Une "dame" Tarier des prés qui s’attarde encore un peu chez nous…

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Dans une précédente publication (voir ICI), je regrettai le grand silence qui, déjà, règne dans la nature pour cause de départ de la grande majorité de nos visiteurs d’été ! Il est vrai que ces derniers jours, le contraste est saisissant d’avec l’ambiance sonore d’il y a quelques semaines à peine… Il va falloir à nouveau s’y faire et se "contenter" des oiseaux qui ne migrent pas et de ceux qui, d’ici quelque temps, descendront du nord pour hiverner sous nos latitudes…

Le Tarier des prés (Saxicola rubetra) est migrateur et quitte les aires de nidification fin août et en septembre. Photo : JLS (Cliquez pour agrandir)

Le Tarier des prés (Saxicola rubetra) est migrateur et quitte les aires de nidification fin août et en septembre. Photo : JLS (Cliquez pour agrandir)

Lors d’une de mes récentes sorties matinales, j’ai croisé Dame Tarier des prés, visiblement peu pressée de quitter notre région ! La rencontre m’a naturellement ému d’autant plus que je n’ai pas vu cette espèce de toute la saison de reproduction et que je sais celle-ci disparue de pas mal de secteurs… Ce petit insectivore a, en effet, besoin de certaines conditions particulières pour mener à bien la nidification or, en raison de la fenaison de plus en plus précoce, les populations de nos prairies de fauche s’avèrent pour le moins clairsemées si elles n’ont pas carrément disparues !

Tout comme son cousin le Tarier pâtre, le Tarier des prés chasse uniquement des insectes comme les coléoptères, les diptères, les orthoptères, les lépidoptères et à l’occasion des invertébrés comme les escargots ou les vers. Des baies peuvent également compléter son régime alimentaire en période migratoire. Photos : JLS (Cliquez pour agrandir)
Tout comme son cousin le Tarier pâtre, le Tarier des prés chasse uniquement des insectes comme les coléoptères, les diptères, les orthoptères, les lépidoptères et à l’occasion des invertébrés comme les escargots ou les vers. Des baies peuvent également compléter son régime alimentaire en période migratoire. Photos : JLS (Cliquez pour agrandir)Tout comme son cousin le Tarier pâtre, le Tarier des prés chasse uniquement des insectes comme les coléoptères, les diptères, les orthoptères, les lépidoptères et à l’occasion des invertébrés comme les escargots ou les vers. Des baies peuvent également compléter son régime alimentaire en période migratoire. Photos : JLS (Cliquez pour agrandir)

Tout comme son cousin le Tarier pâtre, le Tarier des prés chasse uniquement des insectes comme les coléoptères, les diptères, les orthoptères, les lépidoptères et à l’occasion des invertébrés comme les escargots ou les vers. Des baies peuvent également compléter son régime alimentaire en période migratoire. Photos : JLS (Cliquez pour agrandir)

Action de restauration

L’espèce pourrait considérablement bénéficier des jachères et des friches mais, l’agriculture intensive ne laisse plus guère d’espaces non cultivés, non exploités… L’ensemble de l’avifaune se trouve ainsi cruellement confrontée à l’absence de biotopes accueillants ainsi qu’à celle, de plus en plus préoccupante aussi, de la raréfaction des insectes, source de nourriture pour un grand nombre d’oiseaux…

 

 

 

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I
Je fais plein de belles et intéressantes découvertes sur ce blog ! Bravo et merci !
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S
Tous les ans à cette époque je vois des tariers des prés et traquet motteux s'attarder sur les hauteurs de Goetzenbruck et chaque fois ils sont moins nombreux. Ce matin une bande de 50/60 chardonnerets est passées plusieurs fois mais très farouche car l'épervier rode.Plus d'écorcheurs ni de fauvettes actuellement! mais les rouges queues noires trainent encore un peu dans le coin ainsi que les bergeronnettes grises. Bonne chance à eux et à l'année prochaine.
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Z
Je comprends ton coup de blues . Si on était sûr au moins que la saison prochaine l'air retentira de leurs chants , hélas, rien n'est moins sûr!
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I
Je découvre ce blog dont une amie m'avait vanté les qualités : je ne suis pas déçue ! J'y découvre une foule d'informations et de très beaux portraits, humains ou animaux... C'est un plaisir ! Bien sûr, il y a aussi les atteintes à l'environnement et elles sont nombreuses : on se trouve bien démuni face à tout cela... Bon courage à vous ! De mon côté, promis, je reviendrai à chaque fois que j'en aurai l'occasion !
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A
Je n'ai jamais vu cet oiseau ! Il est vrai que son plumage est relativement discret... Sans doute faut-il déjà s'y connaître un peu pour le trouver... Bravo et merci pour le partage !
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C
Jolie présentation d'un bel oiseau malheureusement de plus en plus rare d'après ce que j'ai compris ! Décidément, bientôt il n'y en aura plus du tout et le "grand silence" risque d'être définitif !
Cela dit : belles photos !
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J
Les photos de l'oiseau sur les barbelés sont très belles. Le grand silence est toutefois perturbé par les nombreuses corneilles du coin. Amicalement.
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J
Le grand silence... Ce matin, dans la grange, il reste encore six ou sept hirondelles : elles ont tardé à partir et les voilà confrontées au mauvais temps qui s'est installé ! Autour du village, j'ai encore vu quelques familles de Pies-grièches écorcheurs mais, là aussi, le "gros" de la troupe est parti vers des cieux plus accueillants... Gros coup de blues pour moi...
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