Sursis pour le loup dans la plaine des Vosges : les associations stoppent la traque absurde

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Fin novembre, Ségolène Royal et Stéphane Le Foll publiaient un arrêté autorisant les préfets des Vosges et de Meurthe et Moselle à ordonner l’abattage du seul loup de la plaine des Vosges, au mépris de la procédure légale et de la démocratie. Vendredi 16 décembre, suite au recours déposé par l’ASPAS, ASPA Vosges, FERUS, Oiseaux Nature, One Voice, (membres de CAP Loup) et FLORE 54, le tribunal administratif de Nancy a suspendu en urgence l’arrêté ordonné dès le 1er décembre par les préfets.

Loup gris (Canis lupus). Photo : JLS

Loup gris (Canis lupus). Photo : JLS

Une fois de plus, l’État français se considérait au-dessus des lois en autorisant illégalement le tir d’une espèce strictement protégée au niveau européen. En effet, la législation impose la mise en œuvre de mesures de protection (1) avant d’autoriser les tirs : ici le juge a constaté l’insuffisance des moyens de protection mis en place sur cette zone…

Le tribunal administratif de Nancy avait déjà relevé cette insuffisance quelques jours plus tôt (2), en annulant à la demande de l’ASPAS, du GEML et de la LPO Lorraine, un « tir de défense » ordonné dans cette zone. Deux autres devraient l’être prochainement si le tribunal suit les conclusions du rapporteur public rendues le même jour.

Le loup des Vosges n’est pas pour autant sorti de l’auberge, 9 « tirs de défense renforcée » continuent de pouvoir être mis en œuvre sur 33 communes de la plaine des Vosges. L’État et les préfets sont acharnés contre le loup mais nos associations sont tout aussi acharnées à le défendre. Face à cette traque forcenée, nous n’aurons de cesse de contester ces tirs, autant injustifiables qu’inutiles, et nous continuerons d’assurer une veille juridique afin de faire respecter les lois de protection de la nature.

Une meilleure cohabitation passe en priorité par une application complète et rigoureuse des mesures de protection des troupeaux, le sacrifice d’un ou plusieurs loups ne règlera en rien cette problématique.

ASPAS (19 décembre 2016)

 

(1) clôtures, chiens de protection, berger…
(2) Le 6 décembre

 

Voir dans la presse :

Sursis pour le loup dans la plaine des Vosges : les associations stoppent la traque absurde

Publié dans Biodiversité

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