Reconfinement Acte 2/J 18

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Nous sommes confinés et nous sommes nombreux à en profiter pour nous intéresser un peu plus sérieusement au contenu de nos assiettes. L’Inrae, l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement, présentait la semaine dernière un dossier consacré à l’alimentation et, surtout sur les protéines végétales : le sujet à évidemment particulièrement retenu mon attention ! On le découvre ensemble avec Fabienne Chauvière, chroniqueuse à France Inter…

Assortiment de protéines végétales. Photo : Getty/Carlos Gaw

Les protéines végétales

Les recherches de l’Inrae sont très focalisées sur la santé. Je me suis plus particulièrement intéressée aux travaux de Stéphane Walrand, directeur de recherche en nutrition humaine à Clermont-Ferrand et un spécialiste du muscle. La force de nos muscles passe par notre alimentation. On consomme de moins en moins de viande, et les produits d’origine animale sont très riches en protéines.

Quelles sont les conséquences de ces nouvelles habitudes alimentaires pour nos muscles ?

Les protéines jouent un rôle essentiel car elles permettent aux muscles de récupérer après un entraînement. Les recherches montrent que la masse musculaire des végétaliens n’a rien à envier à celle des carnivores ! Cela fait longtemps que les humains savent, en dehors des produits animaux, où trouver les protéines nécessaires à leur équilibre.

Les jeunes ont-ils plus besoin de protéines que les personnes âgées ?

C’est le contraire. Plus on vieillit plus on perd du muscle, cela commence même à partir de 30 ans. Ce sont  les personnes âgées qui ont le plus besoin de ces fameuses protéines. Pour les populations plus âgées, les chercheurs mettent au point de nouveaux aliments, à base de végétaux.

Dans les laboratoires par exemple, des spaghettis et des nouilles sont faites avec des farines légumineuses. C’est bon pour la santé, pour l’environnement et -parait-il- excellent. Les recherches montrent que si les consommateurs s’intéressent à la qualité de leurs repas, ils privilégient avant tout le goût.

Enfin, les repas des végétariens, des végétaliens ou des flexitariens présentent d’autres avantages : ils sont riches en fibres, en minéraux et en vitamines. Sur son site, l’Inrae propose un dossier très complet sur les dernières recherches en matière d’alimentation et de santé.

Fabienne Chauvière*/France Inter

 

*Fabienne Chauvière présente ‘’Les Savanturiers’’, le samedi et le dimanche à 7h15 sur France Inter

 

 

 

 

 

 

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A
bravo, moi aussi je me régale avec toutes ces aliments riches et bons et je ne supporte pas tous ces "faux" : faux gras pour remplacer le foie gras, steak de soja pour remplacer le steak haché etc...pourquoi vouloir absolument utiliser des "ersatz" alors que tous ces légumes sont si bons.
Par contre, désolée mais je n'ai pas supprimé œufs, lait et fromages... J'attends d'avoir mes poules pour ne pas tuer la poule pour ses œufs mais pour le lait et le fromage, même à la campagne, je ne pense pas pouvoir avoir ma vache:(
Il y a bien des production d’œufs qui ne tue pas la poule (c'est plus cher mais j'accepterais de faire ce choix si j'en trouvais par chez moi), à quand la production de lait sans tuer : j'ai entendu qu'un élevage ne tuait plus ses biquettes, à suivre...
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A
je me régale avec touS ces aliments riches.
et
Il y a bien des productionS d’œufs qui ne tueNT pas la poule ! c'est mieux !
A
oups bcp de fautes dans le texte précédent : pardon et... le lecteur aura rectifié :)
C
C'est intéressant! Moi aussi, je croyais que les jeunes avaient besoin de plus de protéines. C'est drôle quand je dis aux gens que je ne mange plus de viande depuis bientôt 12 ans : plusieurs pensent encore que c'est primordial pour survivre... Bises et bonne semaine!
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Z
Je suis tellement heureuse d'avoir fait le choix du " pas de côté végan" il y aura bientôt 20 ans . Mon seul regret est de de pas l'avoir fait plus tôt.
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J
Le goût est important. J'aime les couleurs d'un plat de divers légumes. C'est gai, vivant. la photo de l'article est parlante. On mange aussi avec les yeux.
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B
S'efforcer de bien manger...
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F
Le problème fondamental de l'alimentation, c'est le goût. Quand quelqu'un dit : "c'est bon" ou "c'est pas bon", il a tout dit et son choix est fait. En fait, il parle en général du goût et pas de la santé. Son choix d'aliments est fondé sur le goût et le plus difficile, voire impossible parfois à faire comprendre, est que nous pouvons modifier notre goût par nos choix alimentaires. Encore faut-il vouloir faire ce premier pas essentiel. Et le goût c'est souvent la bonne excuse pour ne pas vouloir changer.
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J
Moi, j'ai beaucoup de chance : Michèle nous mitonne de bons petits plats au quotidien et ceux qui connaissent notre table peuvent en témoigner ! Le goût, certes oui, c'est primordial mais, l'est encore plus l'acceptation de ''manger autrement'' : certains ne veulent tout simplement pas en entendre parler et, dès lors, vous pouvez leur présenter les meilleurs plats, ils trouveront à y redire ou, tout simplement ''n'aimeront pas'' sans pouvoir en donner eux-mêmes la raison... Lucienne, qui est ''confinée volontaire'' chez nous, découvre et apprécie chaque jour notre cuisine vegan, elle est même particulièrement enthousiaste devant cet ''inconnu'' dont elle ignorait absolument tout (elle a 84 ans)... De là à dire qu'elle sera vegan lorsqu'elle sera à nouveau seule, chez elle, ce serait aller un peu vite en besogne : le ''naturel'' reviendra très vite j'en suis persuadé... Il n'empêche que l'expérience aura été intéressante à plus d'un titre et, Lucienne, saura désormais qu'on peut très bien vivre sans protéines animales et qu'en plus, c'est délicieux !