Carte postale de… Floride (6)

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Suite de nos découvertes ornithologiques en provenance d’outre-Atlantique et dont François et Gill continuent de nous gratifier ! Aujourd’hui, rencontre avec les pélicans bruns… comme si on y était !

Photo : François et Gill Steimer

Photo : François et Gill Steimer

« Les pélicans bruns sont omniprésents le long de la mer : les adultes ont la tête claire-dorée et le corps gris-brun; les jeunes sont uniformément brun terne dessus et clairs dessous. Excellents voiliers, ils glissent souvent au ras de l'eau puis reprennent de la hauteur avant de plonger sur un petit groupe de poissons. D'autres individus préfèrent mendier leur nourriture auprès des pêcheurs sur les jetées ou sur la plage. Le pélican blanc n'est présent en Floride qu'en hiver venant de l'intérieur du pays. Il nage en eau peu profonde, souvent en petit groupe et recueille les poissons dans son énorme bec et, contrairement à son cousin brun, lui ne plonge jamais... [Lire également ci-dessous] ».

François et Gill

Photos : François et Gill Steimer (Cliquez pour agrandir)
Photos : François et Gill Steimer (Cliquez pour agrandir)Photos : François et Gill Steimer (Cliquez pour agrandir)

Photos : François et Gill Steimer (Cliquez pour agrandir)

On trouve le pélican brun sur l'ensemble des îlots inhabités, des lagunes et mangroves baignés par des eaux côtières chaudes de l'Amérique du Nord, centrale et du Sud, ainsi que dans les Antilles. Il se reproduit également dans les îles Galápagos.

Pélican brun

Pelecanus occidentalis - Brown Pelican

 

Le pélican brun vole souvent en groupes, avec la tête rétractée dans les épaules et le bec reposant sur le cou replié. Ils peuvent voler en formation en V, mais ils forment souvent des lignes régulières, ou une simple ligne ondulante. En dépit de sa lourde apparence, le pélican brun a un vol soutenu. Cette espèce peut rester en vol plusieurs heures, et s'élever à de grandes hauteurs, afin d'effectuer de belles parades. Ils alternent les battements aisés et la navigation pure, avec des glissés à grande vitesse. Ils volent dans un silence parfait.

Bien que le pélican se nourrisse occasionnellement de crustacés, de vers et de rejets organiques, il est avant tout un oiseau pêcheur. Les techniques de pêche varient d'une espèce à l'autre. En ce qui le concerne, le pélican brun plonge la tête la première, d'une hauteur d'environ 7 mètres, pour parvenir précisément à l'endroit où se trouve sa proie. La poche du pélican étant extensible, il arrive parfois que l'oiseau fasse le trop-plein de nourriture et reste cloué au sol. Il est alors contraint, afin de pouvoir redécoller, de recracher une partie des aliments non digérés. Occasionnellement, les pélicans bruns mangent aussi des charognes et des restes d'animaux morts. Certains mangent même les pélicans des nids voisins, surtout s'ils sont affaiblis ou blessés…

(Source : Oiseaux.net)

Menaces sur le pélican brun

Bien que classé en préoccupation mineure, le pélican brun est fragilisé par les pollutions marines littorales qui empoisonnent le poisson dont il se nourrit. Les pesticides fragilisent les coquilles des œufs qui sont parfois trop fines, empêchant de produire des poussins viables. Les dérangements humains sur les sites de nidification sont une autre source de nuisance et de stress pour les pélicans bruns qui abandonnent les couvées.

Photo : François et Gill Steimer

Photo : François et Gill Steimer

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
Je connaissais le pélican mais pas le brun !<br /> Du coup, j'ai encore appris quelque chose !
Répondre
K
Un bel oiseau, hélas menacé !<br /> Merci de nous l'avoir si bien présenté.<br /> Bon début de semaine
Répondre
D
un bel oiseau qu'on rencontre aussi sur les côtes mexicaines, qui est fort sympathique et symbolise le don de soi ; à protéger bien sûr<br /> J'en ai vus notamment à Ixtapa
Répondre
J
Merci pour ces images, j’adore cet oiseau au look très particulier que j’observe en Guadeloupe et qui n’est effectivement pas très farouche.<br /> Un jour alors que je nageait très près d’un banc de poissons l’un d’eux à plongé à un ou deux mètres de moi pour en attraper…trouille garantie !
Répondre
J
Merci à nos amis alsaciens pour cette nouvelle contribution "floridienne" qui nous permet de découvrir un bien beau volatile qui n'a pas l'air particulièrement farouche !
Répondre