Nucléaire japonais : L’île des irréductibles

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Depuis trente-quatre ans, les habitants d’Iwaïshima se battent contre la construction d’une centrale. Un projet suspendu depuis Fukushima mais qui pourrait être relancé par les autorités.

Le terminus est en vue. Au pied des collines qui viennent mourir dans la mer, le port d’Iwaïshima a des allures de bout du monde. C’est là, sur ce confetti d’île baigné par la mer de Seto, dans le sud du Japon, que tout commence et que tout s’achève. Le retour à la terre comme l’adieu au village. Les retrouvailles et les au-revoir. Les fêtes et les défaites. Les victoires et les déboires. Les joies et les peines.

Ce lundi, c’est jour de peine. Une habitante de l’île est décédée, de vieillesse. Alors, aujourd’hui, Iwaïshima va vivre au ralenti. La traditionnelle manifestation du lundi a été annulée. Pas de calicots déployés, pas de poings levés ni de slogans clamés. Les 470 habitants de cette île paisible n’oublient pas pour autant leur mobilisation, leur combat. Un deuil n’aura pas raison de trente ans de lutte contre l’installation d’une centrale nucléaire à moins de quatre kilomètres du port d’Iwaïshima.

Dans la magnifique baie de Tanoura, une succession de côtes rocheuses et de criques sauvages aux eaux translucides, la compagnie électrique Chugoku a entrepris depuis 1982 de bâtir deux réacteurs avec le soutien des élus de Kaminoseki, dont dépend Iwaïshima. Au fil des ans, le projet est devenu une aventure épique, un bras de fer emblématique. D’un côté, le géant Chugoku prétend «promouvoir le développement de l’île» et encourager l’indépendance énergétique du pays. De l’autre, les irréductibles villageois antinucléaires bannissent un chantier synonyme à leurs yeux de disparition assurée et de contamination programmée. Dans ce Japon des mers et des terres du Sud, deux visions s’affrontent, deux mondes se font face. Depuis trente ans, même s’ils vieillissent et s’épuisent, ces deux camps n’ont jamais désarmé. Ils se livrent à des batailles navales, verbales, politiques, juridiques, très rarement physiques.

La région est donc devenue le cœur d’un combat entre anti et pro nucléaire. Il reste d’autant plus emblématique que la centrale de Kaminoseki est la seule aujourd’hui en construction au Japon. Mais la catastrophe de Fukushima, en mars 2011, a considérablement rebattu les cartes. Chugoku a suspendu ses travaux de terrassement pour la création de polders dès le 15 mars 2011. Des doutes ont surgi chez les partisans de l’atome. Au moment où les autorités nippones définissent les nouvelles règles de sécurité du nucléaire et planchent sur la prochaine politique énergétique, la centrale de Chugoku fait aujourd’hui l’objet de toutes les attentions. Car le site est installé dans la préfecture de Yamaguchi, fief électoral de Shinzo Abe. Depuis son retour triomphal au pouvoir en décembre, le droitier Premier ministre du Japon n’a jamais fait mystère de sa volonté de relancer les centrales du pays que son prédécesseur voulait stopper à l’horizon 2040.

«Le plus important n’est pas de gagner, mais de ne pas perdre»

La nuit s’empare de la baie de Tanoura. Affairé sur le port d’Iwaïshima, Yamato Takashi sait pertinemment que le combat est démesuré contre le village nucléaire nippon. «Seuls, on ne pourra pas arrêter la construction de la centrale. La population vieillit et diminue. Ça va devenir très difficile de se mobiliser dans les années qui viennent. On s’opposera autant que l’on peut pour retarder le projet, en attendant que la société japonaise change, juge cet autoentrepreneur de 36 ans au visage poupin. Fukushima a eu évidemment un grand impact, mais je crains que cette catastrophe devienne comme celle de Tchernobyl : malgré l’explosion en 1986, les constructions de centrales nucléaires se sont poursuivies. A la fin, ceux qui peuvent influencer, ce sont les électeurs. Nous, on peut dire non et on va continuer à pêcher, à produire des nèfles, du riz, des pommes de terre, à ramasser des algues, à être unis et solidaires. Mais qui va protéger notre façon de vivre près de la nature ?»

