À Matavenero en Espagne, une communauté autonome vit en harmonie avec la nature

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Situé dans les montagnes du nord-ouest de l’Espagne, le village de Matavenero a été abandonné à la fin des années 60 suite au déclin de l’industrie minière. Ce n’est qu’en 1989 qu’il fut réinvesti par une poignée d’Allemands désireux d’échapper aux dictats de la société moderne. Au fil des années est née dans ce lieu une communauté quasi-autonome, proche de la nature comme de l’humain. Matavenero dispose aujourd’hui d’une école gratuite, d’une cuisine partagée, d’une boulangerie avec un four à bois, d’un bar, et même d’un centre commun pour les réunions et assemblées participatives. Un « oasis » à découvrir avec les photos de Kevin Faingnaert.

À Matavenero en Espagne, une communauté autonome vit en harmonie avec la nature

Matavenero te da la bienvenida (1)

Si les Allemands restent majoritaires parmi les 60 habitants de Matavenero, la communauté est ouverte, cosmopolite, et accueille à bras ouvert les visiteurs curieux. Après une immersion de quelques jours dans le village, Kevin Faingnaert confiait au Huffington Post : « J’ai dû m’adapter à leur mode de vie, mais la majorité d’entre eux étaient très ouverts.

Une fois arrivé, j’ai immédiatement été invité dans une maison avec une tasse de thé frais et des châtaignes. Les portes du village sont ouvertes, du moment que les valeurs de chacun sont respectées et qu’une aide est apportée pour participer aux tâches de la communauté. » Cette expérience, l’artiste belge la porte haute en pixels avec cette série photographique.

(1) Ce message publiée sur le site du village signifie en Français « Matavenero te souhaite la bienvenue. »

Photos : Kevin FaingnaertPhotos : Kevin FaingnaertPhotos : Kevin Faingnaert
Photos : Kevin FaingnaertPhotos : Kevin Faingnaert
Photos : Kevin FaingnaertPhotos : Kevin FaingnaertPhotos : Kevin Faingnaert
Photos : Kevin FaingnaertPhotos : Kevin Faingnaert

Photos : Kevin Faingnaert

Publié dans Coup de coeur

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D
En lisant cet article sur Matavenero mon vieux cœur de Robinson n'a fait qu'un tour.<br /> Dans mon esprit ont aussitôt ressurgi quantité d'images de ces tentatives de vivre autre chose, autrement et ailleurs.<br /> Un ailleurs non pas sur Mars ou sous une quelconque "biosphère" de science-fiction. <br /> Un ailleurs autre que celui des "paradis artificiels" mais bien ici sur terre à côté de chez nous.<br /> Tout au long de ma vie je n'ai cessé d'en rêver, eux l'ont fait.<br /> Même si le modèle n'est pas applicable aux 7 milliard d'habitants de la planète je trouve tout de même réjouissant de savoir que cela reste possible.<br /> Dans un monde de plus en plus normé, policé (policier), encadré, règlementé l'existence de tels espaces pour rêver d'autre chose que de "croissance", de fric, de pouvoir, de domination, de guerres est essentiel.<br /> Pouvoir respirer un autre air, à un rythme choisi avec des sacrifices consentis me semble vital.<br /> Réaliste ou pas, utopique, étrange, peu importe.<br /> <br /> A savoir, comme se le demande à juste titre Guy, comment ils se débrouillent en cas de "gros pépin" vient effectivement à l'esprit (c’est certainement la raison qui m'a empêché de "franchir le pas").<br /> <br /> Rêveur je le suis et le revendique mais je ne suis pas naïf au point d'imaginer qu'au sein de cette microsociété tout soit "rose" tous les jours. Ce sont des humains et même triés sur le volet je crains fort que chacun d'eux n'apporte au pot commun autant de défauts que de qualités, autant de forces que de faiblesses, autant de bien que de mal.<br /> <br /> Par ailleurs, la différence entre ce genre de communauté et une secte est parfois mince. Souhaitons-leur de ne jamais voir émerger en leur sein de "gourou" ou de "guide spirituel" qui les fasse basculer dans l'horreur d'une autre forme d'aliénation.
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G
Ils sont très mignons..Et en cas de problème de santé ou d'urgence médicale, ils font comment? ils grignotent des graines? Et le type qui utilise des jumelles, cela ne le gêne pas d'utiliser un objet de la société consommation? facile..et si ces braves teutons allaient vivre sous un climat moins sympathique que celui de l'Espagne???
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