Carte postale du… Colorado Provençal

Publié le par Jean-Louis Schmitt

On reste en Provence, plus exactement dans le Lubéron, grâce à René qui nous présente aujourd’hui un site tout à fait exceptionnel en couleurs, en reliefs, en flore… Façonné par la main de l’homme lors de l’exploitation des carrières d’ocre, voilà en effet un endroit insolite : bienvenu au Colorado Provençal !

Photo : René Michaud

Photo : René Michaud

Le site est privé, géré par une association regroupant des propriétaires et des bénévoles soucieux de préserver l’aspect culturel et historique des lieux !

Les ocres du Lubéron

Pétris par les intempéries, ces anciens gisements présentent aujourd'hui un paysage envoûtant qui hybride l'intention de l'homme et la volonté de la nature. Falaises, cheminées de fée, buttes de sable ocré, après avoir été creusées à la pelle et à la pioche, sont désormais modelées par le bon vouloir du vent et des eaux de pluie.

Ces pigments naturels ont été utilisés dès la préhistoire, on en retrouve sur les parois des grottes. Mais en 1780, Jean Etienne Astier, un habitant du village de Roussillon, découvre qu'après traitement l'ocre devient un colorant inaltérable et non toxique. Il devient le premier « ocrier » de France et, au XIX ème siècle, l'exploitation du minerai devient industrielle. Dans le Vaucluse, les carrières à ciel ouvert et l'épaisseur exceptionnelle des veines (jusqu'à 15 mètres) rendent l'exploitation très facile et la production atteint des chiffres impressionnants : un record de 40 000 tonnes est enregistré en 1929.

Le pigment est utilisé dans la fabrication des crépis des maisons provençales, parce qu'il résiste à la chaleur et au soleil, mais il entre aussi dans la composition insoupçonnée de certains produits : la croûte de certains fromages, le linoléum, le papier kraft, le carton, la céramique, le caoutchouc ou les cosmétiques.

La crise de 1929, l'apparition des colorants de synthèse à la couleur plus régulière avaient pourtant sonné le glas de la production industrielle. La production artisanale déclina plus lentement pour devenir résiduelle aujourd'hui. Agonie silencieuse et d'autant mieux acceptée que l'installation des familles des militaires du plateau d'Albion, dans les années soixante, vint en adoucir les effets… Source : Avignon & Provence

Photos : René Michaud (Cliquez pour agrandir)
Photos : René Michaud (Cliquez pour agrandir)Photos : René Michaud (Cliquez pour agrandir)

Photos : René Michaud (Cliquez pour agrandir)

Des sentiers de randonnées ou de découverte sont accessibles pour des balades :
- A Gargas: les mines d'ocre de Bruoux, parcours guidé
- A Rustrel: le 
Colorado Provençal.
- A Roussillon, le sentier des ocres.
- A Villars, site de la Bruyère.

 

Et pour en savoir encore plus: https://www.luberoncoeurdeprovence.com/page/roussillon+50993.html

 

 

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C
C'est très beau. J ai déjà visite un site comme ça quand j'ai été en Provence. Bises et bon après midi
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K
Que c'est beau !<br /> Bon après-midi
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A
Il manque une partie de mon comm'...<br /> Connaissez vous le Colorado du Bitcherland à Roppeviller ? Un endroit tout à fait remarquable, à découvrir, si ce n est déjà fait... bisous !
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J
Non, Aurélie, nous ne connaissons toujours pas ce site tout aussi exceptionnel mais, c'est au programme ! Peut-être que, avec Corinne... A suivre !
A
Très jolie découverte, merci
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D
tout à fait sublime !
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C
C'est peut-être mieux que ce ne soit plus exploité, non? Ainsi, c'est plus facile de protéger de tels endroits importants et beaux! Une autre belle carte postale! Bonne journée!
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J
Si l'exploitation a, en l'occurrence, "façonné" le paysage et créé ce site vraiment exceptionnel, il n'y a pas de doute non plus que toutes les exploitations dénaturent surtout lorsqu'elles prennent des proportions importantes voir industrielles comme c'est souvent le cas ! C'est tout le problème de l'humain qui exploite -souvent outrageusement et jusqu'à la lie- toutes les ressources disponibles...<br /> Merci à René pour cette découverte... car, c'en est une pour moi !