Le Bécasseau sanderling, un grand voyageur…

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Il passe l'été et niche dans les régions autour du cercle polaire arctique et migre sur de longues distances hivernant jusqu'en Amérique du Sud, Europe du Sud, en Afrique et en Australie. Très grégaire en hiver, il forme parfois de grands groupes dans les vasières côtières ou sur les plages de sable fin. C’est sur celle de Fort-Mahon-Plage que j’ai croisé le chemin de cet étonnant voyageur !

Bécasseau sanderling (Calidris alba). Photo : JLS

Bécasseau sanderling (Calidris alba). Photo : JLS

Le Bécasseau sanderling émet parfois des « twick » ou « kip » répétés en vol. On peut occasionnellement entendre un trille court. Le chant complexe est lancé pendant les parades aériennes. C’est un trille profond et continu émis en courtes explosions. Quand les oiseaux se nourrissent en groupes, on peut entendre un bavardage doux et permanent (écoutez ci-dessous).

On peut croiser le bécasseau Sanderling en France en hiver et en période migratoire le long des côtes de l'atlantique et de la manche, de la mer du nord. C’est un petit oiseau très actif, perpétuellement en mouvement, qu'on trouve souvent mêlé à d'autres espèces limicoles (tournepierres, gravelots, autres bécasseaux...).

Parmi les bécasseaux, le sanderling occupe une place à part à plusieurs titres. Il est le seul à se nourrir ainsci sur les plages sableuses humides au moment des marées montantes ou descendantes ; son bec court ne lui permet pas de sonder le sable au-delà de 2 ou 3cm de profondeur, bien loin des becs allongés ou arqués de ses cousins tels que les bécasseau variable ou cocorli ; enfin, ses pattes noires présentent tous les caractères d’un bon coureur de fond sur sable dur (car humide) : seulement trois doigts au lieu de quatre (pas de doigt vers l’arrière) ; des doigts entièrement libres sans aucune ébauche de palmure à leur base et des pattes assez courtes…

Photos : JLS
Photos : JLSPhotos : JLS

Photos : JLS

Le Bécasseau sanderling se nourrit principalement d’insectes (adultes et larves), d’araignées et de crustacés et de quelques graines, jeunes pousses, mousses et algues sur les aires de reproduction. Pendant les migrations et sur les zones d’hivernage, il se nourrit de mollusques, crustacés, vers marins, insectes (adultes, larves et cocons). Il consomme occasionnellement des poissons, des méduses et des restes plus importants à l’état de charognes. Il sonde et donne des coups de bec rapides dans le sable, en suivant les mouvements des vagues. Cet oiseau est capable de localiser ses proies grâce à l’odorat, au toucher et au goût. Il sonde le sable en mouvements rapides et de façon répétée, tout en marchant ou en courant sur la plage. Il se nourrit en petits groupes de 5 à 20 oiseaux, mais souvent aussi en grandes bandes. Il est à la fois diurne et nocturne.

Le Bécasseau sanderling bénéficie d’une protection totale sur le territoire français !

Photos : JLS (Cliquez pour agrandir)Photos : JLS (Cliquez pour agrandir)

Photos : JLS (Cliquez pour agrandir)

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Léo 11/03/2018 06:45

Jolie présentation d'un oiseau que j'ai également pu observer et qui se caractérise par une vélocité quasi permanente ! Merci à vous de nous le montrer ainsi...
J'ai également parcouru d'autres pages de ce blog toutes plus intéressantes que les autres : on sent une certaine passion derrière ce travail de mise en ligne ! J'apprécie.

domi 10/03/2018 11:48

très intéressant et bravo pour l'identification qui n'est pas forcément facile ; ah ! la baie de Somme et ses environs, que de merveilles

kimcat 10/03/2018 10:55

Merci pour la belle présentation de cet oiseau.
Bon samedi Jean-Louis

Jacky 10/03/2018 10:40

C'est un plaisir d'observer cet oiseau si véloce.