Didier Helmstetter : le potager du paresseux

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Le Potager du Paresseux ou jardiner sans efforts avec du foin !

Didier Helmstetter (et Igor). Photo : Jean-Louis Schmitt

Didier Helmstetter (et Igor). Photo : Jean-Louis Schmitt

L’utilisation de foin est la base de cette technique. D’abord, comme toute couverture opaque (si l’épaisseur est suffisante), il bloque les adventices annuels, qui ne germent plus. Pas besoin de biner ou de piocher. Ensuite, il entretient une intense vie biologique dans le sol, avec notamment les vers de terres (particulièrement ceux du groupe des «vers anéciques », qui creusent des galeries verticales). Ils seront nombreux et très actifs car bien nourris. En réalité, c’est toute une armada d’organismes qui se mettent à l’œuvre pour « travailler » et construire le sol.

 

Cette activité aboutit à la sécrétion de glus. Elle enclenche un processus d’ « aggradation » du sol (c’est le contraire de la « dégradation »). Ainsi naturellement, sans aucun travail, cela conduit, en quelques mois, à un sol «qui se présente comme du couscous ». Inutile de bêcher ou de passer la grelinette. « Et surtout, ne pas utiliser de motoculteur, qui massacre les vers en les déchiquetant ! »

 

Radio-France Alsace/Jonathan Wahl (02 juin 2017)

Photos : JLS (Cliquez pour agrandir)
Photos : JLS (Cliquez pour agrandir)

Photos : JLS (Cliquez pour agrandir)

Le Potager du Paresseux : ça va comment (25 mai 2017) ? (1 :30 :09)

Publié dans Jardin

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

malbequi 02/03/2020 22:08

Bonjour, je viens de lire le "potager du paresseux" longue stigmatisation de tous ceux qui ne "réfléchissent" pas comme Didier Helmestetter.
Bien sûr des données de biochimie (pour un ingénieur agronome il ne pouvait pas faire moins) que l'on trouve dans bcp d'autres livres, une vie des vers de terre empruntée à Marcel B. Bouché (il le cite dans les notes), et enfin l'éloge du foin. Pourquoi pas, le principe étant de couvrir la terre et de nourrir au mieux les micro-organismes, et autres, qui y vivent. Il n'invente rien.
En revanche, et pour ne prendre qu'un point en exemple, son livre plutôt mal écrit dénonce par deux fois l'agroforesterie qui, nous explique-t-il, demande plus d'espace que la simple surface du potager. Ce faisant il semble oublier qu'il faut un hectare pour produire au mieux 4t de matière sèche de foin. Dans la mesure où il préconise 250Kg de MS de foin pour 75M2, j’en déduis qu'il faut au minimum 1 hectare de foin pour 1200 M2 de potager. J'imagine alors ce qu'il serait possible de faire d'autres que du foin sur un hectare ! Des ruches, des fruitiers, des moutons, un peu de céréales pour nourrir des volailles qui donnent elles même du fumier et de la viande, etc… les déchets, sous produits de ce qui vit et pousse sur cet hectare, serviront également de paillage. Ajoutons à cela le fumier récupéré à moindre frais dans les fermes avoisinantes et nous pouvons imaginer un cycle plutôt vertueux. L’hectare ainsi récupéré serait espace de biodiversité, de beauté, un lieu où l'on n'utilise pas les bacs en plastique que je vois sur les photos de son livre.
Bien sûr tout cela demande un peu d'effort, mais la paresse est-elle passionnante?
On réfléchit très bien en mouvement, tout en repoussant plus loin les maladie cardiovasculaires, le surpoids, et autres joyeusetés.

Le travail inutile et nocif ( labourage et autres techniques qui abiment la terre) n'est pas son propos nous dit-il, je ne peux qu'être d'accord, mais n'était-il pas possible de l'expliquer sans commencer chaque chapitre par une critique de ce que les autres disent ou écrivent.
S'il pense, dans l'espace réduit de son transat, que le paillage en foin est ce qu'il y a de mieux, formidable. Qu'il nous le propose simplement et nous sommes adultes, nous saurons séparer le bon grain de l'ivraie.
Et puis dans la littérature "scientifique", même de vulgarisation, il est d'usage de mettre une bibliographie en fin d'ouvrage ce qu'il n'a pas fait. A-t-il peur que d'autres lui fassent de l'ombre dans son transat ?

Je crois sincèrement qu’il devrait commencer à s’appliquer les règles qu’il préconise pour les autres. Qu’il arrête de se fatiguer à écrire et qu’il reste dans son transat à boire des bières et à flatter le poil de son chat tueur de piafs.
C’est vrai, c’est horripilant les oiseaux, ça fait un bruit terrible et ça empêche de dormir en paix.

Producteurbio 23/06/2018 16:29

Bonjour et merci pour toutes ces précieuses informations. Pouvez vous me dire ou se procurer le produit contre les larves de Doryphore (bacillus thuringiensis tenebrionis) on me dit qu'il faut un certificat pour l'acheter?

Denis 11/06/2017 18:31

Laisser travailler la nature et ses aides, voilà une idée qui me convient (arthrose et âge aidant). N'ayant jamais été de la race des défonceurs de la "non-violence", cette méthode, intelligente et douce, me convient tout à fait.
Pourquoi travailler devrait-il systématiquement s'accompagner de sueur, d'ampoules, de grimaces de douleur, de craquement d'os, de dommages collatéraux et de pollution inutile ?
Aggrader (pourquoi mon correcteur orthographique veut-il à tout prix que je lui substitue son contraire, ignorant ou vendu à l’agro-industrie ? Si même les correcteurs en veulent à cette armada d’organismes qui se mettent à l’œuvre pour « travailler » et construire le sol…) que dire des humains et de leurs grosenginsdéfonceursarracheurssaccageurs ?

Inutile de bêcher ou de passer la grelinette. « Et surtout, ne pas utiliser de motoculteur, qui massacre les vers en les déchiquetant ! »
Quand je pense que le paysan d'à côté défonce chaque année la terre à plus de 60 cm de profondeur !

Je vais peut-être, en cachette (il est plus costaud que moi), lui mettre un mot dans la boîte à lettres pour lui expliquer la notion d'aggradation et la monstruosité de ses pratiques professionnelles...

Jean-Louis, si je ne reviens pas prochainement répondre à un de tes articles c'est que je n'aurai sans doute pas pédalé assez vite après le postage de mon billet d'information !

ddelsass 11/06/2017 12:56

ouah! Quelle chance de pouvoir profiter de ce long film et pédagogique, mille mercis Jean Louis
1 h 30 ?
Je connais des personnes autour de moi qui seront aussi contents!
Je ne puis plus développer encore car je n' ai pas tout visionné.
Très bon article à mon goût!
Très bon travail pour nous, paresseux également!
Amicalement DD