Éloge du jardinage patient et paresseux.
Comme aimablement soufflé par Christine dans les commentaires (ici), voici un site qui ne manque pas d’intérêt et me fait penser à un beau livre que je vais derechef associer à la présente publication : « Le beau jardin du paresseux » de Patricia Beucher mérite en effet largement un nouveau petit coup de projecteur ce que je fais bien volontiers ! C’est un ouvrage qui date certes un peu (il est sorti en mars 2000) mais il n’a pas pris une seule ride, est très agréable à feuilleter et est bourré d'utiles et sages enseignements !
Il y a le bon jardinier paresseux et le mauvais jardinier paresseux !
« Le bon jardinier paresseux, il voit un truc qui pousse, il observe et il attend. »
« Le mauvais jardinier paresseux, il ne voit pas le truc qui pousse, parce qu’il a autre chose à faire. »
Cette introduction empruntée au site Eloge du jardinage paresseux résume assez bien la « méthode »… si tant est qu’il y ait une méthode exclusive et universelle ! Je crois qu’en réalité, il y a autant de méthodes que de jardiniers, l’idéal étant que chacun expérimente la sienne et, surtout, prenne le temps nécessaire à l’observation !
Jardiner « paresseux » ne veut en effet pas dire qu’on ne fera plus rien au jardin mais, au contraire, demande une certaine organisation pour éviter d’une part de faire de grosses bêtises et, d’autre part, pour permettre au jardinier de profiter de son petit coin de nature et non de s’y casser les reins en y trimant du matin au soir ! Bref, jardiner « paresseux » c’est surtout du bon sens et, en outre, l’acceptation de ne pas pouvoir tout maîtriser ni contrôler… C’est donc avant toute chose un indispensable changement d’état d’esprit ce qui, indéniablement, demande un temps d’adaptation plus ou moins long selon les individus voire même, pour les cas les plus aigus, de désintoxication…
Autre adaptation indispensable : oublier le regard suspicieux ou critique des voisins qui en sont toujours à leurs carrés exempts de la moindre « mauvaise herbe » et ne jurent que par les traitements chimiques préventifs, curatifs et autres produits dont les dénominations se terminent en « cide » (pesticide, fongicide, insecticide, herbicide…).
Bref, vous l’aurez compris, jardiner paresseux nécessite avant tout une totale remise en question de tout ce que vous aviez appris jusque-là : il convient donc, avant de se lancer dans pareille aventure, de se documenter largement (les ouvrages du genre de celui présenté ici et les sites dédiés ne manquent assurément pas…), de visiter des jardins naturels, d’assister à des conférences, des causeries, de rencontrer des gens qui jardinent différemment etc.
En cela, « Nature d’ici et d’ailleurs » vous aide également en vous présentant de nombreuses et diverses facettes de ce qu’il est possible de faire et de ce qu’il ne faudrait surtout plus faire afin de préserver autant que possible la biodiversité et… la Planète à notre humble et modeste échelle !

« Le beau jardin du paresseux » - Patricia Beucher (Editions ULMER)
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