Manifestation contre le centre de primatologie

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Près de 400 personnes ont manifesté ce dimanche à Niederhausbergen pour demander la fermeture du centre de primatologie de l’Université de Strasbourg. Ceci à l’appel de Pro Anima, Fight for Monkeys et le collectif international pour l’Abolition de la vivisection.

Marche contre le centre de primatologie de Niederhausbergen. Photos : L'Alsace/Jean-Marc Loos
Marche contre le centre de primatologie de Niederhausbergen. Photos : L'Alsace/Jean-Marc LoosMarche contre le centre de primatologie de Niederhausbergen. Photos : L'Alsace/Jean-Marc Loos

Marche contre le centre de primatologie de Niederhausbergen. Photos : L'Alsace/Jean-Marc Loos

Ils étaient plusieurs centaines à s’être réunis ce dimanche à l’entrée de Niederhausbergen pour demander encore une fois la fermeture du centre de primatologie de l’Université de Strasbourg, installé dans un ancien fort militaire sur le ban de la commune.

Représentants de diverses associations de protection animale et vegan, militants et sympathisants étaient venus des deux côtés de la frontière franco-allemande. Et ont défilé dans des rues du village avant de remonter vers le centre de primatologie, en scandant des slogans tels que « Justice pour les singes, arrêtons la torture», ou «Des labos sans animaux, une science sans souffrance».

DNA/DNA/Geneviève Daune (22/10/2017)

Manifestation contre le centre de primatologie
Manifestation contre le centre de primatologie Manifestation contre le centre de primatologie
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Près de Strasbourg, 350 manifestants veulent la fermeture d'un centre de primatologie

Quelque 350 militants de la cause animale ont manifesté dimanche près de Strasbourg pour demander la fermeture d'un centre de primatologie dépendant de l'Université, où sont pratiquées selon eux des expériences bio-médicales sur des singes.

Près de Strasbourg, 350 manifestants veulent la fermeture d'un centre de primatologie© AFP / PATRICK HERTZOG

Les manifestants se sont rassemblés devant les portes de ce centre installé dans un ancien fort militaire allemand à Niederhausbergen (Bas-Rhin), en brandissant des pancartes proclamant "Non aux tests sur les animaux, oui à la biologie moderne".

Les participants ont ensuite formé une sorte d'"armée des singes", en tenant devant leur visage une photo de tête de primate, surmontant le slogan "je suis en vente à Niederhausbergen".

La direction du centre de primatologie, de son côté, de défend de "vendre des singes".

La plupart des quelque 800 animaux présents dans cette structure lui sont confiés par des laboratoires extérieurs pour un temps limité: ils sont achetés à des élevages implantés à l'île Maurice ou au Vietnam, et transitent par l'Alsace, où ils sont placés en quarantaine et soignés, avant d'être envoyés vers d'autres sites où ils peuvent faire l'objet d'expériences pour les besoins de la recherche biomédicale.  

En outre, environ un cinquième des animaux hébergés sur place font l'objet d'études comportementales, précisait début octobre la directrice du centre, Fanélie Wanert, dans une interview aux Dernières nouvelles d'Alsace.

Pour les opposants au centre, cependant, les primates hébergés près de Strasbourg font bien l'objet d'expérimentations sur place. "Sinon, il faut qu'on nous explique pourquoi ils ont embauché un vétérinaire en expérimentation animale", a dit à l'AFP Alexandra Justamente, présidente de l'association locale "Fight for Monkeys" - qui organisait la manifestation avec les associations Pro Anima et International campaigns.

Les militants pro-animaux affirment que "la recherche biomédicale sur les primates n'est pas fiable", ce que prouvent selon eux les "derniers scandales pharmaceutiques (Médiator, Dépakine, (...) hormones de croissance".

