Incendies en Australie : près de 500 millions d'animaux seraient morts dans les flammes

Publié le par Jean-Louis Schmitt

D'immenses flammes continuent de balayer l'Australie, non sans conséquences pour la faune et la flore du pays. Selon des experts de l'Université de Sydney, des centaines de millions de mammifères, oiseaux et reptiles y auraient perdu la vie depuis septembre.

Le koala doit son nom à la langue aborigène et signifie "ne boit pas". La raison est simple, son hydratation provient à 90% des feuilles d'eucalyptus dont il se nourrit exclusivement.

Le koala doit son nom à la langue aborigène et signifie "ne boit pas". La raison est simple, son hydratation provient à 90% des feuilles d'eucalyptus dont il se nourrit exclusivement.

Les incontrôlables incendies de forêt perdurent en Australie. Alors que les températures devraient atteindre les 44 ° C au Nord-Ouest de Sydney la semaine prochaine, le Bureau de météorologie australien a émis des avertissements à propos de vents qui devraient attiser les feux de brousse.

Et à mesure que ces événements continuent de ravager le paysage local, les scientifiques en apprennent davantage sur leurs conséquences désastreuses sur la flore, mais aussi la faune.

D’après des écologistes de l’Université de Sydney (Australie) repris par The Times, environ 480 millions de mammifères, oiseaux et reptiles auraient été tués directement ou indirectement par les flammes qui ravagent la région depuis septembre.

Parmi ces animaux, près de 8 000 koalas seraient morts brûlés sur la côte Nord de l'État australien de la Nouvelle-Galles du Sud. C’est près d’un tiers de la population de la région, l’un des principaux habitats de cette espèce en Australie.

Les koalas, premières victimes

Selon la ministre fédérale de l'Environnement interrogée par ABC, Sussan Ley, environ 30 % de leur habitat aurait ainsi été détruits. “Nous en saurons plus lorsque les incendies se seront calmés et qu'une évaluation appropriée pourra être faite”, ajoute-t-elle.

Jusqu’à présent, les plus de cent incendies qui sévissent à travers le pays ont déjà consumé plus de cinq millions d’hectares, soit la taille de la Belgique. Environ quatre millions ont été brûlés rien qu'en Nouvelle-Galles du Sud.

Par ailleurs, la région côtière abrite aussi l'un des principaux hôpitaux de koalas du pays, The Port Macquarie Koala. Le jour de Noël, la clinique accueillait d’ailleurs 72 animaux gravement touchés, après que les feux de brousse aient détruit leur foyer. Les koalas “n'ont pas la capacité de se déplacer assez rapidement pour s'éloigner”, explique au Times Mark Graham, écologiste du Nature Conservation Council. En effet, ils se réfugient à la cime des arbres, s’exposant davantage aux fumées et aux flammes.

Des réserves naturelles en péril

De vastes zones de brousse entourant Sydney, y compris les parcs nationaux et les zones accueillant des espèces rares et menacées, ont également été perdues. C’est le cas de 50 % des Montagnes bleues, classées au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Elle abritait notamment un arbuste appelé le Kowmung hakea, des lézards aquatiques, ou encore le pin de Wollemi, un fossile vivant. Au Gondwana, c’est 48 % des réserves qui aurait brûlé, parmi lesquelles des forêts tropicales existant depuis l'époque des dinosaures.

Des dizaines d'incendies attisés par des vents violents, des températures caniculaires et une végétation sèche, se sont intensifiés et ont atteint la banlieue de Sydney, principale ville australienne qui compte avec son agglomération plus de cinq millions d'habitants.
Des dizaines d'incendies attisés par des vents violents, des températures caniculaires et une végétation sèche, se sont intensifiés et ont atteint la banlieue de Sydney, principale ville australienne qui compte avec son agglomération plus de cinq millions d'habitants.Des dizaines d'incendies attisés par des vents violents, des températures caniculaires et une végétation sèche, se sont intensifiés et ont atteint la banlieue de Sydney, principale ville australienne qui compte avec son agglomération plus de cinq millions d'habitants.

Des dizaines d'incendies attisés par des vents violents, des températures caniculaires et une végétation sèche, se sont intensifiés et ont atteint la banlieue de Sydney, principale ville australienne qui compte avec son agglomération plus de cinq millions d'habitants.

Les Royal Botanic Gardens de Sydney estiment que rien que dans le parc national de Nightcap, l'une des réserves du Gondwana, jusqu'à 30 espèces végétales et 30 espèces animales rares pourraient avoir été perdues. “Beaucoup de ces arbres ont une écorce mince qui ne protège pas du feu”, explique au site de la revue Science l’écologie Maurizio Rossetto. Déjà sous la pression de l'activité humaine, ces animaux sont ainsi menacée d'extinction par l'intensité, et maintenant à la fréquence, des feux de brousse.

De courageux sauveteurs

Cette tragédie animalière, qui se déroule sous nos yeux impuissants, laisse toutefois la place à de belles histoires. Dans le célèbre zoo de Mogo (côte Sud de la Nouvelle-Galles du Sud), le directeur de l'établissement a sauvé des dizaines d’animaux des feux qui ont menacé de ravager les lieux.

Le héros, dénommé Chad Staples, a ramené chez lui des pandas roux et plusieurs petits singes, comme le raconte le Daily Mail. Pendant ce temps, quinze gardiens montaient la garde avec des tuyaux d’arrosage, pour tenter de préserver les 200 animaux rares, habitants du zoo.

