Le potager du paresseux

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Cultiver un potager sans pesticide, sans engrais et sans effort physique ou presque serait à la portée de tous, selon Didier Helmstetter, agronome malicieux qui publie "Le Potager du Paresseux" (Tana Editions). Sa recette : "la phénoculture".

Didier en son potager. Photo : JLS

Didier en son potager. Photo : JLS

Descendant de paysans, Didier Helmstetter est un ingénieur agronome qui a longtemps cultivé un potager de façon assez traditionnelle, jusqu'à ce qu’ "un coup de pouce du destin", dit-il avec beaucoup de second degré, l’oblige à changer de cap. À l’approche de la retraite, l’Alsacien est victime d’un infarctus. Dès lors, il se fixe un défi :"travailler moins pour ramasser plus" . Une aventure qu’il partageait déjà sur YouTube, allongé crânement dans son transat, et qu’il prolonge dans un livre plein d’humour et de sagesse, Le Potager du Paresseux (Tana Editions), en librairie ce 8 février. 

Sa méthode ? "Adieu binette et grelinette". Au lieu de travailler la terre, de l’ameublir, de la retourner, Didier Helmstetter propose tout simplement… de la couvrir, avec du foin. Une vingtaine de centimètres d'épaisseur à dérouler sur le sol, en ouvrant un sillon pour planter, voilà la clé de ce qu’il baptise ironiquement la "phénoculture"… Découvrez la suite de cette aventure passionnante dans le livre de Didier :

 

Vidéo : Le Potager du Paresseux : "Au secours, le livre est paru - sketch" (09 :03)

 

