La Minute Nature : 250 épisodes… et une confidence !

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Après 250 vidéos de la Minute Nature, Julien Perrot se confie sans prétention sur son expérience personnelle de naturaliste…

Plutôt que d’affronter les autres charognards, notamment les vautours fauves ou les grands corbeaux, Le Gypaète barbu peut patienter très longtemps avant de s’approcher des carcasses. Il est le seul à pouvoir se nourrir de ce qui reste après le passage des autres ‘’nettoyeurs’’... Photo : ©Olivier Gutfreund (Cliquez pour agrandir)

Plutôt que d’affronter les autres charognards, notamment les vautours fauves ou les grands corbeaux, Le Gypaète barbu peut patienter très longtemps avant de s’approcher des carcasses. Il est le seul à pouvoir se nourrir de ce qui reste après le passage des autres ‘’nettoyeurs’’... Photo : ©Olivier Gutfreund (Cliquez pour agrandir)

250 épisodes pour 12 millions de vues

Après toutes ces années, le succès est toujours au rendez-vous pour la Minute Nature. Cet épisode est l'occasion de remercier tous les fidèles de ce rendez-vous 100% nature.

Pour cette vidéo un peu spéciale, je vous emmène à la montagne, tout en haut d'une vallée. Un arbre trône au bord du vide, un vieux pin sylvestre qui surveille l'horizon. D'ici, on peut voir les allers et venues des deux parents gypaètes, près du nid où grandit leur seul jeune de l'année.

Une perception particulière de la nature

Si je viens ici, c'est pour vous parler de quelque chose qui a conditionné ma vision de la nature. On imagine que Julien Perrot est un naturaliste aux yeux de lynx à qui rien n'échappe. Ce n'est pas du tout vrai. En vérité, je vois 35 à 40% de ce que vous voyez, même avec mes lentilles de contact. Et ma vision est d'autant moins nette que c'est loin. Enfant, j'avais des lunettes en hublot, pas simple à assumer à cet âge à l'école ou à mon premier passage à la télévision, à 12 ans en 1984.

J'ai une mauvaise vue depuis la naissance, et on ne peut rien n'y faire. Cela a forcément impacter ma relation avec la nature. Cela rend l'observation des oiseaux, des chevreuils ou des lynx plus compliquée et parfois frustrante. Chaque observation devient alors un cadeau et une victoire sur mon handicap. C'est pour cela que la nature ordinaire, celle que je peux observer sur le pas de ma porte, me rend heureux. Collectionner les découvertes d'espèces rares ne m'a jamais intéressé.

Ce handicap a conditionné toute ma vie de naturaliste, c'est pour cela que j'ai étudié la botanique, c'était plus facile ! Je me suis aussi très tôt passionné pour les chants et cris d'oiseaux. Par contre, cette mauvaise vue fait de moi un piètre entomologiste, les insectes sont parfois durs à repérer.

Si vous avez des difficultés dans la vie, tirez-en du bon pour rebondir et compenser ! La nature pourra toujours vous apporter l'énergie et le courage dont vous aurez besoin.

Julien Perrot

Vidéo : La Minute Nature : 250 épisodes... et une confidence ! (6 :20)

 

 

 

 

 

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Commenter cet article

Jacky 17/06/2021 18:58

C'est une belle minute de vie.

JC 17/06/2021 18:33

Il n’en a que plus de mérite. Bravo pour ce handicap surmonté.

Béa kimcat 17/06/2021 17:17

Je ne savais pas qu'il avait une mauvaise vue !!
Quelle confidence !
En tout cas il nous émerveille.
Merci à lui. J'apprécie beaucoup ses Minute Nature.
Bravo à Julien.

domi 17/06/2021 04:52

en tous cas le naturaliste nous aide à voir !

Cléo 17/06/2021 03:10

Oh! C'est toute une révélation! Je lui lève mon chapeau de ne pas se laisser abattre et d'avoir fait toutes ces émissions sans que cela ne paraisse! Wow! :)

Dominique 17/06/2021 01:33

Décidément il est merveilleux !

Françoise 16/06/2021 19:09

Merci pour cette précieuse information. En effet je n'aurais jamais imaginé que Julien Perrot ait un tel handicap. Belle et touchante confidence en tout cas, qui nous rappelle qu'il est difficile de vivre avec un handicap invisible.