L’abattage sans étourdissement, incompatible avec le label Biologique

Publié le par Jean-Louis Schmitt

La Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE), dans un arrêt rendu public le 26 février 2019, vient de donner raison à l’OABA (Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoirs), dans le litige qui l’oppose à la France depuis 2012.

Photo : GAÏA

 

Dans son arrêt, la Cour de Luxembourg fait sienne la position de l’OABA, soutenue à l’audience par la Grèce, la Norvège et la Commission européenne. En exigeant d’une part, des « normes élevées en matière de bien-être animal » comme l’un des objectifs de la production biologique et d’autre part, une « souffrance réduite au minimum pendant toute la durée de vie de l’animal, y compris lors de l’abattage », le règlement n° 834/2007 CE n’entend pas autoriser l’abattage d’animaux sans insensibilisation.

 

La Cour estime en effet que « les méthodes particulières d’abattage prescrites par des rites religieux, qui sont réalisées sans étourdissement préalable, n’équivalent pas, en termes de garantie d’un niveau élevé de bien-être de l’animal au moment de sa mise à mort, à la méthode d’abattage avec étourdissement préalable, en principe imposée par le droit de l’Union ».

 

L’OABA ne peut que se féliciter de cette position qui prévaut désormais pour l’ensemble des abattages sans étourdissement dans l’ensemble des pays de l’Union européenne !

 

« C’est une décision historique » s’est écrié le Docteur vétérinaire Jean-Pierre Kieffer qui s’est empressé de féliciter le Vice-président de l’OABA, Me Alain Monod, Avocat aux conseils, qui a plaidé cette affaire devant l’ensemble des juridictions nationale et européenne ainsi que le directeur de l’OABA qui a porté ce dossier depuis le début.

 

De son côté, la Fédération Nationale de l’Agriculture biologique s’est réjouie d’une décision cohérente avec le cahier des charges et l’éthique de la production biologique qui guident les pratiques des éleveurs et éleveuses bio.

 

Source : OABA (26.02.2019)

 

 

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C
J'ai l'impression de radoter parfois, mais le mieux est vraiment de ne plus manger de viande... L'humain a le libre arbitre, donc chacun fait ses choix... @mitiés !
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J
Soyons optimistes, les choses avancent même lentement. Et une ne évolution est toujours préférable à une révolution. Ne serait-ce que pour les dommages collatéraux. Quant aux religions ou sectes, elles devront s'adapter. D'ailleurs, il y a beaucoup de confusion entre religion et tradition,
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O
Au risque de vous décourager la tendance est plutôt à l'inverse, Bonne soirée
D
Si cette cruauté ne se manifestait qu'à l'égard des animaux ce serait déjà dramatiquement inadmissible. Malheureusement les femmes, les "non croyants", les opposants… subissent la même barbarie !
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Z
Que sont quelques minutes de plaisir de l'estomac , face à tant de souffrances! Maintenant qu'on connaît tout cela ,alors qu'il y a une alternative végétarienne , comment peut-on encore se nourrir d' une agonie aussi cruelle ?
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N
Il faut interdire purement et simplement ce type d’abattage !
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J
L 'abattage rituel sans étourdissement préalable est la honte des civilisations du 21ème siècle alors que le bien-être animal résonne dans toutes les têtes et que l'on traque le moindre dérapage, le fait de ne pas apposer le label bio sur les viandes halal peut faire penser que toutes les autres viandes peuvent provenir d'abattage sans étourdissement
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G
Bravo à l’OABA qui a porté ce combat depuis 2012. Cette belle victoire représente une réelle avancée pour les animaux d’élevage !
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D
en effet la religion ne devrait pas avoir sa place là dedans
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O
Je conseille à tout les amateurs de poésie bureaucratique de se pencher sur le règlement 834/2007 CE dont il est question plus haut. Un régal. Ce règlement donne des indications sur ce qu'il est conseillé de faire en agriculture biologique et laisse deviner en filigrane ce qui est autorisé courramment en agriculture conventionnelle.Très marrant. Pour le reste on peut s'évertuer à réclamer la suppression de l'ensemble des abattages rituels. Mais dès qu'il est question de ces sujets les tensions s' exacerbent. C'est mal parti. Dans les abattoirs traditionnels mêmes "bio", ce n'est pas reluisant non plus. On peut aussi arrêter de consommer de la viande, c'est peut-être ce qu'il y a de mieux à faire. Ou alors commander son gigot dès maintenant, Pâques approche. En prenant quelques précautions pour ne pas être tourmenté par de petits remords hypocrites.
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H
Quand on égorge un animal, on l'égorge d'une oreille à l'autre. La bête met quatorze minutes au moins pour se vider de son sang. Alors que la religion ne la prescrit pas. Pourquoi on n’assomme pas la bête pour éviter de souffrir ?
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J
Il est évident que la manière dont sont mis à mort les animaux dans les abattoirs " n’équivaut pas, en termes de garantie d’un niveau élevé de bien-être…". Il aura fallu des années de lutte à l’OABA pour cette simple reconnaissance ! C’est dire les nombreux obstacles qui continuent à obstruer le chemin vers un changement tangible de notre rapport avec les animaux… J’ajoute que, Bio ou pas, il n’y a pas de mort douce !
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