Confinement J.48
Dimanche 3 Mai. Superbes rencontres lors de ma balade de ce matin : d’abord avec une chevrette, ensuite avec un petit clan de trois jeunes brocards et, enfin, avec une fauvette grisette chantant au sommet d’un arbre mort ! Mais, vous n’en saurez guère davantage : Michèle réclamant l’espace de cette chronique car ayant, paraît-il, une communication ‘’importante’’ à vous faire ! Pas contrariant, je lui cède bien volontiers la place…
Tendre bestiaire…
Voilà qu’il se met à pleuvoir comme vache qui pisse, depuis plusieurs jours. Ne sachant plus quoi faire, je tourne dans la maison comme un lion en cage. Pourtant, ce n’est pas le travail qui manque au jardin, mais là, en ce moment, pratiquer la politique de l’autruche me convient parfaitement.
Il me faudrait prendre le taureau par les cornes, mais j’ai vraiment envie de dormir comme une marmotte, et ce n’est pas dans mes habitudes d’être fainéante comme une couleuvre…
Allez ! Au lieu de me fermer comme une huître, avec un moral d’ours mal léché, je prends mon courage à deux mains, chausse bottes, ciré et pars accomplir un travail de fourmis… sous la pluie ! Toutes les plantes se sont bien régénérées, je les salue au passage.
-« Bonjour mes jolies, comment allez-vous ? ».
Soudain, je crie comme un putois !
-« Où sont les petites salades repiquées il y a quelques jours ? ».
Des résidus de feuilles me mettent la puce à l’oreille. Il n’y a pas anguille sous roche, mais limaces ragaillardies par ces ondées.
-« Regardez ce travail ! On dirait qu’un éléphant est entré dans un magasin de porcelaine. »
Une fois de plus, je vais être payée en monnaie de singe ! Que faire ? Alors que j’aurai d’autres chats à fouetter ! Me connaissant un peu maintenant, vous savez bien que je ne ferai pas de mal à une mouche. Il va me falloir ménager la chèvre et le chou pour rester crédible avec mes belles théories. Tout à coup, le spectacle qui n’est pourtant pas piqué des hannetons, me fait rire comme une baleine, et Jean-Louis, intrigué par ce comportement inhabituel, pense, à tort bien sûr, que je dois avoir une araignée au plafond. Après cette petite rigolade, je me mets à courir deux lièvres à la fois : à gauche, à droite, haro sur le baudet !
À m’agiter ainsi en tous sens, je suis devenue rouge comme une écrevisse. Mais revenons-en à nos moutons… heu ! Limaces pardon.
-« Ah ! En voici une ! Oh la pauvre, elle est maigre comme un coucou avec son air zen ! » Je la soulève, on se regarde d’abord en chiens de faïence puis, rentrant ma langue de vipère et ses adjectifs déplaisants, je la déplace à un endroit moins stratégique tout en me disant que cette solution ne casse pas quatre pattes à un canard, me doutant bien que demain, je la retrouverai, elle ou une de ses comparses, au potager. Mais, sagesse et considération de toutes vies ayant fait leur chemin, nous sommes en voie d’être bientôt copains comme cochons…
Et vous, quelle est votre solution ?
Cendres, sciure, bière, objets tranchants ? A chacun sa méthode ! Mais toutes ces ‘’solutions’’ ne sont finalement que de la vulgaire crotte de bique… Si une seule s’avérait efficace, cela se saurait et elle serait connue comme le loup blanc ! Devant les dégâts, on pourra toujours verser quelques larmes de crocodile !
Michèle
À suivre…
Et vous ? Comment vivez-vous ce confinement ? Racontez-nous !
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