Les adeptes de la chasse aiment-ils vraiment les animaux ?

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Restons encore un peu en Suisse avec cet éternel débat quant à la relation ambiguë de ceux qui prétendent ‘’aimer les animaux’’ mais que cela n’empêche nullement de les abattre : du reste, ils ne disent pas ‘’tuer’’ mais préfèrent le terme plus soft de ‘’prélever’’ ! La finalité, elle, est évidemment la même pour les animaux qui, je n’en doute pas une seconde, préféreraient de beaucoup qu’on les ‘’aime’’ différemment…

Jeune brocard… Photo : JLS (Cliquez pour agrandir)

Jeune brocard… Photo : JLS (Cliquez pour agrandir)

La votation autour de la nouvelle loi sur la chasse, le 27 septembre dernier, a fait réapparaître une vieille opposition entre les habitants des villes et ceux des champs. Si la réforme a été plébiscitée dans les campagnes, ce sont les centres urbains qui ont finalement imposé son refus. La faute notamment, selon les adeptes de la chasse, à une idée erronée que se font les citadins de leur activité.

Comment peut-on prétendre aimer les animaux quand les tuer est un loisir?  La question est souvent revenue pendant les débats en vue de la votation du 27 septembre dernier. Pour Aurore Estoppey, jeune avocate à Lausanne mais également chasseresse dans la Broye, “ce raisonnement est le fruit d’un amalgame regrettable”. Dans le Point J, elle explique qu’elle aime les animaux, mais qu’elle aime tout autant les traquer pour les manger. D’ailleurs, elle ne parle pas de tuer mais de “prélever” la bête. Il s’agit, selon elle, d’une autre approche de l’amour de l’animal. “Prendre sa vie et consommer sa viande c’est le respecter jusqu’au bout, une façon de lui rendre honneur”.

De plus, selon Aurore Estoppey, les chasseurs ont un rôle à jouer, car sans eux il y aurait trop d’animaux sauvages. À Genève, où la pratique a été interdite, il y a d’ailleurs des gardes-faunes professionnels, rémunérés par le canton, qui sont chargés d’effectuer des tirs sanitaires et des tirs de régulation à cause des dégâts causés aux cultures. Ce qui n’est pas l’avis de Pierre Rigaux, naturaliste français, connu pour ses prises de position anti-chasse, qui milite pour l’abolition pure et simple de cette activité et qui estime qu’observer la nature serait “plus durable avec un appareil photo plutôt qu’un fusil”.

Ecoutez l’émission  ‘’Le point J’’ en cliquant ICI

 

 

 

 

 

 

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Publié dans Animaux, Chasse, Point de vue

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Béa kimcat 28/10/2020 18:30

Sans blague !!!!!!!

Anne 26/10/2020 20:49

Ah ah cette blague est vieille comme le monde. La provocation ça peut être drôle ..., à condition d’y mettre un peu d’esprit!!!

jean 26/10/2020 18:43

Les adeptes de la chasse aiment-ils vraiment les animaux ? bien sur, bien cuisiné et vous?

jean 26/10/2020 21:07

La prochaine fois, juré.Comme le monde pas possible, lors de la formation de la Terre il n'y avait encore personne.

Anne 26/10/2020 20:53

Ah ah cette blague est vieille comme le monde. La provocation ça peut être drôle ..., à condition d’y mettre un peu d’esprit!!!
Et cuisinés ça doit s’accorder....

Anne 26/10/2020 12:30

Devraient

Anne 26/10/2020 12:29

Ah ah ! Pensons comme cette avocate : Peut être que les chasseurs devrait s’« honorer» ainsi mutuellement ???

Zoé 25/10/2020 16:34

J'avoue que je suis incapable d'avoir ne serait-ce qu'un début de compréhension pour ces raisonnements qui me paraissent totalement tordus pour trouver un justificatif à leur passion. J'en resterai à la citation de Georges Bernard Shaw: "Les animaux sont mes amis...
et je ne mange pas mes amis. "

Mario 25/10/2020 16:33

Tous les beaux discours et autres mises en scènes grandiloquentes des chasseurs ne sont là que pour masquer leur mauvaise conscience et pour ne pas avouer qu'ils aiment tuer tout simplement.
Que la chasse au grand gibier soit un mal nécessaire à notre époque, puisqu'il ni a plus de grands prédateurs pour réguler leurs populations, est un autre débat. Cela peut parfaitement être fait par des professionnels comme à Genève mais il faudra en assumer le cout. La chasse au petit gibier dont les prédateurs sont encore présents n'a strictement aucune justification.

Cléo 25/10/2020 15:36

Ouais! Ça se passe de commentaires! C'est franchement paradoxal! Bises et belle journée à vous deux qui aimez VRAIMENT les animaux!

JC 25/10/2020 15:24

Bel exemple de dédoublement de personnalité. L’avocate est bipolaire. Serait-ce lié à la fonction ? Notre nouveau ministre de la justice semble aussi aimer la chasse et les animaux.

Jean-Louis 25/10/2020 13:25

J’aimerai connaître –mais c’est malheureusement impossible…- le sentiment de l’animal ainsi ‘’honoré’’ : certes, d’aucuns ‘’décorent’’ leurs victimes avec une jolie branche de sapin après lui avoir collé une ou deux balles dans le bide mais, je ne saisis pas très bien où est l’honneur dans ce simulacre juste bon à égayer les photos du tableau de chasse du jour… En tout cas, au chevreuil ainsi honoré, je pense que ça lui fait une belle jambe d’être aussi vénéré !
Pour le coup, j’espère ne pas être ‘’aimé’’ par Me Estoppey car, vu le sort qu’elle réserve à ceux qu’elle apprécie, l’idylle finirait fatalement en bain de sang !

Anne 25/10/2020 12:16

Prendre sa vie et consommer sa viande c’est le respecter jusqu’au bout, une façon de lui rendre honneur”. Elle est avocate, c’est peut être ainsi qu’elle défend les meurtriers.....

Domi 25/10/2020 12:15

Moi j'aime bien les écologistes
Pas au point de leur tirer dessus. ;-))