Le Point (22/10/2017)

Photos : Michel Schliffer (Cliquez pour agrandir)
Photos : Michel Schliffer (Cliquez pour agrandir)Photos : Michel Schliffer (Cliquez pour agrandir)
Photos : Michel Schliffer (Cliquez pour agrandir)Photos : Michel Schliffer (Cliquez pour agrandir)

Photos : Michel Schliffer (Cliquez pour agrandir)

Manifestation contre le centre de primatologie
Manifestation contre le centre de primatologie Manifestation contre le centre de primatologie
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Manifestation contre le centre de primatologie
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Photos : Catherine B. (Cliquez pour agrandir)

Photos : Catherine B. (Cliquez pour agrandir)

Niederhausbergen - Contre le centre de primatologie

400 manifestants mobilisés

Près de 400 personnes ont manifesté hier à Niederhausbergen pour demander la fermeture du centre de primatologie de l’Université de Strasbourg. Ceci à l’appel de Pro Anima, Fight for monkeys, et du collectif pour l’abolition de la vivisection.

Quelques centaines de manifestants ont défilé hier dans les rues de Niederhausbergen avant de se diriger vers le centre de primatologie de l’Université de Strasbourg. Photo L’Alsace

Ils étaient plusieurs centaines à s’être réunis hier à l’entrée de Niederhausbergen pour demander encore une fois la fermeture du centre de primatologie de l’Université de Strasbourg, installé dans un ancien fort militaire sur le ban de la commune.

Représentants de diverses associations de protection animale et vegan, militants et sympathisants étaient venus des deux côtés de la frontière franco-allemande. Et ont défilé dans des rues du village avant de remonter vers le centre de primatologie, en scandant des slogans tels que « Justice pour les singes, arrêtons la torture », ou « Des labos sans animaux, une science sans souffrance ».

Initiative européenne

L’eurodéputé allemand (Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique) Stefan Eck était également présent et a pris la parole. « Nous demandons ici l’abolition de l’expérimentation animale. Nous ne pouvons plus accepter ces crimes. » Il a rappelé qu’en Europe, « 1,2 million de personnes ont signé l’initiative européenne Stop vivisection ».

Puis un représentant des trois associations organisatrices de la manifestation a pris la parole pour dénoncer l’expérimentation animale. « Il y a 1 600 singes à Niederhausbergen », (en fait, il y en a entre 600 et 800 par an, voir DNA du 10 octobre), et a exhorté la science « à sortir du Moyen Âge ».

Guillaume Corpad, président de Happy Earth Now, a également affirmé que « la recherche sur les animaux ne sert à rien » en évoquant les scandales tels que celui du Mediator ou de l’hormone de croissance. Sauf que pour ces deux exemples, il ne s’agit pas tant d’expérimentation animale que de recherche de profit : le Mediator détourné comme coupe-faim pour régime et l’hormone de croissance récolté sur des cadavres humains contaminés par des prions infectieux.

Il est également bon de rappeler que la recherche utilisant des animaux en France et en Europe est soumise à une réglementation stricte, la France ayant en plus un contrôle des expériences prévues par un comité d’éthique indépendant. Et même si cela chagrine beaucoup de militants de la cause animale, mais aussi beaucoup de scientifiques qui ne sont pas tous des tortionnaires même s’ils travaillent avec des animaux, la recherche ne peut pas se passer complètement des animaux. Sauf à décider d’utiliser à leur place des humains…

DNA/DNA/Geneviève Daune (23/10/2017)

Publié dans Animaux

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Comité scientifique Pro Anima 28/10/2017 07:12

L’article des DNA fournit, dans sa conclusion, des informations partiales et inéquitables, qui contribuent à donner une image faussée de notre revendication.

Il n'est pas correct de déclarer que la recherche ne peut pas se passer complètement des animaux. Sauf à décider d'utiliser à leur place des humains.

