Le tir de nuit du renard suspendu

Publié le par Jean-Louis Schmitt

L'arrêté de la préfète de la Somme autorisant l'abattage par tirs de nuit de 1 600 renards jusqu'au 31 mars 2021 est suspendu…

L’arrêté de la préfète de la Somme autorisant l’abattage par tirs de nuit de 1 600 renards est suspendu. Photo : Pixabay

Le 13 août 2020 un arrêté de la préfète de la Somme autorisait l’abattage par tirs de nuit de 1 600 renards jusqu’au 31 mars 2021. Il est suspendu. En effet, un recours en référé, mené par deux associations de défense des animaux (AVES et ASPAS), a abouti à la suspension de cette autorisation de tir par une ordonnance du tribunal administratif du 28 septembre.

8000 renards tués par an

Parmi les arguments avancés par le tribunal administratif pour justifier sa décision, le fait que dans le département de la Somme, en moyenne chaque année, 8 000 renards sont tués.

« L'indice kilométrique d'abondance du renard dans le département a faiblement évolué depuis 2003 (d'environ 0,2 à 0,3 renard par km2 en 17 années). » et « qu'il n'est fait état d'aucun cas local de transmission par les renards de l'échinococcose à une autre espèce ou à l'homme. » Le juge des référé (Tribunal administratif d'Amiens)

Les responsables de l’ASPAS (Association pour la protection des animaux sauvages) et de l’association AVES France (A Voice for Endangered Species) se réjouissent.

« Deux victoires pour les renards ! C'est également grâce à tous ces avis de désapprobation (N.D.L.R. émis lors des consultations publiques) déposés que le cabinet GEO AVOCATS, mandaté par notre association, a pu faire la démonstration au juge des référés que les décisions préfectorales qui prévoyaient de faire abattre 1 430 renards en Seine-Maritime et 1 600 renards dans la Somme allaient à l'encontre de la volonté des citoyens et de l'intérêt général. » Les responsables Association AVES

Ce recours en référé suspension, déposé conjointement par ces associations de défense des animaux a abouti, dans l’attente des dates d’audience pour le jugement au fond, à la suspension du tir de nuit du renard dans la Somme…

Dominique Delannoy/Le Journal d’Abbeville et de Ponthieu-Marquenterre (8.10.2020)

 

 

 

 

 

 

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Publié dans Animaux, Chasse

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A
Avec retard je m'associe à tous vos commentaires. Ma caméra continue de filmer des renards. Ouf, il y en a encore par chez moi.... mais je me garde bien de le faire savoir autour de moi :)
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B
Un peu de répit pour les pauvres renards...
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J
Il est effectivement désolant de devoir en passer par des actions en justice pour limiter les dégâts mais ce n’est guère étonnant puisque nos dirigeants sont eux mêmes chasseurs, chasseurs de carrière, chasseurs de voix, de notoriété, de pouvoir, d’argent, de soutiens, de rétributions, et aussi bien souvent de gibier et tout cela dans un apparat calculé pour les mettre en valeur. C’est un problème de mentalité, un problème de prédation pour en arriver à la bonne place dans l’échiquier politique en prônant comme l’un de nos anciens président une verticalité plaçant le meilleur tout en haut mais le meilleur en quoi? Le meilleur en calculs savants d’élimination du voisin sûrement mais le plus compétent et intelligent …pas sûr, mais le meilleur chasseur, peut-être.
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J
Chouette : merci à Dominique qui m'a fait parvenir cette info !
C'est évidemment une bonne nouvelle mais je ne peux m'empêcher de penser à ces milliers d'autres renards qui sont systématiquement et méthodiquement éliminés pour assouvir la pulsion destructrice d'une catégorie d'ignares qui n'ont toujours rien compris et, sans doute, ne comprendront jamais le rôle de ces carnivores dans la biodiversité... C'est désespérant et, pourtant, c'est à des gens pareils que l'on confie la "gestion" de notre environnement !
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C
Cela fait du bien de bonnes nouvelles! Ouf pour les renards! Bises et bon week-end à vous deux!
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Z
Une bonne nouvelle ! Merci aux associations qui se sont mobilisées . Mais, comme Mario , je trouve ça triste de devoir passer par les tribunaux pour stopper ces massacres complètement injustifiés.
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A
Bonne nouvelle ! la voix des citoyens majoritaires arrive donc à se faire entendre, souhaitons que ce ne soit qu'un début.
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M
Une bonne nouvelle pour les renards.
Mais il est quand même très triste d'être obligé de passer par les tribunaux pour arrêter ce massacre, totalement injustifié sur le plan biologique. Ces arrêtés ne sont pris, sous la pression des politiques, que pour acheter les voix des chasseurs et on entend guère notre ministre de l'escrologie sur le sujet..
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