68% des animaux vertébrés ont disparu depuis 1970, selon le rapport Planète Vivante du WWF

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Selon l'organisation, la situation est due à la conversion de sols au profit de l'agriculture et de l'alimentation, la surexploitation des ressources, les pollutions ou encore le réchauffement climatique.

Gorille des plaines de l'Ouest. Photo : Philippe Clément/MAXPPP)

Entre 1970 et 2016, les populations de vertébrés, poissons, oiseaux, amphibiens et reptiles ont chuté de 68% selon le dernier Rapport Planète Vivante du WWF. Tous les deux ans, l'ONG analyse la perte de la biodiversité à l'échelle planétaire. Le déclin est "spectaculaire" : entre 2014 et 2016, la Terre a perdu 8% de ses populations d'animaux sauvages.

La chute de la biodiversité est plus forte dans certaines régions du monde. Loin devant, on trouve l'Amérique Latine, l'Amérique Centrale et les Caraïbes avec 94% des vertébrés disparus depuis 1970. Sur le continent africain, la perte est de 65%.

Perte des habitats, surexploitation des ressources et pollution

Selon le WWF, la situation est due avant tout à la perte des habitats animaliers à cause des conversions de sols au profit de l'agriculture et de l'alimentation. D'autres raisons sont pointées du doigt, comme la surexploitation des espèces et des ressources, les pollutions, l'introduction par l'homme d'espèces étrangères invasives ou encore le réchauffement climatique "qui prend une part de plus en plus importante et menace de devenir une cause majeure si rien n’est fait."

"Aujourd’hui, un tiers des surfaces terrestres sont utilisés pour l’agriculture. Seuls 12% des océans restent sans activité humaine. 70% des zones humides sont détruites. Et 80% de la déforestation est due à la transformation des terres en surfaces agricoles", détaille l'ONG, qui dénonce plus largement les effets de "notre mode de production, de consommation et de la crise écologique".

60 % des moineaux ont disparu en France depuis 1980

Certaines espèces, autant chez les mammifères que les insectes, subissent des pertes alarmantes : "60 % des moineaux ont disparu en France depuis 1980. Sur 17 espèces de papillons européens suivis, la baisse des effectifs est de 49% entre 1990 et 2017."  Parmi les espèces les plus en danger, on trouve les gorilles de République démocratique du Congo ou encore les tortues luth de Guyane.

L'ONG appelle les gouvernements du monde entier à prendre des mesures immédiates. Les solutions identifiées passent par une augmentation des surfaces des aires protégées, une réduction de moitié de la consommation de viande dans les pays développés ou encore une réduction de 50% du gaspillage.

"Nous avons encore la possibilité d'atténuer et d'inverser la tendance si nous prenons des mesures de conservation de la nature urgentes et sans précédent et si nous apportons des changements significatifs dans la façon dont nous produisons et nous consommons de la nourriture", conclut le WWF.

 

France Info (10.09.2020)

 

 

 

 

 

 

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Commenter cet article

Anne 22/09/2020 14:12

Que font nos enfants pour nos petits-enfants ? Rien pas le temps...
Et nous, nous ne sommes que des vieux ronchons qui ne disent que des choses désagréables à entendre... Je suis triste

Zoé 19/09/2020 22:12

Quelle tristesse ! Et que dire quand la seule reponse à des inquiétudes légitimes est le sarcasme! On ne va pas dans le mur, on y est! Mais lobbys et actionnaires font leur beurre., c'est y pas ce qui compte!?

Mario 19/09/2020 19:47

Les amish de la terre sont mal vu en ce moment. Il faut continuer à consommer a outrance pour maintenir les bénéf. des plus riches.Prochaine étape signature du Mercosur histoire d'accélérer un peu la destruction de l'Amazonie et du reste de l’Amérique du sud.
Cela s'arrêtera quand il ni aura plus rien à détruire et qu'on comprendra qu'il ni a pas de planète de rechange.Je suis triste pour les générations qui nous suivent ...

Béa kimcat 19/09/2020 18:30

On vire au rouge oui !!
Hélas. Il est sans doute trop tard pour que la tendance s'inverse. Je ne peux m'empêcher d'être pessimiste. L'avenir est bien sombre...

Jpl 19/09/2020 08:40

Et oui, malheureusement les alertes s’accumulent dans tous les domaines, le réchauffement est devenu on ne peut plus perceptible pendant que le bulletin météo essaie de nous endormir en nous souhaitant une bonne journée ensoleillée, on remet les néonicotinoides en action, on maintient le glyphosate et autres alors que tous les indicateurs virent au rouge, on reste sur des modèles de haute consommation malgré tout… mais aussi on nous dit qu’en s’y prenant maintenant il est encore temps d’agir…je me pose la question de savoir à quel moment nous allons commencer à crier!

Jacky 19/09/2020 08:16

Les alertes s'accumulent. Devrons nous attendre d'avoir atteint 90% de disparition des animaux vertébrés pour espérer une réaction et des mesures?