Chevalier guignette en détresse
Retrouvé dans un état d’affaiblissement extrême, ce chevalier guignette a été confié au GORNA début août… Après quelques semaines de soins attentionnés, l’étonnent petit limicole a pu être relâché et est parti vers de lointains horizons !
Le petit Chevalier guignette (Actitis hypoleucos) à son arrivée au centre de soins. Photo : © GORNA (Cliquez pour agrandir)
Victime de dénutrition avancée et de déshydratation, les premiers soins ont nécessité une attention de tous les instants par les soigneurs du centre de soins. Après 4 semaines de convalescence et un régime alimentaire spécialement adapté et composé essentiellement d’invertébrés, il a pu être relâché en état de poursuivre sa route vers des contrées plus clémentes où il passera l’hiver…
Ce minuscule petit limicole ne pèse que 40 à 60 grammes (soit la moitié du poids d’un merle noir) et pourtant, chaque année, il n’hésite pas à parcourir plusieurs milliers de kilomètres lors de ses migrations : la plupart des Chevaliers guignettes du nord de l'Eurasie parcourent chaque année des milliers de kilomètres entre leurs sites de nidification et leurs quartiers hivernaux dans le sud de l'Afrique, en Inde et dans le sud-est asiatique et en Australie.
Ce chevalier doit son appellation à sa consommation d’un petit mollusque nommé « guignette » et ressemblant aux bigorneaux. Il trottine sur ses petites pattes à la limite de l'eau pour traquer les invertébrés. Toutes sortes d'insectes, des forficules aux papillons, tombent sous son bec effilé. Des araignées, des mollusques et des vers sont également capturés. Au fur et à mesure qu’il se déplace, il hoche la tête et sa queue est agitée de soubresauts. Ce comportement est exagéré lorsque l’oiseau est inquiet ou méfiant à l’approche d’un intrus.
En dehors de la période de reproduction, l’oiseau fréquente une grande variété d’habitats avec de l’eau douce ou salée comprenant les estuaires, les marais salants, les zones humides intérieures, les mares et les côtes maritimes… Il est également visible dans les herbages et, quelquefois, dans les zones urbaines et même les forêts !
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