En sceptique suractif, Yamato Takashi se démène pour l’île, ses habitants, sa famille, son avenir, son commerce. Une mission qui relève quasiment de la survie. Yamato y investit son temps, son énergie, une partie de ses nuits avec, pour feuille de route, un slogan hérité de son père : «Le plus important n’est pas de gagner, mais de ne pas perdre.»A marée basse, il est sur la plage pour ramasser les hijiki, des algues brunes que l’on sert cuites en salade ou comme condiment pour le riz. En bottes et salopette, il file aux fourneaux pour cuire sa récolte dans une cahute du port installée juste en face de la centrale en chantier. Puis, il s’échappe derrière son écran d’ordinateur pour vendre via son site en ligne les produits naturels des habitants de l’île.

Pour l’heure, cet homme-orchestre pressé entame juste la cueillette des nèfles jaunes sur les pentes des collines vertes. Là, dans la brise marine, il arpente les champs que son grand-père lui a légués avant de mourir. Ce sont les nèfles de son enfance qui l’ont enraciné à Iwaïshima. Il était revenu en 2000 pour participer à la traditionnelle fête des dieux, le Kanmai, quand il a goûté les fruits. «Elles étaient succulentes. On ne peut pas vivre sans connaître ce goût-là, ce n’est pas possible.» Le diplômé en langue chinoise, qui galérait à Osaka au moment où l’économie nippone tournait vinaigre, n’est pas reparti. Il s’est marié, a eu trois enfants, s’est rapproché des anciens du village, comme Sadao, son père, résistant de la première heure à la centrale. Il les a consultés avant de se lancer dans l’agriculture, pour défricher, ensemencer ses terres et reprendre le flambeau de la lutte. Puis, il en a embauché certains.

Ni pesticides ni OGM

Ce matin, Emiko Shomoto étale des kilos de hijiki sur des tamis en bois pour les faire sécher sur le port. A 77 ans, cette ancienne ouvrière d’une usine textile a la prunelle sombre et vive, le pas alerte et la langue bien pendue. «Si la centrale est construite, nous ne pourrons plus profiter de ce que la mer nous donne, de ce que la nature produit. Bien avant Fukushima, je savais que l’humain et le nucléaire ne peuvent pas vivre ensemble. Ça fait trente ans que je me bats contre ce projet, explique cette femme en pointant du doigt la baie de Tanoura. Ici, nous avons largement de quoi vivre, mais il faut se défendre.»

Un leitmotiv à Iwaïshima. Les paysans, les militants, la poignée de nouveaux habitants fraîchement débarqués sur l’île défendent, avec des envies farouches d’autarcie, un vivre ensemble fait de développement durable et d’énergie renouvelable. Tout cela est à mille lieues du productivisme ambiant dans l’industrie et la politique nippone. Une femme de Hiroshima vient d’ouvrir un restaurant pour servir de la nourriture locale, sans pesticides, ni OGM. Un élu et résistant de la première heure vante le tourisme vert, le solaire, l’éolien et le photovoltaïque pour fournir de l’électricité. Un éleveur a troqué un très profitable poste de manager dans une gigantesque compagnie d’élevage de 3 000 têtes à Hokkaido (nord) contre quelques arpents de terre sur l’île où sont élevés à l’air libre une vingtaine de cochons.

«Ce que je faisais avant n’était pas naturel. On importait des quantités énormes de nourriture et d’énergie pour engraisser des milliers de bêtes. Ça n’a pas de sens de produire autant, il vaut mieux travailler sur la qualité et, surtout, ne pas dépendre du nucléaire», insiste Ujimoto Choichi, imprégné de la pensée du bien vivre et du bien manger de José Bové. A 63 ans, cet homme communicatif aux faux airs de Fernandel ne sait plus s’il est d’abord éleveur, pêcheur, agriculteur ou commerçant.

Comme Yamato Takashi, Ujimoto Choichi se révèle en touche-à-tout affairé, car une seule activité ne suffit plus pour vivre. Mais il est heureux d’avoir retrouvé l’île de son enfance et sourit de voir des «jeunes gens» s’y installer. «Une trentaine de personnes sont arrivées ici depuis cinq ans. C’est un espoir énorme. Il faut maintenant que les vieux transmettent leur savoir-faire avant qu’il ne soit trop tard.»