Les centaines de bêtes ont finalement été mises en sécurité, après que les gardiens soient restés pour prendre soin d’eux. Les plus petits ont été évacués, tandis les plus gros ont été placés dans des enclos de nuit.

Le zoo de Mogo est un sanctuaire pour certains animaux qui n'existent plus à l'état sauvage ou qui sont sur la liste des espèces menacées. Il abrite notamment un grand nombre de primates, ainsi que des girafes, des zèbres, des guépards ou encore des léopards des neiges.

 

Maxisciences.Com/Mathilde Ragot (31.12.2019)

 

 

 

 

 

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Publié dans Environnement

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J
Oui pas très excitant tout ça mais saurons nous en tirer les conséquences ou oublier rapidement et passer en pertes et profits comme souvent jusqu'à .....
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P
A une toute autre échelle, mais dans la même horreur, j'ai participé -en tant que chef d'un corps sapeur-pompier-à de grandes opérations d'extinction d'incendie dans le Var, lors de colonnes de renfort de véhicules provenant du département 05. J'ai constaté la présence de victimes incapables de s'échapper de cet enfer; squelettes de reptiles, dont serpents, tortues... Traumatisant. Nos véhicules étaient acclamés et accueillis à chaque entrée de villages , comme devaient l'être les véhicules américains à leur arrivée à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Très poignant.
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B
C'est terrible ce qui, de toute évidence, n'empêche pas une grande partie de la population de "fêter" et de se réjouir du feu d'artifice tiré pour le passage à la nouvelle année... Comme quoi, il y a l'environnement et il y a les individus, pas forcément en phase !
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M
Désolant…
Le cynisme de la classe possédante n'a vraiment plus de limites.
Faire l'autruche leur va si bien!
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J
C’est un vrai drame avec toutefois mais vu d’ici, la vague impression que tout n’a pas été fait…ou prévu côté lutte anti feu ou mesures préventives …j’espère me tromper, j’espère que cela sera pris très au sérieux et pas qu’en Australie.
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J
Je vis en Nouvelle-Zélande, le nuage de fumée est arrivé jusqu'à nous le 1er janvier, ça fait froid dans le dos. 2000km de distance.
Pauvre Australie malgré de lourd effort pour tenter de l'éteindre, il a détruit beaucoup que ce soit faune la flore et habitation.
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J
C'est impressionnant.
M
Le chef du gouvernement était en vacances à Hawaï
Il a été obligé de rentrer précipitamment car il n'avait pas prévu l'ampleur de la catastrophe...!!!
En même temps l'Australie retire beaucoup d'énergie des mines de charbon super polluantes, ne veut pas ratifier l'accord sur le climat et minimise le rapport entre les incendies et toutes ses causes
Même le réchauffement climatique n'est guère évoqué comme cause de ces incendies
Quand les Décideurs Australiens chausseront-ils enfin les bonnes lunettes pour voir que tout ça est lié, et prendront-ils de réelles mesures de fond pour enrayer ces catastrophes ?
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C
C'est un drame affreux qui interpelle forcément !
Au-delà de l'émotion on peut toutefois s'interroger : en effet, à qui profite le "crime" ?
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O
J'ai le souvenir d'un article, Paris Match peut-être, l'interview d'une grande comédienne. Visite de la somptueuse propriété et du jardin sur la côte, le journaliste demande: Et les feux de forêt, ces innombrables bestioles qui crament.... Réponse de l'artiste: Cela fait un engrais excellent ( de mémoire tout ça). On peut donc rassurer les australiens, le feu éteint, une petite pluie et on pourra cultiver de la canne à sucre et du soja pendant 10 ans sans intrants. Que du bénéfice.
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J
Quel cynisme mais, à la réflexion, peut-être pas tant que ça !
J
Alors que le feu fait rage, un feu d'artifice "somptueux" à été tiré à Sydney et a, bien sûr, été suivi par 1 million de personnes ! Vous ne trouvez pas cela indécent ? Moi, si...
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Z
Indécent, provoquant et choquant! Que les petites victimes animales sont vite oubliées!
F
Indécent, criminel, totalement inconscient... A croire que ces gens-là n'ont ni cœur ni cerveau...
S
Je suis aussi outrée que ce feu d'artifice ait été tiré;
Quelle honte !
K
C'est terrible. Et cela me bouleverse. Quelle tragédie !
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D
Quel malheur , quel grand malheur; je ne savais pas que c'était à ce point, l' enfer sur Terre ! L' Australie est habituée aux conséquences de fortes chaleurs, alors pourquoi cette ampleur cette fois. ??? Le réchauffement climatique, l'activité humaine ont-ils aggravé le phénomène. Quoi qu'il en soit après la fin que j'espère proche, il faudra penser à la Prévention ! Oui c'est à pleurer !
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Z
Quelle tragédie ! A pleurer! Et même pas sûr que ça serve aux autres gouvernements .
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L
c'était ce que je craignais sans m'imaginer que le victimes se compteraient par millions :(
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D
c'est épouvantable et c'est ce que j'imaginais avant cette information ; c'est ce qui se produit à plus petite échelle ailleurs dont chez nous ; des mesures de prévention, jamais prises sérieusement, sont à prendre ! Il appartient aux gouvernements de bouger !
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