des hérissons en France.

Laure Prévost, soigneuse à l'association CHENE à Allouville-Bellefosse, prend en charge de plus en plus de hérissons malades. Photo : Charlotte Coutard/Radio France 

Un hérisson mâle adulte mal en point a été emmené la semaine dernière par des habitants à l'association locale de sauvegarde des animaux CHENE à Allouville Bellefosse, un de plus. "Il avait un poids catastrophique, il était hyper anémié, c'était un animal qui n'avait plus de force du tout, plus de muscles. On a tenté des soins, mais ça a été un échec", raconte Laure Prévost, soigneuse animalière. Le cadavre de ce hérisson va servir à une étude nationale sur la surmortalité des hérissons, menée depuis début 2020 par CHENE en partenariat avec VetAgro Sup, l'école de vétérinaire de Lyon, et des laboratoires.

507 hérissons pris en charge en 2021

Ces dernières années, le nombre de hérissons malades emmenés au centre de sauvegarde par des habitants n'a cessé d'augmenter : 300 en 2018, 450 en 2020, 507 déjà en 2021, et l'année n'est pas terminée. Malheureusement très peu survivent. Ces hérissons sont souvent déshydratés, amaigris, affaiblis. 186 cadavres de hérissons ont déjà autopsiés depuis début 2020, leurs organes (reins, foie, rate, cœur, poumons, estomac, intestins) sont prélevés et analysés.

"Les scientifiques et spécialistes s'étonnent du panel d'organes touchés par des bactéries, virus, parasites. On pense qu'au fur et à mesure des années, le système immunitaire des hérissons s'est affaibli, est moins efficace par rapport à un certain nombres de polluants qui vont diminuer cette défense immunitaire. C'est ce qui pourrait expliquer cette courbe exponentielle d'accueil des hérissons dans des états vraiment préoccupants" Laure Prévost

Un affaiblissement généralisé du système immunitaire ?

Le hérisson pourrait disparaitre plus vite qu'on ne le croit

D'autres hérissons arrivent au centre, obèses, car ‘’ ils mangent trop de croquettes pour chiens ou chats. Il ne faut jamais nourrir les hérissons, il faut qu'ils restent le plus sauvages possible. Il ne faut donc pas trop tondre pour qu'ils trouvent suffisamment d'insectes à manger. Si la tendance ne s'inverse pas, les hérissons risquent de disparaitre de nos jardins.’’

Un premier point d'étape de l'étude est prévu dans un mois fin octobre. Cette étude qui coute 400.000 euros, est financée par la Région Normandie et l'Union Européenne.

Charlotte Coutard/France Bleu Normandie

 

 

 

 

 

 

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M
Quelle tristesse ! Voilà un petit animal sympathique dont je m'étonnais de ne plus le rencontrer ces dernier temps dans mon jardin...
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B
Comme Zoé cela me fend le coeur...
Pauvres hérissons.
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Z
Cela me déchire le coeur : on aura vraiment tout décimé!
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