Après la tempête, les serres de la ferme maraîchère Dieudonné sont à terre

Publié le par Jean-Louis Schmitt

La tempête Ciara a laissé une trace indélébile au Gaec Dieudonné Frères et Terre de Brouviller. Les serres où Baptiste et Simon Dieudonné produisent leurs légumes sont à terre. Une cagnotte solidaire va être lancée.

  Les serres de la ferme maraîchère Dieudonné ont été soufflées par la tempête Ciara. Photo : Marie Gall/Le Républicain Lorrain (Cliquez pour agrandir)

Les serres de la ferme maraîchère Dieudonné ont été soufflées par la tempête Ciara. Photo : Marie Gall/Le Républicain Lorrain (Cliquez pour agrandir)

Des serres éventrées. Des arceaux en métal pliés. Lundi matin, Baptiste Dieudonné, maraîcher installé à Brouviller avec son frère Simon, a découvert un décor de film catastrophe en arrivant sur ses terres après la tempête Ciara. « J’ai vu tout de suite que ce n’était pas bon, livre-t-il. C’est désolant. » Trois de leurs six serres sont complètement hors service, les autres ont pris un coup. Un crève-cœur pour les deux frères trentenaires passionnés par leur activité.

Alors qu’ils devaient semer mâche et autres épinards cette semaine, tout est à l’arrêt. « Au mieux, on ne pourra pas faire les premières cultures, au pire… », précise Baptiste, qui laisse le pronostique en suspens. Si les serres sont assurées, il faut attendre le passage de l’expert mardi afin de savoir à quelle hauteur ils seront indemnisés. Puis démonter et remonter chaque structure. Une tuile qui n’était pas prévue. « Pourtant, c’était la première année que l’on partait vraiment confiant », lâche Simon Dieudonné.

Un maraîchage militant

Installés depuis mai 2016 , les deux frères ont débuté leur activité en développant un maraîchage bio et en travaillant sur sol vivant. Paillage des sols pour éviter de retourner la terre, semences non-hybrides, etc., sont au cœur de leur méthode. « C’est un choix éthique, on voulait se démarquer du bio industriel », confient les deux frères. En quelques années, les bénéfices réalisés ont permis d’investir sur la structure : arrivée de l’électricité, eau, rachat de serres, plantation de haies, etc. N’étant pas du métier, ils ont tâtonné, fait des essais, pour adapter leur modèle à leurs convictions. Et les clients ont répondu présent au magasin installé sur la ferme, d’autant qu’ils vendent aussi un peu de viande en direct grâce à leurs quelques vaches allaitantes. Alors, cette tempête leur a mis un coup au moral. Si elle les a touchés, elle ne les fera pas tomber. « On a reçu beaucoup de messages de soutien, certains se proposent de venir nous aider », expliquent-ils. Ensemble, ils réfléchissent à des solutions, pour que d’autres tempêtes ne menacent plus leur structure. « Il faudrait qu’on installe des filets brise-vent pour protéger les serres ». Mais la trésorerie, en début de saison, n’est pas là. Alors, ils vont lancer une cagnotte solidaire pour les financer. Pour continuer à produire de façon durable…

Marie GALL/Le Républicain Lorrain (14 février 2020)

Photos : Marie Gall/Le Républicain Lorrain (Cliquez pour agrandir)Photos : Marie Gall/Le Républicain Lorrain (Cliquez pour agrandir)

Photos : Marie Gall/Le Républicain Lorrain (Cliquez pour agrandir)

 

Pour aider Frères & Terre à redémarrer leur activité de maraîchage le plus vite possible :

https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/des-serres-pour-freres-et-terre

 

 

 

 

 

 

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Commenter cet article

dominique 25/02/2020 13:43

Vu , fait et transféré à mes contacts avec ce commentaire: "si vous voulez bien diffuser puisqu'une cagnotte est ouverte pour soutenir ces courageux frères mais aussi parce qu'en fait ils travaillent pour nous tous avec cette éthique, pour nous nourrir sainement et protéger l'environnement"

Jean-Louis 24/02/2020 10:55

C'est évidemment un nouveau coup dur pour ces jeunes qui travaillent énormément ! Espérons que la cagnotte du financement participatif leur permettra de redémarrer bientôt leur activité et que, dès le printemps, nous puissions à nouveau nous fournir chez eux !

Zoé 24/02/2020 10:08

C'est dramatique et c'est là qu'il faudrait une solidarité nationale active et réparatrice!