Le Conseil d'Etat retoque la prolongation de la chasse à l'oie

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Les associations de défense des animaux ont salué cette décision. Le gouvernement souhaitait prolonger cette chasse, dont la date de fermeture officielle est fixée, par une directive européenne, au 31 janvier.

Oies sauvages au décollage. Photo : JLS (Cliquez pour agrandir)

Oies sauvages au décollage. Photo : JLS (Cliquez pour agrandir)

Les volatiles peuvent souffler. Le Conseil d'Etat a ordonné, mercredi 5 février, la suspension immédiate d'un arrêté autorisant la prolongation de la chasse aux oies sauvages en février. Cet arrêté gouvernemental prévoyait un quota pour tuer 4 000 oies en février dans l'Hexagone (sauf l'Alsace), alors que la date officielle de fin de chasse de ces espèces est fixée au 31 janvier, conformément à une directive européenne de protection des oiseaux migrateurs.

Le gouvernement "fait état des risques, au regard notamment de l'équilibre des écosystèmes, que présenterait la prolifération des espèces d'oies, en particulier au Nord de l'Europe, note, dans son ordonnance, le Conseil d'Etat saisi en urgence par la Ligue de protection des oiseaux, FNE, Humanité et biodiversité, et One VoiceCependant il n'établit pas (...) qu'il n'existerait aucune autre solution satisfaisante, qui pourrait notamment être mise en œuvre dans les Etats européens les plus concernés par les risques allégués, ni que les prélèvements par tir autorisés constitueraient une 'exploitation judicieuse de certains oiseaux en petites quantités' lui permettant de déroger au principe de protection complète des espèces migratrices", ajoute-t-il, au terme d'une audience en urgence tenue mardi.

"Victoire !" a réagi l'association One Voice, pour qui "le surnombre d'oies avancé n'est qu'un prétexte fallacieux pour permettre aux chasseurs de s'adonner à leur loisir".

 

France Info (06/02/2019)

 

 

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Publié dans Chasse, Oiseaux

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P
Il est temps que l'on s'inquiète de la vie des animaux sauvages, autrement que comme futures cibles potentilles Mais, vous le pensez aussi bien que moi. Bises à tous les deux. Philippe.
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J
Bonjour Philippe, <br /> Merci pour tes commentaires grâce auxquels je sais que tu n'es pas trop loin ! Un blog qui, entre autres rapprochent les lecteurs, c'est plutôt bien, non ?<br /> Amitiés à toi !
O
Pendant que tout le monde cherche des solutions pour économiser l'argent public, les technocrates et politiciens du Ministère prennent, sur ordre direct du lobby de la chasse, des arrêtés illégaux systématiquement annulé par les sages du Conseil d’État.<br /> La Cour des Comptes se penchera-t-elle un jour sur le coût des arrêtés illégaux rédigés par des hauts fonctionnaires, payés sur les deniers publics, signé par un Ministre payé, sur des deniers publics, et annulés par des Conseillers d’États payés sur des deniers publics ?
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O
Bien vu, merci d'attirer notre attention sur un aspect de la chose que l'on a tendance à oublier.
F
Loin de l’écologie, dont ils se disent pourtant les défenseurs, les chasseurs avaient encore une fois fait pression sur le gouvernement et les parlementaires pour obtenir une prolongation de la chasse en invoquant des motifs erronés et sans fondement.<br /> Le Conseil d’État a rejeté ces arguments infondés et rappelé que la chasse en février, qui affecte des oiseaux en migration prénuptiale, est contraire à la directive européenne « Oiseaux » et à la loi française qui imposent la protection complète des oiseaux dans une période où ils sont très vulnérables.<br /> Comme il le fait systématiquement depuis vingt ans, le Conseil d’État a réaffirmé que la chasse des oiseaux d’eau doit impérativement fermer au plus tard le 31 janvier.<br /> France Nature Environnement et Humanité et Biodiversité sont satisfaites de cette décision et appellent les pouvoirs publics à faire respecter fermement sur le terrain l’arrêt de la chasse. Les actes de chasse illégaux ne doivent pas être tolérés alors que les oiseaux ont entamé leur migration vers leurs sites de nidification.
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M
Enfin, une bonne décision
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J
De l’intérêt des contre-pouvoirs dans une démocratie. Faut-il encore que les intéressés les respectent et appliquent leurs décisions même s’ils ont le droit de faire appel ! Sans abuser parce que le commun des mortels n’en a pas les moyens alors que certains groupes semblent en avoir d’illimités comme les politiques d’ailleurs mais paient-ils vraiment ?
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J
C'est une bonne question quand on entend les coûts d'une intervention en justice.
D
https://www.franceinter.fr/emissions/tanguy-pastureau-maltraite-l-info/tanguy-pastureau-maltraite-l-info-07-fevrier-2019<br /> à 3mn40
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J
Merci Dominique, j'ai suivi ton conseil et ai écouté Tanguy Pastureau : juste excellent le gaillard ! Malgré la gravité des sujets évoqués, o ne peut s'empêcher d'en rire ! C'est un artiste !!!
Z
C'est sûr qu'ils doivent être verts de rage les viandards!
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J
La l'oie est respectée....
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D
Une petite victoire mais une grande justice......espérons que c'est un premier pas car la France est lamentable au niveau de l'écologie et la cause animale; Rugy, girouette occupée par ta seule ambition, BB ne t'a pas raté; les humoristes non plus comme ce matin sur France inter et c'est bien mérité !
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D
le gouvernement est mis au pas... de l'oie !
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J
‘’ C’est une énorme déception. On ne s’attendait vraiment pas à un jugement aussi partial… ‘’. Du coup, les chasseurs de la Somme préviennent : ‘’ Ça ne nous arrêtera pas. S’il le faut, on saisira la Cour de justice européenne. C’est quand même la Commission qui nous a accordés, pour la première fois, cette dérogation… ‘’ et, en attendant, on peut leur faire confiance, les oies vont morfler ! D’ailleurs, qui osera aller vérifier sur le terrain ?
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O
Une épreuve, une injustice, car sous la rude vareuse au beau camouflage se cache un petit coeur qui bat. Vous ne pouvez v-comprendre ce que c'est que de se lever à l'aurore, les aubes incertaines, cheminer entre les flaques et les oyats, remplis de pensées métaphysiques, la vie, la finitude, ces choses. De se trouver confronté au déchirement, vais-je donner la mort aujourd'hui ou demain une petite larme délicate à l'oeil et le front plissé par l'introspection ? Puis cette puissante sublime et intense révélation, je porte un fusil, fruit d'une évolution technologique multi-millénaire et l'oie non, la conne. C'est beau, plus que ça c'est grandiose. Non la LPO n'aura pas notre peau!