Cette supposition trompeuse laisse à penser que nous serions en faveur d'expérimentations sur l’humain, or cela n’a jamais été notre propos.
Il est possible aujourd'hui d’utiliser de nouveaux outils de recherche (ingénierie cellulaire - bio informatique etc) et des protocoles de pointe enseignées dans nos Université et partout dans le monde. Pour l'application de la directive européenne REACH , énorme enjeu de santé publique ,les méthodes substitutives sont d'ailleurs massivement appliquées.
Madame Geneviève Daune, devrait d'ailleurs savoir que les essais sur humains existent, et qu'ils sont encadrés par la loi, mais qu'ils font payer un lourd tribu aux volontaires.
Par ailleurs et selon les données de" l'Assurance Maladie" de nombreux citoyens vont chaque année à l'hôpital et au cimetière suite aux effets secondaires de médicaments longuement testés sur les animaux .

En 4 ans, Pro Anima, a distribué plus de 40 000€ à la recherche biomédicale sur des thématiques fortes et d'autres dons à la recherche sont prévus.
Modélisation de tumeur en 3D à l’aide de tissus humains éthiquement identifiés pour la recherche sur le cancer, création de mini cerveaux à l’aide de cellules souches pour l’étude et la maladie de Parkinson, peau synthétique ou encore tests d’inhalation. tels sont les programmes que nous avons soutenus récemment.
Pro Anima pilote également un programme de toxicologie novateur intitulé Valitox et a collecté plus de 200 000€ pour cette recherche actuellement en cours de validation.
Nous sommes donc actifs et en collaboration directe avec des scientifiques désireux de faire évoluer la recherche.

Concernant l'autre information donnée par Madame Geneviève Daune : il est également bon de rappeler que la recherche utilisant des animaux en France et en Europe est soumise à une règlementation stricte, la France ayant en plus un contrôle des expériences prévues par un comité d'éthique indépendant.
Cela ne se vérifie pas dans la réalité. Regardons comment sont composés les comités d’éthique en France (article R214-118 du code rural)

Ils sont composés au moins de 5 personnes dont :
- une personne justifiant de compétences dans le domaine de la conception de procédures expérimentales sur les animaux,
- une personne justifiant de compétences dans le domaine de la réalisation de procédures expérimentales sur les animaux,
- une personne justifiant de compétences soit dans le domaine du soin des animaux soit dans celui de la mise à mort des animaux,
- un vétérinaire et
- une personne non spécialisée dans les questions relatives à l’utilisation des animaux à des fins scientifiques.

Soit 3 praticiens de l’expérimentation animale, un vétérinaire et une personne non qualifiée.
Dans ce contexte, il est évident qu’en France les comités d’éthique ne présentent ni les conditions d’impartialité requises ni les compétences nécessaires pour fournir un avis tant objectif qu’éclairé sur les projets de recherche qui leur sont soumis.

Les membres des comités d’éthique d’établissement sont juges et parties : tantôt ils doivent évaluer les projets de leurs collègues tantôt ce sont leurs collègues qui évaluent les leurs. Difficile dans ce cadre d’émettre un avis défavorable.

Comité scientifique Pro Anima 10 rue de Romanswiller 67200 Strasbourg

Gomez Victoria - Lynn 23/10/2017 11:11

espérons que nos cousins non humains cesseront de souffrir un jour

Stef 23/10/2017 07:58

Que ceux qui manifestent se proposent comme cobayes, au nom de l'humanité...

Jean-Louis 23/10/2017 06:13

La conclusion de la journaliste est plutôt... tendancieuse !
Cette opinion fait fi des arguments régulièrement avancés par le comité scientifique Pro Anima mais aussi par des scientifiques hostiles à l'expérimentation animale (il y en a !). Une chose est sûre : vivisection et recherche de profit sont intimement liés ! Et le centre de primatologie de Niederhausbergen continue, malgré l'hostilité qu'il soulève depuis des lustres, sa coupable exploitation de l'animal !

Micheline 22/10/2017 20:13

Que cesse enfin ce scandale dénoncé depuis des années !
Foutons la paix à ces bêtes... Enfin !

Roger H. 22/10/2017 20:11

Merci pour le partage et les photos !

chez laramicelle 22/10/2017 19:27

espérons qu'ils seront entendus