Les haies, refuge de biodiversité

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Des tribunes publiées dans Le Monde à l'initiative de la communauté scientifique et associative rappellent l'importance des haies dans le paysage agricole français. Au total, 70 % des haies en France ont disparu en 50 ans, ce qui représente plus de 700 000 km de haies arrachées.

Sauvons les haies, refuge de la biodiversité… Photo : JLS

Sans les haies, nos campagnes se meurent. Les oiseaux disparaissent, les cours d’eau s’assèchent, les sols sont de moins en moins fertiles...

C'est un signal d'alarme que tirent les communautés scientifiques et associatives face à la disparition des haies à travers  deux tribunes publiées dans le journal Le Monde, l'une "Sans les haies, nos campagnes se meurent" et l'autre "Climat et biodiversité : Les petits pas de la politique agricole commune ne suffisent plus".

Au total, 70% des haies en France ont disparu en 50 ans

Ce qui représente plus de 700 000 km de haies arrachées, soit l’équivalent de 1.4 aller-retour Terre-Lune ! Sylvie Monier est agronome, directrice de l’association Mission Haies Auvergne Rhône Alpes et Françoise Burel est écologue du paysage CNRS/Université de Rennes  au laboratoire Ecobio et médaille d’argent du CNRS 2009. Elles réclament un devoir de réparation pour les haies car chaque année, plus de 11 500 kilomètres de haies disparaissent encore des paysages, alors même qu’elles constituent l’une des réponses les plus immédiates et pertinentes pour faire face à la crise.

Planter des haies : une solution durable pour une meilleure culture et un bénéfice écologique certain

Les haies, autrement nommées « bocage » ou « arbres hors forêts », jouent de multiples rôles environnementaux. Elles jouent un rôle de brise-vent important, elles préservent les ressources en eau. Les haies implantées dans les pentes fonctionnent comme des éponges : elles ralentissent le ruissellement des pluies, facilitent l’infiltration de l’eau dans le sol et stockent l’eau, elles luttent contre l’érosion des sols. 

Sources de biodiversité

De nombreux animaux vivent dans les haies ou circulent le long de celles-ci pour se déplacer dans la nature (on parle alors de corridor biologique). Le bocage est un milieu corridor par excellence, à la fois pour des espèces forestières et pour des espèces de milieux ouverts. Ses caractéristiques, à savoir la structure des talus et des haies, la densité de son maillage et la diversité du paysage, jouent plus ou moins sur l’effet de corridor, de filtre ou de barrière. Là où le bocage est dense, la faune peut a priori se déplacer plus facilement. Et les haies contribuent à l’identité de paysages ruraux variés.

Mathieu Vidard/La Terre au Carré

 

 

 

 

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C
Les haies sont des réservoirs de biodiversité et, à ce titre, devrait être impérativement et intégralement protégées ! Pourquoi cela ne ce fait-il pas alors que l'on connait parfaitement le rôle de ces biotopes ? Pourquoi laisse-t'on se poursuivre leur destruction ? Autant de question qui resteront sans réponses...
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B
Pensons aux haies !!!
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M
Ce qui me heurte profondément dans ce type de discours, c'est l'emploi du terme "devoir de réparations". De qui se moque t'on? Avant de réparer, il faudrait penser à protéger ce qui est. Or, cette année a été particulièrement destructrice pour les haies et les arbres. Arrêtons de nous illusionner. J'habite l'Auvergne... depuis des années de nombreuses associations ont mis en place des actions visant à sensibiliser notamment le monde agricole. La Missions Haies (Sylvie Monnier" s'est d'ailleurs beaucoup investie. Mais le constat est amère, le bocage continue de disparaitre, seul le nom perdure. Il faut passer à une étape supérieure : la protection "pure et dure" des haies et arbres, de l'existant encore présents. Pour moi, le devoir de réparation c'est en quelque sorte financer le reboisement sur le dos du contribuable... cela fonctionne car c'est rémunérateur, comme l'a été la destruction. Détruire, replanter, ne doit pas s'apparenter à une source de financement. Mais ce n'est que mon avis... les haies, les arbres, le bocage doivent être juridiquement protégés. C'est un bien commun pour l'ensemble du Vivant.
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C
Je me doutais que c'était important, mais pas à ce point! Intéressant! Bonne semaine!
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Z
J'aime beaucoup l'expression "devoir de réparation" C'est tellement évident le rôle des haies !
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J
Nous avons récemment randonné à Marmoutier autour du Kopp. Le temps était très venteux. Nous nous trouvions dans de vastes champs de céréales. Une averse se dirigeait vers nous. Nous avons vu au loin une haie. Nous avons accéléré notre pas et avons trouvé un abri magnifique au milieu des aubépines et autre richesses. Merci au haies.
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J
Merci aux haies...
D
Ma petite contribution à la biodiversité : je tonds que partiellement mon petit pré, où j'habite. Je trace des chemins et, laisse pousser l'herbe des champs, c'est tellement plus diversifié, coloré par toutes ces fleurs<br /> naturelles qui ne demandent qu'à pousser. C'est beau et cela plait également à mon quatre pattes !
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