Agriculture : la pensée écologique plus moderne que la pensée industrielle
En soixante ans, l’agriculture s’est considérablement industrialisée au détriment de la préservation de la Terre et de ses habitants. Entre 1955 et 2013, le nombre d’exploitations agricoles a été divisé par quatre, passant de 2,3 millions à 450 000 (1). À ce jour, le secteur est responsable de 15 % de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine (2).
Bonne nouvelle : cette situation est loin d’être irréversible comme l’explique François Léger, enseignant chercheur à Agro Paristech : « Le problème de l’agriculteur était de penser non seulement le présent et la production, mais aussi la fertilité future des sols. La chimie n’a permis de penser que le présent, en rendant artificielle cette activité fondamentalement écologique. […] Les solutions ? Une approche plus agroécologique, plus proche des consommateurs, plus respectueuses des animaux. […] Il s’agit désormais pour l’agriculture de se penser comme citoyenne, comme partie prenante de la nation. La nouvelle agriculture se développe dans une reconstruction d’un lien avec les autres citoyens. »
- Selon FranceAgriMer et l’INSEE
- Selon le rapport d’Olivier De Schutter pour l’ONU
Vidéo : Agriculture industrielle : produire à mort #DATAGUEULE 69 (13 :23)