Confinement J.22
Mardi 7 Avril. Je l’ai déjà dit maintes fois : que c’est court une heure ! Une heure de balade au petit matin, pour peu que l’on croise quelques sujets intéressants à se mettre dans l’objectif et il faut dare-dare s’en retourner sous peine d’enfreindre les mesures imposées par la lutte contre le Covid-19… Dans ce cas, une heure c’est évidemment toujours trop court ! En revanche, je me souviens –comment pourrais-je l’oublier ?- de nuits interminables à souffrir dans son corps et, là, je vous garantis que les heures sont longues, très longues… Comme quoi, la notion du temps est très relative et mieux vaut s’en rappeler quand on serait tenté de râler ! Des milliers de personnes actuellement souffrantes ne diraient pas autre chose si on les interrogeait…
Cette heure de liberté, j’en profite donc au mieux chaque matin : au mieux et en totale conscience de la chance qui est la mienne ! Chance de pouvoir à nouveau marcher et aubaine d’avoir échappé –pour le moment en tous cas- à cette saleté de virus qui frappe aveuglément…
Je pense à tout cela en marchant ce matin et, pour le coup, je ne suis pas vraiment concentré sur le monde qui m’entoure ! Heureusement, 6 petites notes aiguës suivies d’un final appuyé (écoutez ci-dessous) me rappellent à l’ordre ! Ce chant caractéristique est facilement reconnaissable de même que son auteur qui ne peut se confondre à aucun autre oiseau grâce à son habit spectaculaire d’un beau jaune qui fait penser à un serin échappé d’une cage ! Les arbres et les buissons n’ayant encore que des feuilles naissantes, on repère aisément celui qui semble imiter les premières notes d’une symphonie célèbre de Beethoven…
Chant du Bruant jaune
Le bruant jaune que je vous ai déjà présenté (ICI) mais dont je ne me lasse décidément pas, est assez commun même si, comme bien d’autres passereaux, il est lui aussi victime de la destruction de son habitat (haies, pâturages, vergers…) ! Ce joli petit oiseau se nourrit principalement de graines d’herbes et de céréales qui sont picorées à même le sol : petite entorse à ce régime lors de la période de reproduction pendant laquelle il capture phalène, mouches, sauterelles, chenilles, araignées… pour nourrir les jeunes. En hiver, il lui arrive de s’approcher des lieux habités pour se joindre aux autres abonnés des mangeoires…
Le Bruant jaune (Emberiza citrinella) est un oiseau des bocages et des prairies en été, qui fréquente les haies, les bosquets, les fourrés et lisières de bois, souvent en zone cultivée, mais aussi dans les alpages de montagne… Photos : JLS (Cliquez pour agrandir)
Le Bruant jaune construit son nid au sol ou l’accroche parfois dans les branches basses d’un épicéa. Ce nid, parfaitement camouflé, est fait de brindilles, d’herbes et de radicelles. Il est presque toujours garni de crin et on se demande comment ce passereau rassemble tous ces matériaux !
Un chanteur inépuisable
Quand les chaleurs de l'été ont fait taire les oiseaux les plus téméraires des campagnes, le Bruant jaune, du haut de son perchoir, reste souvent le seul à chanter. Bon, allez, mieux que des mots : encore quelques photos de ce mardi 7 avril…
A la fois vif et remuant, le Bruant jaune est sociable, peu farouche et d’allure insouciante... Photos : JLS (Cliquez pour agrandir)
À suivre…
Et vous ? Comment vivez-vous ce confinement ? Racontez-nous !
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