Journal du déconfinement (6)

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Bonne nouvelle : si nous apprécions la –certes toute relative- liberté retrouvée après 6 semaines de confinement, chez les bébés étourneaux des Joubarbes, l’envol, depuis le nichoir devenu jour après jour bien trop exigu, s’est bien passé…

Des allers et venues incessants effectués par les deux parents pour ravitailler des estomacs insatiables… Photo : JLS (Cliquez pour agrandir)

Des allers et venues incessants effectués par les deux parents pour ravitailler des estomacs insatiables… Photo : JLS (Cliquez pour agrandir)

Histoire d’un déconfinement

Un, puis deux, puis trois… Les petits étourneaux ont progressivement quitté le nichoir protecteur en restant toutefois dans les alentours proches histoire de continuer à bénéficier de l’aide de Papa-Maman pour ce qui est de la subsistance et de la protection !

L’envol est toujours un moment critique car, vulnérables, les petits sont des proies idéales pour les prédateurs qui, de jour comme de nuit, cherchent eux aussi de quoi nourrir leurs rejetons… Inutile de préciser que les parents sont sur tous les fronts, occupés à chasser des insectes pour tout ce petit monde de même qu’au moindre danger, ils alarment en poussant de hauts cris pour intimider les assaillants n’hésitant pas à faire preuve d’audace en effectuant d’agressifs piqués si un chat venait à trop s’approcher… Ayant passé de longues heures à observer leur manège, je me suis dit plus d’une fois que la vie de parents, qu’il s’agisse d’oiseaux, de mammifères animaux ou humains n’est décidément pas un long fleuve tranquille…

Après quinze jours d’incubation, les jeunes quittent le nid à l'âge de trois semaines environ… Photos : JLS (Cliquez pour agrandir)Après quinze jours d’incubation, les jeunes quittent le nid à l'âge de trois semaines environ… Photos : JLS (Cliquez pour agrandir)

Après quinze jours d’incubation, les jeunes quittent le nid à l'âge de trois semaines environ… Photos : JLS (Cliquez pour agrandir)

Alors que les quatre premiers jeunes étaient sortis du nichoir depuis quelques jours déjà, il en restait un, que nous avons naturellement appelé ‘’Tanguy’’, qui montrait très peu d’empressement à se jeter dans le vide : c’est que, tant que les parents vous apportent de quoi remplir le jabot, on n’est évidemment pas trop pressé de se confronter au vaste monde…

Mais, comme toute les bonnes choses ont une fin, les parents finissent par se lasser et incitent bruyamment le ‘’Tanguy’’ de service à faire preuve du même courage que ses frères et sœurs sous peine de se voir tout bonnement couper les vivres !

« Bon, arrête de faire le bébé Tanguy, sors de là ! »… Photos : JLS (Cliquez pour agrandir)« Bon, arrête de faire le bébé Tanguy, sors de là ! »… Photos : JLS (Cliquez pour agrandir)
« Bon, arrête de faire le bébé Tanguy, sors de là ! »… Photos : JLS (Cliquez pour agrandir)

« Bon, arrête de faire le bébé Tanguy, sors de là ! »… Photos : JLS (Cliquez pour agrandir)

Le grand saut

Sous de telles menaces, il n’y a qu’à s’exécuter ! Tanguy finit par s’extraire du nichoir et se jette dans le vide en agitant frénétiquement ses petites ailes… Et là, miracle ! Il vole et a l’air d’être lui-même très surpris par ce prodige ! Oh, c’est un tout petit vol -jusque dans l’arbre voisin- mais c’est suffisant pour donner courage au petit dernier qui, tout heureux maintenant, tente maladroitement de rejoindre le reste de la troupe éparpillée dans les frondaisons !

Le plus dur est fait, reste maintenant à prendre un peu d’assurance… Photos : JLS (Cliquez pour agrandir)Le plus dur est fait, reste maintenant à prendre un peu d’assurance… Photos : JLS (Cliquez pour agrandir)

Le plus dur est fait, reste maintenant à prendre un peu d’assurance… Photos : JLS (Cliquez pour agrandir)

Durant plusieurs jours, toute la famille réunie reste dans les environs : par leurs cris incessants, les jeunes font savoir à leurs parents où ils se trouvent et, ceux-ci continuent de les nourrir tout en leur apprenant à le faire par eux-mêmes ! Il fait beau et les insectes sont nombreux : cette famille a eu beaucoup de chance ! Ce n’est hélas pas toujours le cas…

Rapidement, les jeunes s’émancipent et le comportement grégaire de l’espèce reprend le dessus : les familles se regroupent et forment des bandes, parfois compactes de plusieurs centaines d’individus…

Ici, l’apprentissage se fait en famille et avec les autres membres de l’espèce : vivre ainsi en groupes compacts présente indéniablement de multiples avantages dont une certaine sécurité… Photo : JLS (Cliquez pour agrandir)

Ici, l’apprentissage se fait en famille et avec les autres membres de l’espèce : vivre ainsi en groupes compacts présente indéniablement de multiples avantages dont une certaine sécurité… Photo : JLS (Cliquez pour agrandir)

 

 

 

 

 

 

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Commenter cet article

kimcat 04/06/2020 18:20

Quelle belle petite famille qui fait plaisir à voir !
Bravo au petit Tanguy.
Eh non, la vie de parents, qu’il s’agisse d’oiseaux, de mammifères animaux ou humains n’est pas un long fleuve tranquille…
Bonne soirée Jean-Louis

Sylvie 04/06/2020 15:11

On s'amuse bien à observer les oisillons et leurs parents.
C'est souvent très drôle.

JC 04/06/2020 12:44

Bon la vie continue et tout va bien.

osswald pierre 04/06/2020 11:55

Journal du déconfinement (suite). Merci pour cette belle saga familiale et bonne chance à Tanguy. Chez moi les étourneaux se contentent de piller les cerisiers avec une belle constance et j'ignore tout de leur situation familiale. Par contre les fouines elles rentrent tard, vers 3 heures du matin, passablement éméchées pour avoir abusé de cerises fermentées. Elles font un raffut du tonnerre et dansent jusqu'au petit matin. Heureusement elles ont bon goût et mettent souvent Compay Segundo et d'autres musiques cubaines entraînantes. Apparemment elles profitent de la vie sans se soucier des gestes barrières. Mais c'est quand même assez pénible parfois.

domi 04/06/2020 11:31

une jolie histoire qui me fait penser à mes roselins, bonne journée

Zoé 04/06/2020 11:07

Je suis sous le charme de ce reportage si tendre et plein d'humour! Merci Jean-Louis!

Anne 04/06/2020 07:55

Merci Jean-Louis tournons nous vers ces choses simples et cependant assez miraculeuses qui font le bonheur de vivre à la campagne

Jacky 04/06/2020 07:45

C'est une belle saga familiale.

Claire 04/06/2020 05:46

C'est un chouette reportage où l'on apprend de surcroît plein de choses sur la vie de ces oiseaux !
Les jeunes sont vraiment totalement différents des adultes qui ont, eux, un plumage étonnant...
J'aime beaucoup ces publications, merci à vous.
J'allais oublier : les photos sont absolument magnifiques !

Cléo 04/06/2020 05:36

Merci pour ces bonnes nouvelles! Bises et belle journée à vous deux ! Je m'en vais faire dodo!

Jean-Louis 04/06/2020 05:42

Merci Cléo et bonne nuit !
Pour moi c'est déjà l'heure de faire ma balade matinale...