Malgré la promesse d'Emmanuel Macron, "il y aura de nouveaux lâchers d'ours dans les Pyrénées", assure une association

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Alain Reynès, directeur de l’association Pays de l’Ours, rappelle que c'est une "obligation légale européenne".

Il ne reste que deux noyaux de population d’ours dans les Pyrénées : le premier, dans les Pyrénées Centro-orientales, compte 41 bêtes (14 femelles et 6 mâles adultes et 21 oursons). Le deuxième, dans les Pyrénées-Occidentales, ne compte plus que deux spécimens, deux mâles, Néré et Canellito... Photo : JLS (Cliquez pour agrandir)

Il ne reste que deux noyaux de population d’ours dans les Pyrénées : le premier, dans les Pyrénées Centro-orientales, compte 41 bêtes (14 femelles et 6 mâles adultes et 21 oursons). Le deuxième, dans les Pyrénées-Occidentales, ne compte plus que deux spécimens, deux mâles, Néré et Canellito... Photo : JLS (Cliquez pour agrandir)

"C'est une obligation légale de la France de restaurer une population viable. Il faut donc être très clair : il y aura de nouveaux lâchers d'ours dans les Pyrénées, parce que c'est une obligation européenne", martèle mercredi 15 janvier sur franceinfo Alain Reynès, directeur de l’association Pays de l’Ours. Emmanuel Macron s'est engagé la veille à Pau à stopper toute introduction d'ours prévue dans le plan 2018-2028.

 

"Le seuil de viabilité n'est pas atteint. Il y a entre 40 et 50 ours aujourd'hui - les chiffres seront actualisés d'ici un mois et demi - il en faut plus pour avoir une population viable, qui se maintient par elle-même". Alain Reynès, directeur de l’association Pays de l’Ours à France Info. "Or, c'est une obligation légale de la France de restaurer une population viable", rappelle le militant associatif.

Emmanuel Macron "a fait sa part"

"Après tout, il a fait sa part : il a autorisé le lâcher de deux femelles à l'automne 2018. Tous les présidents de la République n'ont pas fait ça", salue Alain Reynès. "Il a annoncé qu'il n'en ferait pas plus dans le cadre de ce mandat. Eh bien, ce sera pour un peu plus tard. Mais la question ne se pose pas de savoir s'il y en aura ou pas : il y en aura".

 

L'association Pays de l'Ours n'exclut pas d'ailleurs d'engager des poursuites judiciaires, comme elle l'a fait par le passé. "Si l'on a lâché deux ours en 2018, c'est parce que nous avions déposé et gagné des recours, notamment devant le tribunal administratif de Toulouse. Le 6 mars 2018, la France a été condamnée pour ne pas respecter ses obligations européennes", rappelle-t-il. "C'est suite à cela que, dans les trois semaines, le ministre de l'Écologie de l'époque avait annoncé le lâcher de deux ours dans les Pyrénées occidentales".

 

France Info/Radio France (15.01.2020)

 

 

 

 

 

 

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Publié dans Animaux

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Jpl 10/02/2020 08:33

Je pense également que ces réintroductions sont surtout de la « com« Et qu’il serait bien plus utile de supprimer les pesticides pour espérer voir réapparaître des insectes.

Zoé 09/02/2020 21:34

Mon cœur se déchire quand je pense à ce qu'on leur fait endurer pour les introduire dans une contrée dangereuse et cela me révolte de devoir céder aux diktats de pervers . Je crois que je n'ai plus ma place sur cette planète .

kimcat 09/02/2020 18:51

Pas forcément une bonne idée. Pour qu'ils se fassent tuer après...
Bonne soirée Jean-Louis

osswald pierre 09/02/2020 16:41

Le lâcher de bombes au napalm et de parachutistes en treillis est souvent dangereux. Même le lâcher de ballons est nocif pour l'environnement. Je ne sais pas si le lâcher d'ours est une bonne idée, mais il est probable que le lâcher dans la nature d'imbéciles armés de fusils n'en est pas une.

dominique 09/02/2020 13:20

Tu sais ce que j'en pense Jean-Louis; après avoir décimé certaines populations sauvages, je pense à l'ours mais aussi au lynx, l'humain les réintroduit...pour qu'ils se fassent tirer dessus ! Les animaux ne devraient pas être des pions; les ours on va les chercher là où ils vivent, on les transporte, même si on prend des précautions un animal n'est pas fait pour prendre l'avion, se balancer dans un filet sous un hélicoptère ; on les pose là où ils ne seront pas acceptés, pensons à l'ours Cannelle ...et d'autres..et maintenant les lynx qui si protégés en Allemagne se font tirer par des abrutis en France; je suis pour qu'on leur fiche la paix, qu'on ne leur fasse pas payer deux fois nos erreurs monumentales, nos crimes ! Et pourquoi pas aussi parler des chameaux introduits en Australie je ne sais même plus pourquoi et qu'on tue par milliers à cause de la sécheresse ! Et je n'ai pas commenté tes articles sur l'expérimentation sur les singes, je ne peux pas, ça me bousille ! Tant que nous nous croirons droit de vie, de mort et même de conditions de vie sur les animaux c'est que nous n'aurons rien compris ! Enfin quand je dis "nous"...

Jean-Louis 09/02/2020 16:58

Je te rejoins évidemment sur nombre de points Dominique et principalement sur celui consistant à capturer des animaux libres, à les transporter et à les introduire dans un milieu complètement hostile… Enfin, quand je dis "milieu", je pense surtout à une certaine population pour le moins inamicale ! Je suis donc tout aussi réticent que toi à ces relâchers dont l’issue est bien compromise par la faute de ceux que tu nommes aimablement des "abrutis"… Pour autant, je comprends aussi les partisans du retour de l’ours (ou du loup, du lynx…) qui souhaiteraient réparer les erreurs de leurs pairs et n’aspirent qu’à une cohabitation heureuse… C’est évidemment, j’en conviens, une douce utopie qui a non seulement un coût très important pour l’ensemble de la population mais qui se solde, dans de nombreux cas, par une issue tragique pour le ou les animaux concernés ! Faut-il donc céder à ces "abrutis" et stopper définitivement les tentatives de conservation d’une population viable ? Je n’ai pas la réponse à cette question que, comme d’autres, je me pose inlassablement…
Je sais aussi que, là où vivent encore librement des ours (ou des loups et des lynx…), de richissimes imbéciles (et il y en a même chez nous) payent cher le droit d’abattre de tels animaux simplement pour ramener un trophée ! Cela aussi est une des facettes de notre société réellement malade…