La secrétaire d’État Emmanuelle Wargon a reçu des chasseurs

Publié le par Jean-Louis Schmitt

En marge de sa visite ce vendredi à Amiens, la secrétaire d’État a reçu une délégation de chasseurs. Elle a notamment expliqué le sens de la décision du Conseil d’État qui a cassé l’autorisation de chasser les oies cendrées en ce mois de février 2019.

Emmanuelle Wargon, ce vendredi à Amiens. (Photo Dominique Touchart)

Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, est en déplacement ce vendredi 8 février 2019 à Amiens, où elle a visité les hortillonnages et participé à un échange avec des agents de la Direction régionale de l’environnement (DREAL) dans le cadre du grand débat national.

En marge de sa visite, elle a reçu à huis clos une délégation de chasseurs, déçus par la décision du Conseil d’État tombée mercredi. La plus haute juridiction administrative française a cassé l’arrêté du ministre François de Rugy, qui autorisait, par dérogation, la chasse aux oies en février. Une autorisation attendue de longue date par les chasseurs de gibier d’eau.

« La décision du Conseil d’État sera respectée »

La secrétaire d’État a expliqué vendredi à la presse que l’arrêté ministériel se fondait sur la gestion adaptative des espèces, a contrario de la démarche binaire – on chasse ou on ne chasse pas les oiseaux en période de migration – actuellement imposée par la directive européenne Oiseaux. Grosso modo, si la population d’oies cendrées n’est pas menacée, on peut accorder un quota de chasse. L’arrêté de François de Rugy autorisait la capture de 4 000 oies cendrées sur tout le territoire français en février.

Selon la secrétaire d’État, le Conseil d’État a cassé l’arrêté car l’argument évoqué par les chasseurs et le gouvernement – les dégâts aux cultures provoqués par les oies en surnombre aux Pays-Bas et en Norvège – ne concerne pas la France.

« On va appliquer la décision du Conseil d’État », a conclu Emmanuelle Wargon. « Elle sera respectée ». Cependant, la France compte sur une évolution de la législation en Europe, dans le cadre du plan de gestion européen des oiseaux d’eau et de l’accord international sur la conservation des oiseaux d’eau d’Afrique et d’Eurasie (AEWA), pour permettre la chasse aux oies en février.

 

Le Courrier Picard/Denis Desbleds et David Vandevoorde (08/02/2019)

 

 

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Publié dans Chasse

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J
En somme (et dans la Somme), si la loi va à l'encontre des desiderata des flingueurs, changeons la loi ! C'est ce qui ressort en substance de la déclaration de la secrétaire d'Etat, aux ordres de toute évidence elle aussi !
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