Ils tuent un cerf réfugié dans un jardin privé

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Emoi à Lacroix-Saint-Ouen (Oise), ce samedi après-midi.

Selon la gendarmerie, les chasseurs étaient dans leur bon droit. Photo d'illustration : CC0

Alors que des chasseurs poursuivaient un cerf, l'animal s'est réfugié dans le jardin d'une maison de la petite ville, dont les propriétaires étaient absents, relate Le Courrier picard.

Pas une raison pour abandonner, selon les chasseurs, qui ont entrepris de faire dégager l'animal à coups de fouets, devant nombre de voisins ébahis et de gendarmes, là pour éviter tout accident et tout affrontement avec des militants anti-chasse.

Finalement, l'un des chasseurs a enjambé le portail du pavillon, les coups de feu sont partis et le cerf de 150 kg a été abattu. Une voisine, au téléphone avec les propriétaires de la maison, a pourtant assuré que ces derniers étaient contre le fait de tuer cet animal, et surtout pas dans leur jardin.

Mais, selon la gendarmerie interrogée par Le Courrier picard, les chasseurs étaient dans leur bon droit : "Les propriétaires doivent être contactés, ils l'ont été, mais ils ne décident pas. Les chasseurs qui sont responsables des agissements du cerf chassé doivent finir la chasse."

DNA (23/10/2017)

Publié dans Chasse

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Gérard CHAROLLOIS 28/10/2017 18:32

Une fois de plus, un grand veneur assassina un cerf, dans une propriété privée et contre le gré de la propriétaire, le 21 octobre sur le territoire de la commune de LACROIX-SAINT-OUEN (Oise).
Les exactions de chasseurs exaspèrent les citoyens victimes des dangers générés par ce loisir de mort.
Spontanément, d’innombrables personnes exprimèrent sur internet leur indignation devant le comportement cruel des chasseurs à courre qui ne respectent ni la vie, ni les propriétés privées.
Depuis quelques mois, le lobby de la chasse s’est doté d’un nouveau président qui a l’immense mérite d’être représentatif du chasseur.
Ce personnage sollicite des dirigeants politiques « la dissolution des mouvements animalistes et d’opposition à la chasse », en raison de leur caractère « raciste et antisémite ».
Voilà un « bon chasseur » qui raisonne comme son fusil.
Racistes, les défenseurs des animaux, de la nature, de l’opposition à la mort-loisir ?
Les chasseurs constitueraient-ils une race ?
Certes, ils ne sont pas de notre espèce. Cela nous le savions déjà !
Si le ridicule tuait autant qu’un fusil, nous pourrions nous inquiéter pour nos cynégécrates énervés.
Ils ignorent que la liberté d’opinion et d’expression se respecte, comme la vie de tout être.
Amis du vivant, réjouissez-vous.
Le nombre des tueurs agréés diminue inexorablement et avec de tels leaders, leur image et leur crédit ne pèsent plus lourds.
Jeunes gens, courage, cette barbarie, oublieuse que l’animal est un être sensible et que la nature se meurt, va s’éteindre dans les trente ans à venir.

Jean-Louis 28/10/2017 18:34

30 ans !
Oh non mon cher Gérard : j'espère bien que nous verrons la fin de cette abomination avant !
Poursuivons la lutte POUR LA VIE et contre ces monstres sanguinaires !

Fuchs 24/10/2017 18:56

Ces chasseurs sont odieux , ils violent une propriété privée, fouettent un animal terrorisé avant de l'abattre! Ils appellent ça du sport !
J'ai toujours cru qu'on pouvait faire d'une propriété un refuge pour les animaux sauvages ... même cette liberté est bafouée. Ces gens sont haissables.

Gomez Victoria - Lynn 24/10/2017 11:09

je suis horrifiée par cette attitude , pauvre cerf

chez laramicelle 24/10/2017 09:18

c'est ignoble ; leur seul plaisir est de massacrer ; il est grand temps de revoir la législation; il n'est pas normal que ces sanguinaires aient de tels droits

Stef 24/10/2017 08:12

Quand on chasse-là il y a toujours des pépins...

Jean-Louis 24/10/2017 09:18

Bravo ! A chaque jour (et quel que soit l'évènement !) son jeu de mot ! Chapeau...

Sylvie Perrier-Serres 24/10/2017 07:11

Les chasseurs n'avaient pas le droit d'entrer dans cette propriété privée (arrêté de la mairie). Ils n'ont pas le droit d'utiliser des armes à feu à moins de 150 m d'une habitation (c'est une loi). Question : Que foutaient-ils là ???
Ils étaient doublement en infraction, entourés d'habitations et d'habitants très énervés. Le cerf n'était que blessé, les chasseurs l'ont martyriser avant de lui loger deux balles dans le corps et les gendarmes ONT LAISSE FAIRE !!!
Ils auraient dû faire dégager tout le monde et appeler le service vétérinaire du coin.
J'espère que les riverains vont porter plainte et que les associations de protection de la nature vont faire de même.
Et quelle hypocrisie : L'animal blessé et à bout de force était couché dans un coin : Il était donc un danger pour les gens ? Ils nous prennent pour des cons ?
C'est monstrueux.

Samuel Cercellier 24/10/2017 07:09

Pour avoir habité quelques temps sur Compiègne (donc, pas loin du bled en question), c'est pas la première fois que ça arrive. Mais comme les mecs qui pratiquent la chasse à courre avec leurs clebs et leurs grands équipages sont des gros bourges pêtés de thunes, ils font comme bon leur semble... et en général, comme ils sont potes avec les politicards du coin (genre cet enfoiré de sénateur-maire de Compiègne), autant dire qu'ils ont la loi avec eux et qu'ils sont jamais emmerdés !

Martine Pagès 24/10/2017 07:08

quoi qu'il en soit la chasse à courre ne devrait pas exister à notre époque :!!!! on critique la corrida mais la chasse à courre n'est pas mieux car on lâche des chiens et c'est toute une horde de chien sur des animaux !!!

Pascale Bonetti 24/10/2017 07:07

Que ces chasseurs soient des brutes assoiffées de sang, personne ne peut le contester. Ce qui est à la fois scandaleux et indécent, c'est que la loi les autorise à assouvir leurs pulsions pathologiques en toute impunité: prendre plaisir à torturer un animal pendant des heures, que ce soit la corrida ou la chasse à courre, est profondément immoral et injustifiable dans un pays prétendument civilisé.

Michel 24/10/2017 07:03

Curieuse législation que la nôtre : d'une part on condamne (avec raison) celui qui maltraite son chat ou son chien, d'autre part on autorise des cruautés de ce genre ou on persécute des taureaux dans des arènes...
Difficile de s'y retrouver.

Micheline R. 24/10/2017 06:58

Une affaire de plus qui démontre clairement les pulsions sanguinaires (meurtrières ?) de ceux qui se font volontiers appeler les "gestionnaires" de la nature ! Que les autorités couvrent des agissements aussi barbares, voilà qui me dépasse !

Mireille ARNOLD 23/10/2017 22:16

Les gendarmes complices de ces tueurs : honte à eux !
Je partage le sentiment de révolte de Raoul et de Jean-Louis que, au passage, je remercie pour ces publications toujours très intéressantes.
Je me suis abonnée ! Et vous ?

Raoul 23/10/2017 22:14

Ils me dégoûtent ces chassassins !

Jean-Louis 23/10/2017 20:21

Encore un exemple grotesque de notre législation qui autorise ce genre de massacre jusque dans les propriétés privées ! C'est honteux et révoltant...