L’extension de l’élevage de taurillons autorisée

Publié le par Jean-Louis Schmitt

L’extension de l’élevage de taurillons autorisée

L’EARL Schoenfelder de Wintershouse va pouvoir mener à bien son projet d’extension. « À l’issue d’un processus approfondi d’instruction, après enquête publique et avis favorable du commissaire enquêteur et du conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques », le préfet vient de l’autoriser à porter, par étapes successives, son troupeau de taurillons de 360 à 1 200 têtes. Un chiffre maximum qu’il n’atteindra pas forcément.

Ce projet, contesté par des riverains et des associations de protection de l’environnement, « permettra l’installation de deux jeunes agriculteurs tout en développant l’approvisionnement local en viande bovine », précise la préfecture dans un communiqué. Il se traduira pour l’exploitant, Clément Schoenfelder, par la construction de deux nouveaux bâtiments d’élevage, d’un silo, d’une fumière et par l’extension des bâtiments existants. L’EARL sera tenu aussi de respecter « les mesures techniques de nature à pallier les critiques formulées à l’encontre du projet » prescrites par l’arrêté préfectoral d’autorisation, destinées à limiter les nuisances olfactives, sonores, la présence de mouches et le trafic routier.

Une commission de suivi associant les services de l’État, les élus locaux, les associations et l’exploitant va être constituée pour informer le public sur la mise en œuvre du projet. Elle sera, indique la préfecture, opérationnelle dès le démarrage des travaux.

Cette décision du préfet a « déçu » la Confédération paysanne d’Alsace, qui regrette de ne pas avoir été « entendue étant donné les nuisances que ce type d’installation industrielle va générer ». Le syndicat dit n’être « pas surpris par la position de l’État qui soutient une fois de plus l’industrialisation de l’agriculture au détriment de la qualité et du bien-être animal et fait le jeu du profit alors que la crise de l’élevage qui secoue notre pays depuis plusieurs mois démontre l’impasse dans laquelle la filière est engagée ». La Confédération paysanne, qui réaffirme son « opposition aux fermes-usines », annonce qu’elle continuera à « faire entendre (sa) voix, notamment au travers du collectif d’opposants » qu’elle soutient.

DNA-14/04/2016

Publié dans Agriculture-Elevage

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J
Encore une décision en dépit du bon sens ! "Ils" n'ont décidément rien compris et s'obstinent dans le "toujours plus grand" et ce, malgré que tous les indicateurs soient au rouge !<br /> Plutôt que de promouvoir des élevages à taille "humaine" qui, plus est : viables, on préfère battre des records... y compris de bêtise et d'incompétence !<br /> C'est lamentable !
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