Sous les pavés… des fleurs

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Retirer les pavés pour y faire pousser des fleurs, c’est l’action que mène actuellement un groupe d’activistes dans Paris. D'autres villes s’associent au mouvement….

A Montpellier comme à Paris, des fleurs à la place des pavés. Photo : PositivR

A Montpellier comme à Paris, des fleurs à la place des pavés. Photo : PositivR

Depuis quelques mois, les rues de Paris se couvrent de fleurs. Elles ne poussent pas n’importe où : elles prennent la place des pavées de la capitale…

Plus de place pour la nature

Ces fleurs colorent la ville de pourpre, de jaune, de bleu, de blanc voire de vert selon les saisons. Bien sûr elles n’arrivent pas là, par hasard, les rues ne sont pas ensemencées au gré, du vent : il y a derrière cette action un petit groupe d’activistes décidés à donner plus de place à la nature. Leur mouvement s’appelle « Biodalisme ».

Casques de chantier et gilets fluos

Le mot est une contraction entre biodiversité et vandalisme. Concrètement, le petit groupe agit la nuit. Il ne se cache pas vraiment car ces jardiniers du bitume sont bien visibles. Ils sont équipés de casques de chantier jaunes et de gilets fluorescents, comme s’ils allaient reconstruire la ville.

Pavégétaux

La technique est chaque fois la même : ils commencent par déceler un ou des pavés d’une rue piétonne. Ensuite, ils comblent le trou avec de la terre et de l’argile dans lequel ils mettent une ou plusieurs plantes. Après quoi, avant de quitter les lieux, ils prennent un pochoir et indique sur le sol « Pavégétaux », une façon de signer leur action !

Les plantes sont entretenues par le voisinage

Certaines plantes ont la vie dure. Elles peuvent rester plusieurs mois en vie. Celle qui a lancé ce mouvement qui prend comme surnom Fanny Eyhl que l’on peut voir sur la vidéo ci-dessous, vient en moyenne tous les 2 jours prendre des nouvelles des plantes et les arroser. Au début, elle laissait même un arrosoir sur place pour que les passants, les commerçants prennent soins des pousses, depuis elle a abandonné, car les arrosoirs disparaissaient systématiquement…

Un mouvement qui s'étend

Si Fanny s'attaque aux pavés c'est parce qu'elle ne veut pas rester les bras ballant devant une catastrophe annoncée : la disparition de la biodiversité. Elle trouve que les permis de végétaliser qui sont délivrés par les mairies ne vont pas assez loin et qu’il faut pouvoir donner plus de place à la nature sauvage dans les quartiers. Son indignation s’inspire d’un mouvement venu des Etats Unis qui s’intitule Depave Paradise. En France, elle a fait des émules…

Emmanuel Moreau*

 

*Esprit d’Initiative, du lundi au vendredi à 6h18 sur France Inter

Vidéo : Biodalisme : sous les pavés, les fleurs (2 :46)

 

 

 

 

 

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Béa kimcat 14/06/2020 17:14

Plutôt bizarre ce mouvement... Le côté vandalisme me déplaît un peu...

Zoé 11/06/2020 18:04

Je n'arrive pas à avoir d'avis tranché sur ces actions, d'un côté je trouve ça intéressant , de l'autre , dépaver me chiffonne un peu .

Chantal33300 09/06/2020 15:15

pourquoi pas ! je trouve ça bien. Bien sur, ne pas mettre au milieu de la route pour ne pas se prendre les pieds dedans.

Martine 09/06/2020 14:51

Je trouve cela très poétique et... magnifique ! Il faut des actions qui étonnent, qui détonnent et qui entonnent des couplets de lents demains qui chantent enfin aux couleurs des fleurs sauvages...

osswald pierre 09/06/2020 13:48

C'est du terrorisme anti-vieux. On dépave, on sème trois pâquerettes, le vieillard cacochyme trébuche, le col du fémur s'ébrèche et hop un senior de plus à la morgue, comme si le virus n'avait pas suffisamment éclairci le rang des inutiles. L'écologie à bon dos et pourquoi des pavés innocents, il faut à ces jeunes personnes des marteaux- piqueurs pour attaquer directement l'asphalte du périphérique et y planter des betteraves fourragères aidant par la même nos amis éleveurs cruellement touchés par la crise.

domi 09/06/2020 11:47

pour la biodiversité, on peut faire mieux...

Véronique 09/06/2020 10:00

Entièrement d’accord avec Jacky, il n’y a pas de bon et de mauvais vandalisme

Jacky 09/06/2020 08:09

Je vis au coeur de la nature et j'ai du mal à comprendre ce mouvement. Le terme associant biodiversité et vandalisme me dérange.