OGM-Mensonges et vérités

Publié le par Jean-Louis Schmitt

La controverse entre pro-OGM (organismes génétiquement modifiés) et anti-OGM rend le débat passionnel et parfois incompréhensible. Ce tour d'horizon mondial démêle le vrai du faux, preuves scientifiques à l'appui.

OGM-Mensonges et vérités

Depuis vingt ans, les OGM (organismes génétiquement modifiés), en particulier les plantes, ne cessent de s'étendre sur la planète dans le but d'améliorer les rendements de soja, maïs, coton, colza, riz, etc. Dix pays, sur les vingt-huit qui en cultivent, représentent, à eux seuls, 98 % de la superficie mondiale des cultures transgéniques - soit 11 % des terres cultivées - essentiellement sur le continent américain, le sous-continent indien et en Chine. Aux États-Unis, où les premières plantations de soja transgénique ont été introduites en 1996, les OGM représentent environ 90 % des cultures de soja, de maïs et de coton.

Selon leurs défenseurs, ils sont indispensables pour répondre aux besoins d'une population en forte croissance. C'est l'argument du géant du secteur, le semencier américain Monsanto, qui produit aussi le célèbre Roundup, un herbicide total dont la substance active, le glyphosate, épargne les plantes OGM.

Thriller politico-scientifique

Depuis leur introduction, les OGM sont aussi l'objet d'une très forte contestation. En Europe notamment, l'opinion publique, dans sa grande majorité, en refuse l'exploitation. Partout dans le monde, des citoyens s'inquiètent des risques qu'ils entraînent, non seulement pour l'environnement mais aussi pour la santé, avec notamment, et contre toute attente, l'utilisation massive de pesticides, résultant de l'émergence de "super insectes" et de "super mauvaises herbes" ultrarésistants.

Ils dénoncent aussi l'emprise des géants des semences et des pesticides, comme Monsanto, dont l'Afrique est devenue le laboratoire à ciel ouvert. Pollué par des arguments mensongers, qui ne relèvent de la science qu'en apparence, le débat passionnel entre pro et anti-OGM empêche de démêler le vrai du faux.

Tourné dans onze pays et sur quatre continents, ce documentaire s'emploie ainsi avec succès à explorer l'ensemble des enjeux liés aux plantes et animaux transgéniques, tant dans le champ de la santé que dans celui de l'environnement et de la biodiversité. Véritable thriller politico-scientifique, captivant de bout en bout, il rencontre les acteurs et les témoins de l'avancée des cultures génétiquement modifiées, interrogeant ceux qui en étudient les effets dans les laboratoires, ainsi que les fabricants d'OGM, dont les portes restent le plus souvent closes.

Mardi 11 octobre sur ARTE (20h55)

Publié dans Environnement

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D
« OGM dans le but d'améliorer les rendements... » vu sous cet angle on se sentirait presque obligés de dire merci !<br /> 10 pays sur les 200 états recensés, autrement dit 5 % des pays du monde imposent les OGM aux 95 % restants !<br /> Une fois de plus une minorité de salauds décide pour tous !<br /> "Indispensables" selon eux pour répondre aux besoins d'une population en forte croissance. <br /> C'est pas compliqué, comme le dit ma concierge : arrêtons de nous multiplier de façon irresponsable (2 enfants par couple, c'est bien assez pour connaître le bonheur légitime d'être parents, au-delà c'est que vous n'aimez pas vos enfants) on "resterait" ainsi à 7 milliards d'habitants et ils ne pourraient plus invoquer la forte croissance et se présenter en sauveurs de l'humanité... <br /> Si par ailleurs nous revenions à des méthodes de culture raisonnables et respectueuses de l'environnement nous pourrions sans nul doute nous passer des OGM.<br /> OGM qui par ailleurs, hybrides stériles, tuent lentement mais sûrement la biodiversité et asservissent la planète à l'exclusive des "grands semenciers" qui tout comme les "pétroliers" nous tiennent à la gorge.<br /> Laissons-les faire et ils finiront par avoir notre peau après nous avoir au préalable refourgué leur poison.<br /> 20 ans de plus et nous constaterons, mais il sera trop tard, les effets sur nos corps de ces tripatouillages agronomiques…
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