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O
Je suis la personne qui vous recevra a Saint Sebastien sur Loire et j'ai vu sur une de vos video que vous avez des oignons rocambole de trop, si cela est toujours le cas je veux bien vous en prendre. Merci d'avance et a bientot.
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D
Bonjour,<br /> Il en reste. Je vais en "réserver" !<br /> A bientôt.<br /> Ddi67
M
l'idee est très bonne mais il faut trouver un agriculteur ;;;;; qui donne son foin ...... c'est pas gagné
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P
Si vous n'avez pas la possibilité d'avoir du foin vous pouvez commencer avec des déchets verts ou des copeaux de bois issus de la taille de vos arbres. Le mieux est de tester plusieurs matières organique.
J
Surtout actuellement : les prix du fourrage ont littéralement explosé en raison de la pénurie due à la sécheresse...
M
encore faut il habiter la campagne car en ville de 100 000 habitants pas de foin pour les jardins ouvriers ou familiaux
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D
Je réponds un peu tard : si le foin est le produit "tout en un" qui facilite la vie au paresseux, il existe des "succédanés" plus urbains : mélange de feuilles mortes et de tontes de gazon, par exemple...<br /> Did67
J
Comme le souligne Didier (le paresseux en question) : ce qui vaut chez lui, ne marche pas forcément ailleurs ! Pour ce qui est des cités urbaines, ce sont encore des cas "à part" ! Toutefois, en surfant sur le net -y compris sur le présent blog- on trouve quantité d'exemples et d'initiatives formidables qui plus est : marchent ! Il fauit commencer par ne pas rester dans son coin et aller à la rencontre de ces gens entreprenants et dynamiques...
M
"Le potager du paresseux" ça me va, moi qui, rien qu'à regarder une bêche, ai le dos qui se coince !<br /> La méthode mérite d'être approfondie ce que je me promets de faire.<br /> Belle découverte et vidéo rigolote : MERCI à vous !
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R
Je vais acheter ce livre très vite !<br /> Merci pour cette belle présentation qui m'a donné envie d'en savoir plus...
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K
C'est passionnant...<br /> Bon WE de Pâques Jean-Louis
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D
Belle idée, et pourtant : "Creusez, fouiller, bêchez ; ne laissez nulle place<br /> Où la main ne passe et repasse"<br /> De toutes manières, les jardins bios, par millions, sont une solution à la préservation de la biodiversité et le paillage quasi sans labour préserve la vie souterraine (vers) qui ameublit le sol
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M
Il est vrai que le B.a.-ba du jardinage est la couverture du sol. Et puis, pour la biodiversité, faisons confiance à la Nature ! Laissons-la vivre !<br /> Ne nous a-t-elle pas épatée depuis le ‘’Big Bang’’ ?<br /> L’humain doit arrêter de se croire toujours indispensable !<br /> <br /> Pour avoir visité le jardin de Didier voici une petite piqûre de rappel avec son livre ‘’le potager du paresseux’’. Il y a aussi son site éponyme ! <br /> Lorsque l’on a le privilège de posséder un jardin aussi petit soit-il, protégeons ce bout de ‘’planète’’ sans pesticides, sans engrais d’aucune sorte. Que chacun de nous, par ce simple ‘’bon sens’’ fasse sa part !<br /> <br /> Alors : bonne lecture et… à vos transats !
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J
Pour avoir rencontré Didier plusieurs fois dans son jardin, je peux en témoigner : le bonhomme connaît parfaitement son sujet ! De plus, et ce n’est pas déplaisant, il ne manque nullement d’humour ce qui n’est franchement pas désagréable du tout ! L’entrée en matière de son ouvrage, donne d’ailleurs le ton ! Je cite :<br /> <br /> « Le monde est suffisamment triste, autant commencer en rigolant un peu ! Peut-être, un jour, vers 2050, lira-t-on ceci dans Wikipédia (si internet existe encore, bien sûr) : « Le transat a vu le jour sur les ponts des grands paquebots transatlantiques, dont il tire son nom en version abrégée. Appelé « chaise de pont » à l’époque, il a été conçu pour permettre aux passagers de profiter du soleil durant leur voyage en se délassant sur le pont. (…). C’est très certainement Michael Thonet (…) qui inventa la chaise longue, puis celle-ci a été reproduite et dépouillée pour une utilisation sur les liners transatlantiques. (…). Avec l’instauration des congés payés en France en 1936, le transat connaît un développement sur les plages ». <br /> En 2013, dans ce qu’il appela son Potager du Paresseux, Didier Helmstetter, agronome, fit de son transat, selon ses dires, un ‘’outil de jardinage absolument essentiel’’. Il commença à décrire comment, sans aucun travail du sol, on pouvait obtenir des légumes en quantité et en qualité ‘’plus que bio’’. Même si beaucoup ont d’abord cru que c’était une farce, cette façon de faire connut un grand succès et déclencha un nouvel essor du marché du transat. »<br /> <br /> Vous voilà un peu dans l’ambiance ! Cela dit, ça ‘’méthode, la ‘’phénoculture’’ fonctionne parfaitement et, si vous en doutez encore après avoir lu le bouquin, il ne vous reste plus qu’une chose à faire : vous rendre dare-dare au « potager du paresseux » !<br /> <br /> En ce qui me concerne, j’aimerai juste que l’auteur m’explique le sens de sa formule ‘’des légumes de qualité plus que bio’’ ! Pour moi, il n’y a pas d’alternative : soit c’est bio, soit ça ne l’est pas ! Alors Didier ?
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J
Merci Didier pour ces éclaircissements qui ont le mérite d'être clairs ! <br /> Au plaisir...
D
[Commencez la lecture par le bas !]<br /> <br /> Ultime précision : le label "bio" ne comporte aucune limite réglementaire de résidus. Comme on dit dans le jargon juridique : il y a "obligation de moyens" (respecter le cahier des charges) mais pas "obligation de résultats" (prouver que les produits sont en-dessous de certains seuils correspondant à la pollution ambiante). Bref, un producteur peut être poursuivi si on a pu prouver qu'il a utilisé un produit interdit. Mais pas si ses produits ont un taux élevé de résidus !<br /> Une faille réglementaire dont je ne suis pas certain que le nouveau règlement européen la comblera. Car il existe un "lobby bio" à Bruxelles, qui veille à ce que les réglementations soient lissées par le bas !<br /> Did67<br /> Mais mangez du "bio", c'est nettement moins pire ! C'est clair.
D
A lire en commençant par le bas !<br /> Did67
D
Je rajoute que ce "ce n'est que moins pire" est cependant énorme ! Je ne voudrais pas être compris de travers ! Croire que c'est parfait, indépassable, est, en revanche, faux. Le "bio" (labellisé AB) a quelques "défauts" liés aux limites des cahiers des charges (eux-mêmes liés au dogme fondateur). A noter : le cahier des charges "bio" autorise les sulfites dans les vins ! Pendant longtemps, les cahiers des charges autorisaient les roténones, dont on s'est rendu compte qu'elles peuvent être impliquées dans la survenue de la maladie de Parkinson (elles sont interdites depuis quelques années dans l'UE). Le pyrèthre, qui est un insecticide à très large spectre et toxique pour les amphibiens et poissons (bien que naturel) est toujours autorisé (parce que naturel). Des pyréthrinoïdes de synthèse sont moins agressifs ou plus labiles (se dégradent + vite), mais interdits car de synthèse !<br /> Enfin, dernier complément : il existe bien entendu des agriculteurs ou maraichers qui vont au-delà des cahiers des charges. Donc, qui, comme moi, s'imposent des "auto-restrictions" par conviction. Bref, il y a du "labellisé bio" qui est aussi "plus que bio". Mais il ne faut pas se faire d'illusions cependant : la majorité du "labellisé bio" qu'on trouve ne magasin est du "bio intensif", qui ne respecte que le cahier des charges (voire obtient des dérogations telle année, devant telle difficulté !).<br /> Did67
D
C'est assez simple : il ne faut pas "idéaliser" naïvement le "bio" (celui des magasins) : ce n'est QUE la garantie (à peu près certaine - il n'y a que peu de fraudes) du respect d'un cahier des charges. Qui reposé sur le dogme fondateur du "bio" : ce qui est naturel est bon ; ce qui est synthétique est mauvais. Donc sont autorisés le sulfate de cuivre par exemple, que je considère comme étant très nocif pour les sols, les vers de terre et que je bannis. Sont autorisés des travaux du sol parfois très intensifs (dont les "fraises rotatives", criminelles). Sont autorisés le traitement thermique des sols, stérilisants. Enfin, bien du "bio" provient de pays très lointains, avec des "bilans carbone" désastreux. Donc quand on achète du labellisé "bio", c'est bien sûr bien mieux que le conventionnel. Mais on peut faire mieux que le "labellisé bio". C'est ce que j'essaye de faire, en me moquant du "dogme fondateur" du "bio", qui dans mon esprit relève d'un "esprit religieux" (on y croit ou on y croit pas), mais en réfélchissant à partir d'une feuille blanche : tel acte ou tel produit est-il nuisible pour le système vivant de mon jardin dabord, pour moi en tant que consommateur,pour la biodiversité, pour l'environnement, pour les amphibiens, pour les oiseaux, les hérissons... Cela va donc beaucoup plus loin. Ainsi j' ai utilisé du bicarbonate de potassium ; j'utilise du Ferramol (phosphate de fer) ; je peux utiliser des renforçateurs tels que des extraits d'algues (non labellisé "bio" en raison du dogme mais dans mon esprit inoffensifs, voire positifs).<br /> Hélas, vous êtres trop nombreux à gober le mythe du "bio" comme "parfait". Alors que ce n'est que moins pire !<br /> Did67