Iwaïshima tout comme Kaminoseki, la commune dont elle dépend à quinze minutes de bateau, n’oublient jamais une inexorable réalité. La ville se meurt lentement, sûrement. Il y a cinquante ans, Kaminoseki comptait 12 000 âmes. On en recense aujourd’hui 3 300, dont la moitié a plus de 65 ans. A ce rythme, la commune étendue sur plusieurs îles ne dépassera pas les quelque 1 800 habitants à l’horizon 2050. Même sous un soleil printanier, la ville affiche déjà les stigmates d’un Japon vieillissant : port désert, rues vides arpentées parfois par des personnes âgées en déambulateur, magasins fermés, maisons abandonnées, jardins en friche. Ceux qui travaillent flirtent souvent avec les 70-80 ans.

Parmi eux, Yasuto Imamura. Il tient une droguerie poussiéreuse à mi-distance du port et de la mairie. La télévision diffuse un bruit de fond rarement interrompu par la sonnette de la porte d’entrée. C’est un homme calme et affable qui propose des chaises à ses hôtes. «Après avoir vu Fukushima, tout le monde pense bien sûr que le nucléaire n’est pas une bonne chose. Le combat des habitants d’Iwaïshima est évidemment très courageux mais, économiquement, ça n’est pas possible. La pêche ne durera pas indéfiniment. On a essayé le tourisme il y a quelques années, mais tout s’est effondré. Il n’y a plus de jeunes dans cette ville», se désole ce père de famille de 70 ans qui n’a rien du militant. Il a vu partir ses deux fils aînés à Tokyo et Hiroshima, faute de travail sur l’île. «On aimerait penser à une autre source de revenu pour Kaminoseki, mais il n’y a pas d’autre choix que la centrale.»

La centrale comme une bouée de sauvetage pour ces îles doublement condamnées par la démographie et l’économie : c’est l’autre refrain repris par une partie des habitants de Kaminoseki et le camp pronucléaire. La mairie a fait ses comptes et les chiffres parlent d’eux-mêmes. La ville a besoin de 3,5 milliards de yens (27 millions d’euros) pour son budget annuel. Elle n’en collecte que 200 millions avec les taxes. Alors les aides viennent de l’Etat qui, depuis 1974, subventionne généreusement les collectivités accueillant des centrales nucléaires. Dans le même temps, la mairie dit se démener «pour accueillir les entreprises». Sans succès. Selon Masaki Yoshida, en charge du dossier de la centrale à la ville, «Kaminoseki n’a pas assez de terrain disponible, pas assez d’eau pour les attirer, pas de particularités touristiques majeures, et se trouve loin des axes routiers principaux. Le seul choix, c’est la centrale.» Fermez le ban.

Blocus naval de la baie

L’argumentaire de la survie est bien rodé. La langue de bois réapparaît presque mot pour mot dans la bouche de Harada Takenobu, le directeur de la compagnie électrique Chugoku à Kaminoseki. Costume sombre et montre chic, il reçoit dans un salon climatisé de la filiale à la sortie de Kaminoseki. Il rappelle qu’il a le soutien des autorités locales, qu’il faut «assurer la sécurité énergétique du pays. 96% de notre énergie est importée» depuis la mise à l’arrêt de 48 réacteurs sur 50. Harada Takenobu vante son projet de centrale qui devrait à terme fournir de l’électricité à près de 8 millions de Japonais. Et donner du travail à 3 500 personnes pendant la construction et à 1 000 une fois l’exploitation commencée. Une manne pour Kaminoseki !

