Le supplice des veaux engraissés pour leur viande

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Une nouvelle enquête de l’association L214 révèle l’enfer des veaux issus de l’industrie laitière, engraissés pour leur viande. Brutalisés, les animaux jugés trop chétifs sont tués, tandis que les autres sont entassés dans des bâtiments insalubres jusqu’à leur départ pour l’abattoir…

Images extraites de la vidéo de L214 (Cliquez pour agrandir)
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« Ce que j’ai vu, vous ne le croiriez pas. J’ai été profondément dégoûté... », témoigne un lanceur d’alerte, ancien acheteur de veaux dans le secteur de la viande, en Bretagne. Ce sont les confidences de cet homme, marqué à vie par l’horreur de son travail, qui ont initié la nouvelle enquête de l’association L214 consacrée au tri et à l’engraissement des veaux mâles issus de l’industrie laitière. Les images ont été filmées entre juillet et octobre 2019 dans un centre de tri de veaux laitiers de la société Ouest Élevage – filiale de la coopérative Laïta dont les marques phares sont Paysan Breton, Mamie Nova et Régilait – ainsi que dans trois élevages d’engraissement du Finistère sous contrat d’intégration avec cette entreprise…

« Dans ce milieu, j’ai vu des gens qui ne se préoccupaient que de l’argent, sans aucun respect pour les animaux ; j’ai vu des petits tués à coups de marteau parce qu’ils étaient trop maigres et donc pas rentables ; des gens s’amuser à jeter les veaux par-dessus les barrièresEt j’ai vu les lieux dans lesquels on les enferme pour les engraisser. J’étais choqué par l’état sanitaire de certains élevages et par les conditions de vie inacceptables. » Un lanceur d’alerte

Vidéo : Enquête sur le calvaire des veaux laitiers : un lanceur d’alerte dénonce (2 :20)

 

 

 

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Elisa 21/12/2019 23:29

A priori, les négociants ne vont plus collecter les petits veaux. Ils seront euthanasiés par les vétérinaires directement à la ferme...dans le meilleur des cas. Je dis dans le meilleur des cas, car l’euthanasie coûte cher, une cinquantaine d’euros dans les prix les plus bas. Donc le coup de masse sera tentant... Toujours plus, toujours plus de lait....et pour cela, il faut des petits veaux. Il y aurait une petite solution mais qui ne serait valable qu’un an, la stérilisation des vaches. La lactation serait ainsi prolongée sans petit veau. J’ai honte de ce monde. Nous consommons des fromages de chèvres, et à ces dernières on a administré des hormones prélevées sur des juments gestantes dans les fermes à sang d’Amérique du Sud. Comment en est-on arrivé là ?

dominique 17/10/2019 21:19

Ben oui ayant cessé la viande j'ai réalisé il y a peu que ça ne suffit pas; chaque année un nouveau petit pour la mère ..laitière, si c'est un mâle on le lui prend et ...!!!! Cependant je n'arrive pas à cesser le fromage, comme quoi , la conviction et la compassion ne viennent pas à bout des habitudes de tous, et je n'en suis pas fière ...
Certes il y a encore, et nous souhaitons de plus en plus, d'éleveurs de vaches au pré, petit sous la mère mais même dans ce cas le petit est retiré à la mère pour qu'elle nous donne tout son lait; comme je l'ai dit sur l'élevage des chevaux pour le lait dans les cosmétiques, cet exemple montre qu'on peut faire les deux: prendre une partie du lait et laisser au petit ce dont il a besoin, le contact avec la mère étant aussi un objectif sain...
Oui on voit des vaches avec leurs veaux dans les prés mais ce sont souvent des "bêtes à viand" (horreur du mot) et comme on ne prend pas leur lait le petit peut rester avec la mère; je me trompe peut-être....

JC 16/10/2019 20:54

Je mange aujourd'hui moins de viande sans être sûr que le poisson soit beaucoup mieux traité. Et pourtant, c'est bon une escalope de veau et moi aussi je vois tous les jours des vaches broutant dans les prés et ne semblant pas très malheureuses. Alors comment savoir d'où vient la viande que j'achète tout de même régulièrement. D'autant que les Côtes d'Armor sont proches du Finistère et ne sont sûrement pas plus vertueuses.

Claire 16/10/2019 19:59

Oui, c'est affreux et, oui, c'est nous qui détenons la solution : ne plus consommer de produits animaux est la plus radicale certes mais aussi la plus raisonnable et ce pour toutes les raisons que ce blog développe jour après jour ! Cela m'aide à avancer alors, surtout, continuer à nous informer comme vous le faites !

kimcat 16/10/2019 18:48

C'est affreux... Abominable... Pourquoi toute cette souffrance ?

domi 16/10/2019 17:14

il faut dénoncer les abus, peut-être pas généraliser car j'ai vu ce matin dans le Morvan, dans des pâtures reverdies, de jeunes veaux gambadant autour de leurs mères
Ne pas généraliser car ils y a des éleveurs corrects qui ont bien du mal à vivre et il ne faut pas les accabler!

Zoé 16/10/2019 16:39

Consommer , c'est ingurgiter toute cette souffrance . Chaque morceau de viande , chaque verre de lait , c'est de l'extrait de souffrance. Le jour où j'ai enfin compris ça j'ai cessé sans aucune difficulté d'en consommer. Mon plus grand regret c'est de ne pas avoir arrêté plus tôt. Je soutiens L214.

Solari Marc 16/10/2019 15:56

Le consommateur à la solution en main.
Il suffit de cesser d'acheter de la viande de veau ou de n'acheter que de la viande bio.
Plus de client = plus d'élevages de la honte.

Sylvie 16/10/2019 14:14

Mais comment peut-on laisser faire des horreurs pareilles ?
Que fait le ministre de l'agriculture?

corbin 16/10/2019 13:20

Tiens, bizarre, pas beaucoup de commentaires, cher Jean-Louis :-) = dissonance cognitive !!! Ou :
Politique de l'autruche :-) Ah ces écolos !!!

Jean-Louis 16/10/2019 12:55

Je soutiens L214 depuis des années et je continuerais à le faire d’autant plus que ce sont, les lanceurs d’alerte, que certains aimeraient à voir disparaître ! Ainsi, on apprend ce jour que l’association animale a été jugée lundi dernier à Pau pour" atteinte à l’intimité privée " suite à la diffusion d’images –portant floutées- tournées dans l’abattoir de Mauléon-Licharre en mars 2016 ! La décision est mise en délibéré au lundi 18 novembre 2019. A suivre donc !