Le Martin-pêcheur d’Amérique

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Cet oiseau migrateur de la taille d’un geai bleu déploie une silhouette racée, marquée par une huppe bleue, une gorge blanche, un collier bleuâtre, un dos gris-bleu et un long bec noir : le martin-pêcheur d’Amérique se distingue également par sa grosse tête, capable de surmonter des chocs importants au moment où l’oiseau plonge dans l’eau…

Martin pêcheur d’Amérique (Megaceryle alcyon). Photo : Gill et François Steimer (Cliquez pour agrandir)

Martin pêcheur d’Amérique (Megaceryle alcyon). Photo : Gill et François Steimer (Cliquez pour agrandir)

Il est nommé « d’Amérique » pour le distinguer de son cousin le Martin pêcheur d’Europe, bien que la différence morphologique entre les deux espèces soit évidente. Comme son nom l’indique, cet oiseau se nourrit surtout de petits poissons. Perché sur une branche d’arbre, un tronc, un poteau, ou autre structure surplombant une étendue d’eau peu profonde mais limpide, il scrute celle-ci pour y guetter ceux qui s’approchent de la surface… Outre les poissons qui constituent l’essentiel de son menu, les batraciens et les insectes capturés de même manière font aussi partie de son régime alimentaire.

En dehors de la saison de nidification, le martin-pêcheur mène une existence solitaire. Par contre, au cours de la période des nids, les couples défendent activement leur territoire. Le mâle notamment raccompagne les intrus hors des limites de ses terres en les réprimandant continuellement. S'il perçoit quelque désordre à l'intérieur de son domaine, il réagit aussitôt en érigeant les plumes de sa huppe de façon agressive. Toutefois, la plupart des mesures de défense du territoire sont accomplies par le biais d'injonctions vocales ou de poursuites aériennes. Le cri de dissuasion est constitué par un vibrant crépitement mécanique. Le cri d'alarme, émis par les deux partenaires en cas de menace est un hurlement bref.

Pendant la recherche de proies, le martin-pêcheur d'Amérique peut pratiquer le vol stationnaire, mais en temps normal, il effectue un vol puissant, direct et de courte durée. Une grande majorité des martins-pêcheurs d'Amérique migre, bien qu'ils soient capables d'endurer les rigueurs du climat nord-américain dans la mesure où la température de l'eau est supportable. (Source : Oiseaux.net)

Photo : Gill et François Steimer (Cliquez pour agrandir)

Photo : Gill et François Steimer (Cliquez pour agrandir)

 

 

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C
très mignon avec sa tête ébouriffée
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Z
Merveilleuse petite créature! Qu'il est beau avec son brushing ébouriffé!
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G
Oiseau très timide
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D
un oiseau de caractère !
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J
Ces découvertes sont intéressantes. Il a un sacré bec.
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J
En réalisant cette page j’ai appris aussi que, si l’alimentation de ce cousin américain de notre Martin–pêcheur était assez variée (principalement du poisson mais aussi des mollusques, des amphibiens, des crustacés, des lézards, de jeunes oiseaux et même de petits rongeurs et des insectes…), il était en outre capable d’ingurgiter des proies aussi longues que lui soit grande d’environ 25 cm ! Tout comme les rapaces et notre héron cendré, le martin-pêcheur d’Amérique recrache les débris indigestes sous forme de pelotes de réjection… Tout comme le martin-pêcheur de chez nous, son nid se trouve au fond d’un tunnel qu’il creuse en compagnie de son élue, travail qui, selon la nature du terrain (sable ou sol plus dur…) peut prendre jusqu’à 3 semaines ! Impressionnant, non ?
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