Laos : 5 oursons noirs d'Asie sauvés par une association

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Cinq oursons ont été sauvés par l'association "Free the bears" au Laos. Malgré leur faiblesse, ils se portent tous bien, a assuré l'ONG.

En Asie, notamment en Chine, des milliers d'ours sont immobilisés dans d'étroites cages, l'abdomen perforé par un cathéter ou une fistule reliée à leur vésicule biliaire afin de leur prélever de la bile. Photo : Free the Bears

Cinq oursons noirs asiatiques (Ursus thibetanus), une espèce en danger et dont la population diminue, emprisonnés dans des cages au Laos, ont été récupérés fin août 2019 et placés dans un refuge, a-t-on appris le 26 août 2019 auprès de l'ONG "Free the bears".

Des oursons qui "se portent bien"

D'après l'ONG, il s'agit du plus important sauvetage opéré en une journée par l'association, basée en Australie, depuis sa création en 1995. Ils étaient retenus dans la province de Luang Namyha, une région reculée du pays près de la frontière chinoise. Trois se trouvaient dans une usine de fabrique de papier, deux autres dans une plantation de manioc et le dernier chez des particuliers. Les oursons étaient faibles car ils avaient été surtout nourris avec de la bouillie de riz, mais ils "se portent bien", a déclaré à l'AFP Rod Mabin le porte-parole de l'ONG, qui a déjà sauvé onze ours en 209 au Laos. Les ursidés vont rester en quarantaine pendant un mois dans un refuge de Luang Prabang, puis ils seront placés dans un enclos.

Des vertus thérapeutiques non fondées

En Asie, notamment en Chine, des milliers d'ours sont immobilisés dans d'étroites cages, l'abdomen perforé par un cathéter ou une fistule reliés à leur vésicule biliaire afin de leur prélever de la bile. Cette dernière est revendue à prix d'or pour les nombreuses qualités thérapeutiques qu'on lui prête, souvent à tort. Elle est notamment censée aider à réguler le cholestérol ou à dissoudre les calculs biliaires et rénaux. Le Vietnam et le Laos ont interdit cette pratique, mais, malgré cela, ce commerce lucratif persiste. L'espèce est aussi en danger en raison de la réduction de son habitat. Le Laos, frontalier de la Chine et du Vietnam, est une plaque tournante dans le commerce mondial de la faune sauvage.

 

Sciences et Avenir (27.08.2019)

 

 

 

Si vous avez apprécié cette publication,

partagez-là avec vos amis et connaissances !

Si vous souhaitez être informé dès la parution d’un nouvel article,

Abonnez-vous !

C’est simple et, naturellement, gratuit !

 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
S
Bravo à cette association "Free the bears" qui sauve des ours de part le monde... Pendant ce temps, en France, dans Pyrénées, d'autres réclament la tête de nos derniers ours : comme quoi la bêtise n'a pas de frontières !
Répondre
C
Tout cela est bien triste... Heureusement qu'il y a aussi sur cette planète de véritables défenseurs des bêtes qui s'investissent sans compter ! Je les admire sincèrement.
Répondre
K
Tant mieux pour ces 5 oursons...
Que de souffrances !!
Répondre
Z
Que de souffrances infligées!
Répondre
J
C'est complètement fou !
Répondre
J
Toujours les mêmes problèmes : anciennes croyances persistantes quant à de présumées vertus thérapeutiques et, naturellement, comme partout ailleurs, réduction drastiques de l'habitat de la faune sauvage qui, à force, se réduit à une peau de chagrin...
Des associations luttent -et c'est formidable- mais la machine d'en face, monstrueuse, ne s'arrête pas...
Répondre