Seychelles : menaces sur Aldabra et ses tortues géantes

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Autrefois répandue sur plusieurs îles de l’Océan Indien dont Madagascar, la Tortue géante a été redécouverte par les explorateurs aux Seychelles, tout particulièrement sur l’atoll d’Aldabra (site classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO). Cet atoll, composé de trois îles –Grande-Terre, Malabar et Picard- a été transformé en réserve pour ces tortues…

Si l’atoll est actuellement classé, il a bien failli disparaître dans les années 1970, menacé par un projet d’installation d’une base militaire américaine. L’idée fut finalement abandonnée face aux protestations des défenseurs de la nature et des scientifiques…

A l’heure actuelle, l’atoll abrite plus de 400 espèces et sous-espèces endémiques (vertébrés, invertébrés et plantes…). On y dénombre environ 100 000 tortues géantes des Seychelles : les mâles peuvent atteindre 1,20 m de long et peser jusqu’à 300 kg pour une longévité de 250 ans !

Un accès encadré et réglementé

C’est dans cet authentique paradis terrestre que les scientifiques peuvent mener des études notamment sur ces tortues : en effet, l’atoll d’Aldabra est préservé de toute influence humaine en raison de son isolement, des difficultés d’accès et de l’absence d’eau douce ! Seule une quinzaine de personnes vit sur l’atoll : quatre scientifiques, quatre gardes ainsi que du personnel administratif et un cuisinier…

Les visites touristiques sont strictement encadrées et seuls des groupes restreints d’un maximum de 30 personnes sont acceptés et encadrés par des gardes ! Le droit d’entrée d’une centaine d’euros environs par personne permet de financer la gestion de l’île.

Le Dr Jeanne Mortimer explique : « Aujourd’hui, il ne reste que deux endroits sur terre où vit une importante population de tortues géantes : Aldabra et les Galápagos mais les deux espèces sont différentes ». Elle ajoute : «  l’écosystème d’Aldabra permet aux scientifiques de comprendre comment vivaient les tortues au moment où elles étaient tout en haut de la chaîne alimentaire, sans prédateur carnivore »…

Aujourd’hui, l’atoll d’Aldabra est à nouveau cruellement menacé : cette fois c’est l’Inde qui souhaite y construire une base militaire !

Pour en savoir plus et pour réagir…

 

Signez ICI la pétition pour protéger Aldabra !

 

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kimcat 28/02/2018 13:26

Pétition signée !!!
Ce serait dramatique pour ces belles tortues... Les hommes sont fous...
Bon mercredi Jean-Louis

domi 28/02/2018 11:52

assez de bases militaires, c'est insupportable : la guerre a des effets majeurs de destruction de l'environnement même en temps de paix

Jean-Louis 28/02/2018 07:12

Les menaces sur l'environnement sont nombreuses et, certains jours, le combat me semble réellement perdu... Lors, ne pas baisser les bras pour tenter de sauver ce qui peut l'être n'est pas évident ! La simple vue d'un rouge-gorge voletant de branche en branche puis sarrêtant quelques instants pour lancer quelques trilles vaguement mélancoliques, me redonne courage : pour lui, pour toutes les autres entités de cette nature extraordinaire malgré les méfaits de nos destructions répétées, poursuivons...
Face à l'avidité des hommes qui semble réellement sans limites, les tortues des Seychelles aussi ont grand besoin de nous ! Ne les abandonnons pas...
A féfaut de pouvoir faire plus et mieux, signons cette pétition !

DOMINIQUE ARNAUD (domi) 28/02/2018 13:53

pétition signée ! figure toi que j'ai appris, à La Paz, qu'il est une baleine naine, la vaquita marina, spécifique des eaux mexicaines, qui est en train de disparaître car il n'y aurait plus que quelques dizaines d'exemplaires, ce qui serait trop peu pour la survie de l'espèce ; le musée de la baleine (qui ne contient pas d'être vivants prisonniers) milite pour son sauvetage.
Alors oui contribuons au sauvetage de la nature, des espèces emblématiques comme les baleines, les tortues, les ours, mais aussi des milieux naturels qui contiennent des êtres aussi utiles que méconnus, comme les vers
En la matière, nos blogs, qui sont des milliers avec des millions de lecteurs, peuvent contribuer au sauvetage des espèces.
Il faut sauver les tortues, il faut sauver la vaquita, imagine, la vaquita adulte est une vraie baleine de la taille d'un homme
L'homme n'est pas en voie de disparition, enfin si, il me semble que l'humaniste, drôle d'espèce à laquelle nous appartenons, le soit, sauvons les humanistes!