Bonne Fête aux mamans Huppes... et à toutes les autres aussi !

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Quelques belles observations ces derniers jours aux Joubarbes où, notamment, un couple de Huppes fasciées s’est attardé ! Personnellement, je n’en avais pas vu –ou entendu- dans le secteur depuis quelques années.

Ce retour –qui ne semble pas être un simple passage puisque, depuis, je les entends et vois régulièrement- est donc une excellente nouvelle, savourée comme il se doit !

Huppe fasciée. Photo : JLS

Huppe fasciée. Photo : JLS

Pouvant difficilement être confondue avec une autre espèce, la Huppe fasciée (Upupa epops) appartient à la famille des Upupidés. La huppe possède un plumage chamois orangé avec des ailes larges et arrondies à bandes noires et blanches. Sa huppe roussâtre est érectile. Son bec est long et étroit, légèrement arqué. La queue est noire avec une large bande blanche.

En Europe, on la retrouve de préférence dans les milieux ouverts comportant de vieux arbres comme des saules, des vergers, des grandes clairières de feuillus ou de bois de pin.

La Huppe fasciée niche dans un trou d’un arbre (parfois dans d’anciens nids de pics), dans un bâtiment ou encore au sol. Le nid est très sommaire : nu ou léger apport de matériaux (herbes, feuilles, mousses, aiguilles de pins).

La femelle pond 7 à 8 œufs (pouvant aller de 4 à 10, avec un extrême à 12 œufs) elliptiques, lisses et brillants, gris, jaune pâle ou encore olive. L’incubation dure 15 à 16 jours, et est assurée par la femelle uniquement. Les jeunes prennent leur envol après 26 à 29 jours. Ils sont nourris exclusivement par la femelle avec les proies attrapés par le mâle. Le succès de reproduction est de l’ordre de 53 %.

La huppe se nourrit presque exclusivement d’animaux : principalement de gros insectes. Les proies sont capturées au sol, soit par une recherche en marchant, soit par une capture à vue ou encore en poursuivant les proies. Le régime alimentaire est notamment composé de larves et chrysalides de papillons, d’adultes et de larves de coléoptères, de libellules, de grillons, de blattes, de cigales, de fourmis, de perce-oreilles, des adultes et des larves de mouches, d’araignées, de cloportes, de mille-pattes, de vers de terre d’escargots et limaces, de moules, de lézards, de grenouilles et crapauds, et à titre exceptionnel d’œufs d’oiseaux.

Quelques graines ont également été enregistrées comme des baies de Sureau ou encore des poacées.

La population française est surtout concentrée au sud-ouest d’une ligne Vannes – Nice.

L'Alsace Bossue est encore relativement épargnée de l'agriculture intensive et quelques paysages préservés persistent : des vallons de bosquets et de haies denses, des coteaux couverts de vergers hautes tiges rescapés et des prés pâturés ou fauchés... Ils abritent les dernières populations nicheuses d'espèces d'oiseaux rares d'Alsace, dont la huppe fasciée.

Mais, pour combien de temps encore ?

Observation : Rauwiller, 15-16-17-19 mai 2016. Photos : Jean-Louis Schmitt
Observation : Rauwiller, 15-16-17-19 mai 2016. Photos : Jean-Louis Schmitt

Observation : Rauwiller, 15-16-17-19 mai 2016. Photos : Jean-Louis Schmitt

Bonne Fête aux mamans Huppes... et à toutes les autres aussi !

Publié dans Le miracle du matin

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René Michaud 29/05/2016 08:07

Salut Jean-Louis,
Belle opportunité....la derniere fois que je l'ai vu en Alsace ce devait être en montant voir l'orchis simia
sur la colline de Sigolsheim prés de Kaysersberg dans !es annees 90....
Bien sur dans le sud notamment autour du mont Ventoux, elle est trés présente...
Un bel oiseau en vérité et une belle série de photos.
Merci pour ce bon moment nature.
Amicalement,
René

Jean-Louis 29/05/2016 08:23

Merci à toi René : je constate que tu es un fidèle parmi les fidèles et ça me fait bien plaisir ! Bonne journée.