Le patron de Chugoku s’affiche en dirigeant prudent et responsable. Il se fait l’apôtre d’un «fort et vif débat sur le nucléaire», avant d’ajouter immédiatement qu’il y a «beaucoup d’inconvénients à arrêter ce type d’énergie». Il dit attendre le futur code de sécurité promis en juillet par la nouvelle Autorité de régulation. Et propose déjà d’élever la centrale à quinze mètres au-dessus du niveau de la mer, tout en reconnaissant que «le 100% sécurité n’existe pas avec le nucléaire». On attendrait plus de circonspection de la part de cet homme dont l’histoire familiale a été peu épargnée par l’atome. Il est né à Nagasaki. Son père et son grand-père ont été victimes de la bombe, et sa femme est originaire de Fukushima ! «Ça n’a pas de sens de renier la technologie, se défend-il. Il faut rendre les gens plus aptes à gérer des centrales et éviter au maximum l’erreur humaine.» Inutile de préciser que Chugoku s’est trouvé un bon soldat à envoyer au front d’Iwaïshima. A trois reprises, il a tenté d’aller prêcher la bonne parole nucléaire sur l’île. A trois reprises, il a été empêché de descendre du bateau. Un comité d’accueil de 100 personnes l’attendait de pied ferme sur le quai avec seaux d’eau et menaces verbales.

C’est l’un des nombreux épisodes d’une guéguerre des nerfs qui n’a pas cessé depuis trente ans. Pétition, sit-in, campagnes bruyantes, grève de la faim, études environnementales, blocage de chantier… les habitants d’Iwaïshima n’ont pas lésiné sur les moyens pour faire barrage à la centrale. Quand les premières études de faisabilité ont démarré, ils ont acheté des parcelles de terrain pour retarder les travaux. En septembre 2009, ils ont pris de court Chugoku en organisant un blocus naval de la baie de Tanoura (1), empêchant les bateaux-plateformes de la compagnie de délimiter le chantier avec d’immenses bouées.

La bataille a rebondi devant les tribunaux où l’Etat et Chugoku ont poursuivi une poignée de manifestants pour entrave. «Mon père n’arrête pas de perdre, raconte Takashi Yamato, le producteur de hijiki. Mais c’est important d’aller au tribunal, de répéter pourquoi nous ne voulons pas de la centrale. On perdra peut-être 100 fois, mais si on gagne une seule fois, ça peut donner un sens à notre combat.» Ils ont dû dégager le site avant d’être condamnés à verser des centaines de milliers de yens. Mais le paiement des amendes attendra l’issue des procès en appel. «C’est très difficile d’avancer avec les gens d’Iwaïshima qui vivotent sur leur île. Il n’y a pas de communication possible avec eux, regrette Harada Takenobu. Ils disent qu’ils ne pêcheront plus de poissons et qu’ils n’auront pas d’échappatoire en cas de gros accident. Mais il s’agit de fausses informations pour justifier la non-construction de la centrale.»

Iwaïshima a rejeté avec la même fermeté l’argent que lui promettait Chugoku pour acheter la paix sociale. Les 53 pêcheurs ont toujours refusé d’encaisser le 1,1 milliard de yens. Car la compagnie électrique s’est montrée très généreuse pour faire accepter son projet de centrale. Takenobu avance la coquette somme de 5 milliards de yens déversés dans les caisses de la mairie depuis 1982, qui se sont ajoutés aux 6,9 milliards octroyés par Tokyo. Des bus, une école, un collège, une route côtière, une maison de retraite, un bain public-spa cossu bâti au pied du pont de la ville… Les travaux n’ont pas manqué pour «dynamiser et rénover la commune», reconnaît Masaki Yoshida à la mairie qui s’est ainsi placée sous la dépendance de la compagnie électrique. Une emprise dont il est difficile de se défaire aujourd’hui, même après la catastrophe de Fukushima.

Chugoku-Kaminoseki ou Kaminoseki-Chugoku, la centrale dans la baie de Tanoura, est aussi l’histoire d’un couple aux intérêts communs. Sitôt le projet évoqué à la fin des années 70, la mairie et la compagnie électrique tentent de rebondir après deux ratés retentissants. La première vient d’être retoquée pour l’installation d’une usine de stockage de gaz liquéfié pourtant porteuse d’espoirs en termes d’emplois. La seconde a dû remballer son projet de centrale dans la ville de Hohoku (préfecture de Yamaguchi) après l’arrivée aux affaires d’un maire antinucléaire.

