En Charente, le gibier est prêt avant l'ouverture de la chasse…

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Voilà un petit reportage éloquent de France3 : il date certes de l’an passé mais, il en est de même chaque année ! Pour ceux qui persistent à dire (et à croire) que ‘’la chasse est, hélas, un mal nécessaire’’, que les ‘’prélèvements sont indispensables ‘’ et autres arguments régulièrement avancés pour justifier ce « loisir », voilà qui peut les éclairer sur ce qui est aussi « une réalité de la chasse » !

Ce faisan a été livré à une société de chasse / © France 3 Poitou-Charentes - B. Pillet

Avant l'ouverture de la chasse ce dimanche, des éleveurs professionnels de gibiers se sont activés pour livrer leurs animaux aux différentes sociétés de chasse.

Depuis le début de la semaine, l’activité est intense dans les élevages de gibiers. Dans un élevage de Ventouse, en Charente, spécialisé dans les oiseaux, des gibiers à plume sont récupérés un à un pour être livrés aux sociétés de chasse.

Christian Mesnard, propriétaire de cet élevage, réalise 25% de son chiffre d'affaires en quelques jours. Les oiseaux ont environ 22 semaines lorsqu'ils sont vendus. Voyez ce reportage de Bruno Pillet et Christophe Guinot, réalisé ce vendredi à Ventouse (Charente).

Vidéo : En Charente, le gibier est prêt avant l'ouverture de la chasse dimanche (1 :40)

En Charente, il existe une dizaine d'éleveurs de gibiers. L'ouverture de la chasse est prévue dimanche pour les 13 000 chasseurs du département.

France3 Nouvelle Aquitaine/Coralie Roland (9.09.2017)


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C
C'est répugnant ! et c'est pour ça qu'on tue "par accident" des gens, des chevaux et des vaches...
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K
Ecoeurée par cette vidéo...<br /> On traite ces pauvres oiseaux qui vont être sacrifiés comme de la vulgaire marchandise...
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K
Tellement facile de tirer sur du gibier d'élevage !!!<br /> Inadmissible et consternant...<br /> Révoltant même !!!!!
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C
Nous ne sommes que des semeurs de graines. Et les récoltes futures dépendront de nos intentions et de ce que nous aurons tous mis en terre et jeté aux quatre vents. Merci Jean-Louis pour ces pages d'expressions et d'enseignements, qui alternent coups de coeur et coups de gueules hautement salvateurs !
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J
Pour éviter de lasser mes lecteurs, promis : demain on ne parlera pas de chasse ;-) !
D
tirer sur du faisan de poulailler est en effet inadmissible, me fait penser au tir (là on ne parle pas de chasse) aux pigeons vivants que j'ai connu en PDC
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J
Sans doute apprécierez-vous, comme moi, la délicatesse avec laquelle ces oiseaux sont manipulés ! Il en est de même bien sûr pour les volailles destinées à l’abattoir mais ce n’est pas le sujet ici… C’est un détail bien sûr mais, personnellement, cela m’insupporte ! Du reste, pourquoi les employés devraient-ils ‘’prendre des gants’’ : les faisans et autres cailles étant de toute manière destinés à être massacrés, toute sensiblerie serait donc parfaitement déplacée…<br /> Par curiosité, j’ai recherché le prix de ces bêtes destinées aux balles des chasseurs ! Voilà donc, pour compléter votre information : <br /> <br /> - Faisan commun, la ‘’pièce’’ âgée de 10 semaines : 8,50 € / adulte : 11,60 €<br /> - Faisan obscur, la ‘’pièce’’ âgée de 10 semaines : 8,50 € / adulte : 11,60 €<br /> - Faisan vénéré, la ‘’pièce’’ âgée de 10 semaines : 10,30 € / adulte : 14,75 €<br /> - Perdrix grise ou perdrix rouge, la ‘’pièce’’ : 8,90 €<br /> - Canard de chasse, la ‘’pièce’’ : 10,80€<br /> <br /> A noter que, outre les cerfs, les chevreuils, les sangliers, plusieurs millions d’animaux souvent élevés dans le seul but d’être lâchés quelques jours seulement avant l’ouverture, sont ainsi exécutés ! Et on ose parler de ‘’sport’’ par-dessus le marché ? <br /> <br /> Et je ne parle pas ici de toutes les autres victimes : ces fameux ‘’nuisibles’’ ou encore les animaux domestiques qui ont le malheur de croiser le chemin de certains…
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C
Cette marchandisation du monde Vivant fait vraiment mal au coeur.. Ces traficants du Vivant sont comme dissociés de la notion de Vie, du respect, de l'attachement ; de cette notion du droit à une existence digne, pour tous ces autres peuples qui ont pourtant leur place sur cette Terre commune. C'est comme une maladie, une anesthésie, une distanciation où l'être, l'autre, ne représente plus qu'un bénéfice, comme une chose inerte. La notion de resensibilisation au Vivant prend tous son sens et devrait être instaurée urgemment.
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J
Merci Christine pour ce nouveau commentaire qui, comme les précédents, est d'une (trop) rare humanité ! Votre souci du Vivant est également ma principale préoccupation et, je ne peux de fait qu’agréer vos justes et touchants propos...