La voiture électrique : pas si écologique que ça…

Publié le par Jean-Louis Schmitt

La voiture électrique, réputée pour être un produit qui milite pour l’écologie, présente en fait de multiples travers. Sans s’attarder sur les plus connus – tels que le fait que les batteries ne soient pas recyclables, qu’elles soient faites de lithium, ou encore que leur autonomie soit toujours très limitée – nous aborderons leur source d’énergie, leur rendement, et la production massive de CO2 qu’elles génèrent.

Photo : JLS (Cliquez pour agrandir)

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Une voiture zéro CO2 ?

Certes, la voiture électrique n’émet pas de gaz à effet de serre ; en 2012, il a été pourtant été observé qu’à l’échelle mondiale, 80% de l’énergie qu’elle utilise provenait de sources polluantes telles que le pétrole, le charbon, et le gaz naturel. En France, 78% de l’énergie électrique vient du nucléaire, donc effectivement pas de problème d’émission de gaz à effet de serre…

Et le rendement ?

Ensuite, la voiture électrique a la réputation d’avoir un meilleur rendement. Cette réputation lui a été attribuée à tort ; comparons le rendement d’une voiture électrique et d’une voiture au gazole : cette dernière a un rendement oscillant entre 15% et 25% alors que celui de la voiture électrique est de 80%.  Cependant il faut aussi prendre en compte le rendement de la production et du transport d’électricité utilisée comme « carburant ». Le rendement de la plupart des centrales électriques est de l’ordre des 33% et le rendement du transport est d’environ de 90% (celui du transport de l’essence est négligeable) donc au final entre le combustible et l’électricité utilisée le rendement est de l’ordre de 25%.

Tout ceci pourrait nous amener à penser que les deux types de voitures se valent. Mais c’est sans compter le désastre écologique que représente la fabrication des batteries d’une voiture électrique ! En effet, produire une seule batterie génère la même quantité de CO2 qu’une voiture diesel qui aurait roulé 50 000 Km.

Enfants dans une mine de cobalt au Congo : Le cobalt est utilisé dans les batteries au lithium. L’extraction se fait souvent dans des conditions désastreuses tant au niveau humain qu’au niveau écologique. (Photo : Internet)

Alors, la voiture électrique, écolo ?

Dans les conditions actuelles, les voitures électriques ne respectent pas les critères d’un produit dit « écologique ». Elles seront écolos quand leur source d’énergie sera à 100% propre et durable et que les moyens de stockage seront améliorés.

En tant qu’alternative, les voitures hybrides sont envisageables, tout comme les voitures au bio éthanol, une énergie renouvelable, et qui selon l’ADEME, pollue presque 3 fois moins que les voitures diesel et a en plus le mérite d’être renouvelable…

Vidéo : Voitures électriques : pas si écologiques ? (7 :49)

 

 

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Publié dans Environnement, Point de vue

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C
Çe n'est pas au point, loin de là
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Z
C'est clair qu'on est loin de l'idéal !
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J
Avez vous la source à propos de l'équivalence des la production de CO2 d'une batterie et les 50000km d'une voiture à e ergie fossile ? Ça fait quelques temps que je veux chercher...
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D
pas de solution miracle à part le vélo et encore faut-il le fabriquer
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J
Je ne suis pas certain que le bioéthanol soit très propre : déforestation massive pour le produire, utilisation du diesel pour labourer les champs et la récolte…pour finalement le brûler et donc produire du CO2. Les batteries ne sont effectivement pas mieux, peut être l’hydrogène mais il faut en produire proprement et ce n’est pas non plus simple. Mais ce qu’il faut voir et qui n’est pas souvent dit, c’est que l’automobile ne représente que 14% des émissions, le principal pollueur étant le chauffage des habitations et là il y a sûrement plus à faire que de taxer et encore taxer la voiture…alors ? Isolation ++,utilisation des énergies solaires pour le chauffage, bâtiment adaptés pour recycler, autres systèmes pour conditionner l’air, végétalisation.
Sans oublier les moteurs thermiques très « sales » comme ceux de tous les engins deux roues type scooter, les machines comme les tondeuses, souffleurs de feuilles et autres engins d’horticulture qui polluent 5 à 6 fois plus que les moteurs à filtres et qui devraient depuis longtemps être soumis à des normes anti pollution plus efficaces. Les solutions et mesures sont plus nombreuses que l’on nous le dit mais là encore je n’ai pas l’impression que nous agissons et je suis sûr que les discours actuels sont toujours dans l’optique de faire diversion sur ce problème majeur du réchauffement climatique.
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F
Une vision et un raisonnement perspicace.
Pour moins polluer Il n'y a pas de solution radicale mais un ensemble de mesures alternatives. L'hybride, le bioéthanol, la bicyclette, les transports en commun la pondération de nos déplacements en automobile et aussi la marche à pieds, peuvent réduire la quantité de gaz à effet de serre...
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J
Il semble bien que le seul avantage des voitures électriques, actuellement, soit de transférer la pollution des villes à la campagne. Ce qui aurait peut-être plu à Alphonse Allais ! Et pour le reste utiliser bla-bla car et équivalents.
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J
Il suffit de se poser les bonnes questions et, une évidence s’impose : quoique nous fassions, nous polluons ! Certes, avec plus ou moins d’intensité mais, quoiqu’il en soit, notre impact sur l’environnement est et ne sera jamais nul ! Concernant les véhicules électriques, si j’ai souvent été tenté par ce concept, le problème des batteries et, bien sûr, celui du rechargement qui est une aubaine pour justifier la poursuite du nucléaire dans notre pays, m’en ont toujours dissuadé ! Mis à part de réduire ses déplacements, je ne vois, pour l’heure, aucune solution !
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