La nature s’expose

Publié le par Jean-Louis Schmitt

C’est le rendez-vous automnal des amoureux de photographie : le quatrième festival transfrontalier de photo nature débute aujourd’hui à Bad Bergzabern et se poursuivra le week-end prochain à Wissembourg.

Les exposants viennent de toute la région et d’Allemagne. Document remis – Photo : Florian Girardin

En France et en Europe, les festivals de photo dédiés à la nature se développent à vitesse grand V ces dernières années. « C’est incroyable, s’enthousiasme Pascal Gérold, animateur nature à la Maison de la nature du delta de la Sauer et d’Alsace du Nord. Le festival international de photo animalière et de nature de Montier-en-Der, l’un des plus importants, attire par exemple 40 000 à 50 000 personnes en un seul week-end dans cette petite commune de Haute-Marne ! »

On n’en est pas encore là en Alsace du Nord et dans le Palatinat, mais le Festival transfrontalier de photo nature a tout de même attiré près de 2 500 visiteurs lors de la dernière édition il y a deux ans. « Le public est là, non seulement celui du secteur qui vit aux portes de la réserve transfrontalière de biosphère avec une nature splendide, mais il vient aussi de beaucoup plus loin », apprécie Pascal Gérold, coordinateur de l’événement au côté du photographe naturaliste allemand Erich Hepp.

L’exposition nocturne au palais Stanislas

Le quatrième cru du festival débute ce week-end à Bad Bergzabern, côté allemand. Pour sa partie française, il investira plusieurs lieux à Wissembourg entre le 27 et le 29 octobre.

Pour satisfaire les visiteurs, cette quatrième livrée propose à la fois des expositions et des manifestations diverses (lire le programme détaillé ci-dessous). Des photographes venus de toute l’Alsace et d’Allemagne présentent leurs travaux dès aujourd’hui à la Haus des Gastes de Bad Bergzabern. Ces expositions sont complétées par deux projections photographiques, l’une ce samedi à 16 h sur le thème « De mon village du nord de l’Alsace à la plaine du Rhin, une richesse de biodiversité » et l’autre ce dimanche à 16 h sur le thème « La nature au seuil de notre porte ». Elles ne nécessitent pas une excellente maîtrise de la langue de Goethe : « puisqu’il s’agit surtout de projeter des images, l’on y parle peu. Et si besoin, on est là pour traduire », rassure Pascal Gérold.

Des projections similaires, complétées par la diffusion de films, un concert et un atelier photo sont au programme du volet français du festival. Sept lieux wissembourgeois permettront aussi d’admirer le travail des photographes : l’église Saint-Jean, le palais Stanislas, l’abbatiale Saints-Pierre-et-Paul, la Grange aux dîmes, l’hôtel de ville, la Maison des associations et la Nef.

« Le palais Stanislas accueillera cette année la traditionnelle exposition nocturne, à découvrir avec une lampe de poche », indique Pascal Gérold. Autre aménagement original : un espace humide reconstitué prendra ses quartiers à l’intérieur de la Maison des associations, les zones humides étant le fil conducteur du festival. Toujours dans l’idée de sensibiliser le grand public à la biodiversité, chaque projection et rencontre sera suivie par un moment d’échange avec les participants.

Le budget du festival s’élève à un peu plus de 23 000 euros, grâce à différents partenaires financiers.

DNA/DNA/Esteban Wendling (20/10/2017)

 

À Bad Bergzabern dès aujourd’hui

EXPOSITIONS

À la Haus des Gastes, aujourd’hui de 14 h à 18 h, samedi 21 et dimanche 22 octobre de 10 h à 18 h. Entrée libre.

PROJECTIONS PHOTOGRAPHIQUES

Aujourd’hui à 16 h : « De mon village du nord de l’Alsace à la plaine du Rhin, une richesse de biodiversité », par Philippe Hoch, photographe naturaliste. À la Haus des Gastes, entrée libre. Demain à 16 h. « La nature au seuil de notre porte », par Erich Hepp, photographe naturaliste. À la Haus des Gastes, entrée libre.

À l’exception des expositions librement accessibles, l’entrée aux autres sites d’exposition, aux ateliers, projections, tables rondes et au concert du samedi soir est ouverte aux détenteurs d’un billet valable pour toute la durée du festival (5 €, gratuit pour les moins de 15 ans).

EXPOSITIONS

Samedi 28 octobre de 14 h à 19 h et dimanche 29 octobre de 10 h à 18 h. À l’église Saint-Jean (entrée libre), au palais Stanislas, à l’abbatiale Saints-Pierre-et-Paul (entrée libre), à l’hôtel de ville (entrée libre), à la Grange aux dîmes, à la Maison des associations et à la Nef.

ANIMATIONS

Vendredi 27 octobre : À 20 h à la Nef, projection photographique « Si le parc m’était conté », par Pierre Maizeray, photographe naturaliste. Samedi 28 octobre : À 15 h à la Nef, projection du film Le Bienwald : des chênes aux autres habitants de la forêt en présence du réalisateur Josef Zauner et du forestier Johannes Becker. À 17 h à la Nef, projection photographique « Le Ballet de l’onde », par Thierry Reminiac, photographe naturaliste. À 20 h à la Nef, concert « That’s all jazz », par le groupe And all that jazz. À 21 h à la Nef, projection du documentaire De Grès et d’eau, balade en zones humides , en présence du biologiste et réalisateur Serge Dumont. Dimanche 29 octobre : À 10 h à la Maison des associations et des services, atelier photo sur le thème « Quelques points d’approche sensible, naturaliste et technique de la photographie animalière », par le photographe naturaliste Gérard Lacoumette. À 14 h  30 à la Nef, présentation du collectif « Par quoi je commence ? » qui promeut, dans les pas de Pierre Rabhi, la transition écologique en Alsace du Nord. À 15 h à la Nef, projection du film Hommage à Jean-Marie Pelt, le jardinier du bon dieu , suivi d’une table ronde animée par le Centre Jean-Marie Pelt, l’association Terres et saveurs d’Outre-Forêt et la Maison de la nature du delta de la Sauer et d’Alsace du Nord. À 17 h à la Nef, projection photographique « Besoin de nature… Petites promenades photographiques », par Jean-Philippe Maurer et Claude Roth, photographes.

www.nature-munchhausen.com  ou 03 88 86 51 67.

Une restauration 100 % locale

Dimanche 29 octobre à partir de 11 h, l’association Terres et saveurs d’Outre-Forêt proposera une petite restauration paysanne, biologique et locale (quiches ou soupes aux légumes, apfelküchle et diverses boissons locales, avec ou sans alcool) devant la Grange aux dîmes et au palais Stanislas. Dans ce dernier lieu, on pourra déguster le « Baba au pinot gris », le palais Stanislas étant considéré comme l’endroit où le célèbre baba au rhum a vu le jour. La petite histoire raconte que lors de son passage à Wissembourg, le roi déchu de Pologne Stanislas Leszczynski eut l’idée de tremper un bout de kougelhof rassis dans un verre de rhum. Le mélange lui plut et il demanda à son cuisinier de le perfectionner…

Publié dans Environnement, Initiative

Commenter cet article