Ours : un véhicule de l’ONCFS a été incendié en Ariège

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Un véhicule de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage a été incendié en Ariège alors que des agents procédaient à une expertise après une possible attaque d’un ours…

Ours brun (Ursus arctos). Photo : JLS (Cliquez pour agrandir)

Ours brun (Ursus arctos). Photo : JLS (Cliquez pour agrandir)

Un « comportement irresponsable » : c’est ainsi que la préfète de l’Ariège a qualifié, dans un communiqué, l’incendie d’un véhicule de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), ce mercredi matin, alors que des agents procédaient à une expertise après une possible attaque d’un ours.

La préfecture rappelle les faits : « Vers 6h45, deux agents de l’ONCFS et un agent de la direction départementale des territoires (DDT) se sont rendus à Auzat pour réaliser une expertise sur l’estive de l’Artigue. L’expertise, pour laquelle un rendez-vous avait été fixé avec le président du groupement pastoral de Bassies-Lartigue concernait trois brebis, et s’est déroulée correctement ».

Incendie sur la commune d'Auzat d'un véhicule de l'office national de la chasse et de la faune sauvage.

C’est à leur retour de l’expertise que les agents de l’État ont « découvert que leur véhicule, initialement garé à côté de celui d’un éleveur, avait été déplacé et incendié. » Les pompiers, alertés à 8h30 depuis de village de Marc se sont immédiatement rendus sur les lieux, accompagnés par la gendarmerie. « Ce sinistre intervient dans un contexte tendu, après le dérochement fin juin de plus de 250 brebis, tombées d’une crête dans le massif de l’Aston à cause de la présence d’un ours, ce qui avait ravivé les tensions entre les partisans d’un retrait graduel d’ours dans la zone et ceux plaidant pour un renforcement de la protection des troupeaux » rappelle l’AFP.

La préfète Chantal Mauchet a condamné « avec la plus grande fermeté le comportement irresponsable des personnes à l’origine de cet acte ». Si elle renouvelle « tout son soutien aux éleveurs et bergers touchés par les prédations »elle « ne peut tolérer que des atteintes individuelles soient portées aux agents publics dans l’exercice de leurs missions »

La population d’ours dans le massif pyrénéen est estimée actuellement à plus d’une quarantaine de spécimens. Après la mort des 250 brebis, des élus et des éleveurs de l’Ariège avaient réclamé que l’État retire des ours du massif pyrénéen.

« L’Ariège, cet été, dégueule d’ours (…) on sent l’imminence d’un drame, qui pourrait concerner un randonneur croisant une ourse avec ses petits, ou un éleveur au bout du rouleau », avait ainsi estimé lors d’un point de presse Philippe Lacube, le président de la Chambre d’agriculture de l’Ariège. Après avoir exprimé son appui et sa confiance aux agents de l’ONCFS, Chantal Mauchet a rappelé que ce sont leurs « expertises qui permettent de connaître de la façon la plus précise possible les atteintes portées par les ours aux troupeaux, et de déclencher les indemnisations auxquelles ont droit les éleveurs. »

 

 

La Rép des Pyrénées  (17 juillet 2019)

 

 

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K
Les loups... les ours...
Il ne fait pas bon vivre en France... quand on est un animal sauvage...
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O
On ne devrait pas confier d'allumettes aux ours, ce sont des animaux placides mais souvent imprévisibles.
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Z
Tout est bon pour appeler à tuer des animaux sauvages ! Les randonneurs ont plus de risques de croiser des chasseurs "myopes" qu'une ourse!
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J
Ta photo de l'ours brun est chouette. Est-il pyrénéen?
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O
Il est vrai J. Louis que l'ours des Carpathes est assez débonnaire. L'ours des des Pyrénées aujourd'hui disparu était parfois de mauvaise humeur, souvent pour de bonnes raisons. L'ours venu de Transylvanie est travailleur, a des besoins modestes et se nourri essentiellement de "mamaliga". Foutons lui la paix.
J
Il s’agit d’un ours brun d’Europe ! Il faut savoir que l’ours des Pyrénées en tant qu’espèce est officiellement totalement disparu… Ceux qui y subsistent (difficilement d’ailleurs, la preuve en lisant cet article…) sont des ours bruns eurasiens !
J
On n’est décidément pas prêt à vivre en paix avec la nature ! Cette nature surexploitée, méprisée, dominée… et qu’on ne veut surtout pas… naturelle ! Un tel acte, s’il avait été perpétré par des écologistes, serait non seulement condamné jusqu’aux plus hautes sphères de l’Etat mais bénéficierait d’une couverture médiatique autrement à charge ! Enfin, on en profiterait pour démontrer combien les écologistes sont de dangereux individus qu’il faut éliminer… Tout comme les ours ! Là, on se contente d’une condamnation bien molle qui, très certainement, n’ira guère plus loin. Quant aux auteurs, ils peuvent dormir tranquille, ils ne seront pas plus inquiétés que ne le sont les agriculteurs qui détruisent le mobilier urbain ou brûlent des montagnes de pneus et de palettes…
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