Soirées arrosées, voyages d’études et cours d’électricité

A Kaminoseki, une poignée de décideurs assurent que l’avenir de la ville passe par la centrale. En septembre 1982, ils approchent Chugoku qui, de son côté, a tiré les enseignements de son échec à Hohoku. La compagnie a compris qu’il va lui falloir convaincre et aller chercher des partisans et des obligés chez les élus, autant que chez les habitants pour ne pas essuyer un nouveau camouflet. Comme l’a bien raconté l’historien Martin Dusinberre (2), Chugoku va s’activer à «pénétrer la société locale pour jeter les bases» de son projet et d’un «contrôle social soft» de la population. Les approches démarrent par des discussions informelles et des soirées bien arrosées, organisées plus ou moins secrètement pour ne pas mobiliser le camp antinucléaire. Des associations de citoyens favorables au projet voient le jour dans la ville. Puis ce sont des voyages d’études, des «cours d’électricité», qui sont proposés aux habitants de Kaminoseki. Deux jours durant, ils sont conviés à constater par eux-mêmes la sûreté des installations nucléaires et de leurs bienfaits pour l’économie locale. Tout en prenant du bon temps. «Je me souviens d’un voyage en 1982 qui se finissait dans un hôtel luxueux de Kyoto, raconte Shimizu Toshiyasu, l’un des représentants des habitants d’Iwaïshima. La compagnie payait tout pour faire la promotion de la centrale. Ils nous ont fait visiter les sites de Tsuruga et Mihama pour que l’on se rende compte, selon eux, des zones dynamisées par l’arrivée des réacteurs, des succès économiques. J’y suis allé, j’ai vu, j’ai lu, j’ai écouté ; je n’ai pas trouvé ça franchement radieux, comme nous le disait Chugoku.»

Quand il est rentré, il a rejoint le camp des opposants. La lutte démarre vraiment au début de l’année 1983. A Iwaïshima, la communauté, jadis solidaire, se déchire autour de la centrale. «Notre richesse se désagrège», se désole Takashi Yamato. Le 27 septembre 1985, après des mois de rumeurs et de tractations, ce qui n’était plus un secret pour personne est confirmé par un vote du conseil municipal : Chugoku est officiellement invité à investir dans la construction d’une centrale à Kaminoseki. L’enthousiasme du maire d’alors, Katayama Hideyuki, est inspiré : «Nous sommes en train d’élaborer une vision d’avenir pour la ville avec la centrale atomique pour noyau.» Vingt-sept ans plus tard, le noyau n’est qu’une coquille vide, un projet en rade dans la baie de Tanoura.

Arnaud Vaulerin/Libération

 

(1) «Comme l’abeille qui fait tourner la terre», documentaire de Hitomi Kamanaka, 2011.

(2) «Hard Times in the Hometown, a History of Community Survival in Modern Japan», éd. University of Hawaii Press.

 

Sur le même sujet, lire également “Iwaishima, l’île des résistantes au nucléaire’’ dans le n° 75 (automne 2017) du Réseau Sortir du Nucléaire

 

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domi 29/10/2017 11:32

A ce dossier j'ajoute celui ci qui montre que la lutte pour l'environnement évite des catastrophes comme le projet nucléaire au Gris Nez devenu élément d'une grand site national
http://www.nord-nature.org/la_federation/30ah/histoire_grands_combats.htm

Jean-Louis 29/10/2017 11:52

Merci Dominique !
Voilà qui complète parfaitement le sujet.

Jean-Louis 29/10/2017 07:06

Malgré Fukushima, même au Japon, il en est toujours qui prônent le nucléaire et, comme le dit Stef, à promettre un "avenir radieux" ! Sans doute faudra-t-il encore quelques catastrophes pour changer véritablement de voie et cesser cette course stupide et sans avenir au nucléaire !
En attendant : je suis admiratif devant ces femmes -souvent très âgées- qui, inlassablement, mènent la lutte à Iwaishima contre le géant CEPCO ! La plupart d'entre elles ne manquent aucun rendez-vous hebdomadaire : leur "manifestation du lundi" où elle portent des bandeaux s'affirmant fièrement "totalement contre le nucléaire" !
Grâce à leur lutte, la solidarité et la qualité de vie qu'elle ont su créer, Iwaishima s'est fait connaître et a su séduire une population nouvelle en quête de sens... Respect !

Stef 29/10/2017 06:48

Ne pas confondre avenir radieux et avenir irradié.