Retour dans la nature de Meles le blaireau

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Absent de la région ce jour-là, je n’ai malheureusement pas pu assister au relâcher de Meles pour lequel les vétérinaires et les soigneurs du GORNA se sont considérablement investis pendant plus de 6 mois ! Meles était arrivé au centre de soins dans un bien triste état (voir ici) et il était alors difficile de croire que ce malheureux blaireau s’en sortirait et, encore moins, d'imaginer qu’un jour il puisse retrouver le chemin de la liberté…

Photo : GORNA (Cliquez pour agrandir)

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Pari réussi pourtant puisque, ça y est, après des semaines d’angoisse et de très nombreuses navettes entre le centre de soins et le cabinet vétérinaire qui a accompli une réelle prouesse, Meles a été relâché et devra, désormais, subvenir seul à ses besoins quotidiens ! Refaire sa vie en somme…

Le lieu du relâcher

Comme le précise Guy Marchive, directeur du GORNA, « Après concertation, la solution de le relâcher sur son site de découverte a été abandonnée : nous ne pouvons en effet pas écarter l’hypothèse que ses nombreuses morsures étaient probablement dues à un combat territorial avec un congénère… Virginie Boyaval, spécialiste et éthologue réputée du blaireau ( www.meles.fr ), nous a suggéré de réintroduire « Meles » dans un terrier inoccupé avec une technique d’émancipation progressive. La période actuelle est particulièrement propice car elle correspond exactement au moment de dispersion naturelle des blaireaux subadultes. Le site retenu, qui restera confidentiel pour la quiétude de l’animal, a été déterminé avec l’aide de Damien Vogt, ancien garde de l’Office National des Forêts et actuel 1er adjoint au Maire de Neuwiller-lès-Saverne ».

Surveillance accrue du site

 

Après tant d’acharnement pour sauver Meles, il aurait en effet été dommage de commettre la moindre imprudence susceptible d’anéantir le travail acharné de toutes ces dernières semaines. Aussi, avant le moment tant espéré de la remise en liberté, le site retenu a été consciencieusement étudié : « Dans le cadre de l’étude préliminaire et bien que divers indices indiquent que les nombreuses galeries soient inoccupées, plusieurs pièges photos ont été installés pour nous en assurer. Ce terrier, difficile d’accès, est idéalement situé et parfaitement adapté pour que « Meles » puisse, s’il le souhaite, y fonder une famille » ajoute Guy !

 

Désormais libre, Meles se retrouve seul face à son destin ! Gageons néanmoins que quelques hommes de bonne volonté veilleront discrètement sur cet animal au parcours décidément pour le moins atypique et parsemé de rencontres véritablement extraordinaires !

 

Reste à croiser les doigts afin que tout se passe pour le mieux et, une fois encore, de remercier vivement tous les artisans (soigneurs, vétérinaires, bénévoles sans oublier les nombreux donateurs…) qui ont permis cette rare et non moins magnifique épopée ! Et longue vie à Meles…

 

(Lire également l'article des DNA du 3 octobre 2018)

Photos : GORNA (Cliquez pour agrandir)Photos : GORNA (Cliquez pour agrandir)
Photos : GORNA (Cliquez pour agrandir)

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Retour au terrier du blaireau soigné au Centre de sauvegarde de la faune sauvage de Neuwiller-lès-Saverne

 

Après six mois et une semaine de convalescence, le blaireau surnommé Mélès par les internautes est rentré dans son terrier. Une opération sauvetage réussie par l’équipe du Gorna de Neuwiller-lès-Saverne.

Après six mois de convalescence, Mélès se porte comme un charme.

Son sort avait ému les internautes qui se sont cotisés via une plateforme de financement participatif afin de récolter des fonds pour le soigner (DNA du 4 mai). Découvert dans son jardin par une habitante d’Obersteinbach, le blaireau était en très mauvais état. Il souffrait d’importantes morsures sur tout le corps et les soigneurs du Gorna (groupement ornithologique du refuge Nord Alsace) n’étaient pas sûrs de pouvoir le sauver.

3 000 € de dons ont été récoltés grâce à 127 donateurs

« Sa prise en charge a été difficile, suite à de nombreuses complications, notamment des problèmes d’infection cutanée. Des dizaines d’heures d’interventions ont été nécessaires pour le tirer d’affaire », précise le directeur du Gorna, Guy Marchive. En ajoutant, « les vétérinaires, à titre bénévole, ont fait un boulot incroyable ! ». L’appel à dons lancé par les internautes a permis de récolter la somme nécessaire, 3 000 €, pour financer les soins (médicaments, hébergement, déplacements chez les vétérinaires, etc.) Au total, ce sont 127 généreux donateurs qui ont participé au sauvetage de ce blaireau qu’ils ont surnommé Mélès, le nom latin de l’animal.

Une histoire qui se finit bien puisque Mélès est rentré chez lui dimanche, escorté par un comité restreint pour limiter son stress. « Il était accompagné par sa découvreuse, Deborah, son rapatrieur, Gérard, plusieurs de ses soigneurs et quatre solides “sherpas” chargés de l’acheminer jusqu’à son terrier d’émancipation », raconte Guy Marchive. Mélès a été transporté vers un terrier vide. Il est sorti si vite de sa cage, trop heureux de rentrer chez lui, que les flashs des photographes n’ont pas pu l’immortaliser ! Pour autant, il ne disparaîtra pas complètement dans la nature puisque des « pièges photographiques » sont en place dans le secteur et le suivront de près pour vérifier qu’il se nourrit correctement et continue à se porter comme un charme.

DNA/S.G. 03/10/2018

 


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Commenter cet article

laramicelle 02/10/2018 18:33

je lui souhaite une belle et longue vie

Nadia 02/10/2018 17:30

Longue vie a ce pépère. Après tant de mois de rééducation va t'il être capable de retrouver ses instincts de chasseur. Lui a ton posé une balise de localisation pour le suivre dans ses mouvements et le surveiller un peu ? Probablement que non. C'est une prouesse remarquable réalisée par le gorna et les vétérinaires. Son retour dans le.milieu naturel est magnifique.

domi 02/10/2018 16:57

à cause des blaireaux, j'ai renoncé à me raser la barbe

Jean-Louis 02/10/2018 17:15

Hé, hé... moi itou :-)) !

domi 02/10/2018 16:56

tant mieux pour lui, et surtout belle opération pleine de sens

kimcat 02/10/2018 15:39

On lui souhaite une belle vie !
Bon après-midi.